Les chansons de Bilitis


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Les chansons de Bilitis - Bilitis, « jeune Grecque de Turquie vivant au VIe siècle avant notre ère » n'a existé que dans l'imagination de son créateur Pierre Louÿs, avant de devenir un des personnages les plus célèbres de la littérature de la Belle Époque. Préface de l'auteur: « Dans une société où les maris sont la nuit si occupés par le vin et les danseuses, les femmes devaient fatalement se rapprocher et trouver entre elles la consolation de leur solitude. De là vin...

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Détails Les chansons de Bilitis

Le Titre Du LivreLes chansons de Bilitis
AuteurPierre Louÿs
ISBN-102226046038
EditeurAlbin Michel
Catégorieslittérature
Évaluation du client3.67 étoiles sur 5 de 26 Commentaires client
Nom de fichierles-chansons-de-bilitis.pdf
La taille du fichier26.63 MB


20 janvier 2016
Enfant, ne passe pas sans m’avoir aimée. Je suis encore belle, dans la nuit ; tu verras combien mon automne est plus chaud que le printemps d’une autre. Ne cherche pas l’amour des vierges. L’amour est un art difficile où les jeunes filles sont peu versées. Je l’ai appris toute ma vie pour le donner à mon dernier amant. Mon dernier amant, ce sera toi, je le sais. Voici ma bouche, pour laquelle un peuple a pâli de désir. Voici mes cheveux, les mêmes cheveux que Psappha la Grande a chantés. Je recueillerai en ta faveur tout ce qu’il m’est resté de ma jeunesse perdue. Je brûlerai les souvenirs eux-mêmes. Je te donnerai la flûte de Lykas, la ceinture de Mnasidika. + Lire la suite

18 août 2013
PAROLES MATERNELLES Ma mère me baigne dans l'obscurité, elle m'habille au grand soleil et me coiffe dans la lumière ; mais si je sors au clair de lune, elle serre ma ceinture et fait un double noeud. Elle me dit : « Joue avec les vierges, danse avec les petits enfants ; ne regarde pas par la fenêtre ; fuis la parole des jeunes hommes et redoute le conseil des veuves. « Un soir, quelqu'un, comme pour toutes, te viendra prendre sur le seuil au milieu d'un grand cortège de tympanons sonores et de flûtes amoureuses. « Ce soir-là, quand tu t'en iras, Bilitô, tu me laisseras trois gourdes de fiel : une pour le matin, une pour le midi, et la troisième, la plus amère, la troisième pour les jours de fête. » + Lire la suite

22 juin 2012
Voici un livre qui, lorsqu'il fut publié en 1894, fit naturellement scandale, et ce, à plusieurs titres. Pierre Louÿs, jeune (il a alors 24 ans !) érudit et bibliophile, mais surtout grand amoureux à la vie sentimentalement tumultueuse, présente ce court texte comme la traduction d'écrits d'une poétesse née au début du VIème siècle avant Jésus-Christ, gravés sur les parois de son tombeau retrouvé à Palaeo-Limesso. Il place cette découverte sous l'égide d'un savant allemand, G. Heim ….et fournit toute une bibliographie savante qui fera un certain temps illusion jusqu'à ce que soit découvert le pot aux roses …. C'est bien le cas de le dire. Toute cette belle histoire étant une mystification littéraire (qui aura noté que le mot Geheim, en allemand, signifie « secret » ?) car le véritable auteur de ces vers délicieux n'est autre que Pierre Louÿs lui-même. Ainsi a-t-il créé de toutes pièces la vie et l'oeuvre de Bilitis, belle fille née en Pamphylie, d'un père grec et d'une mère phénicienne. On la suit plus tard à Mytilène puis à Chypre. Elle rencontre Sapho à Lesbos et chante ses amours avec de jolies jeunes femmes, puis, l'âge avançant, finit en courtisane. Lire aujourd'hui ces doux poèmes en prose, tendres et légers, rythmés et imagés, nous semble anodin. Il faut néanmoins se replacer dans l'atmosphère guindée de ce début de l'autre siècle pour en mesurer le caractère licencieux . On se donne tout de même bien du plaisir à parcourir ces phrases claires, pleine de séduction et de simplicité, empreintes d'un symbolisme hellénisant de bon aloi, plus tard mis en musique par Debussy. + Lire la suite