Hunter


Livres Couvertures de Hunter
4.2 étoiles sur 5 de 25 Commentaires client

Hunter - Si vous croisez sa route, ne vous arrêtez surtout pas. Plus personne ne s'arrête à Pilgrim's Rest. Une vallée perdue dans les Appalaches. Un patelin isolé depuis des jours par le blizzard. Un motel racheté par le shérif et son frère simplet. Un bowling fermé depuis longtemps. Et l'obsédant souvenir d'une tragédie sans nom : cinq hommes sauvagement exécutés et leurs femmes à jamais disparues. Et voilà que Hunter, le demi-sang indien condamné pour ces crimes, s...

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Détails Hunter

Le Titre Du LivreHunter
AuteurIan Manook
ISBN-102755638354
EditeurHugo et Compagnie
Catégoriessaga
Évaluation du client4.2 étoiles sur 5 de 25 Commentaires client
Nom de fichierhunter.pdf
La taille du fichier21.2 MB


25 mai 2018
« Hunter » de Roy Braverman - La chronique qui a tué un chasseur ! Bienvenue dans votre ciné-club du vendredi ! Prenez place ! La séance qui va débuter va décoiffer les plus sages d'entre vous. Fini la coupe au bol, c'est à l'iroquoise que vous vous baladerez désormais dans votre centre-ville.  Oui, décoiffée est la sensation qui imprègnera votre esprit lorsque que vous refermerez le bouquin. Car tout est huge ici, bigger than life (NDLR : le chroniqueur veut dire « énorme » en se la pétant avec son langage de geek !), l'action, les situations, les personnages... « Hunter » est un pur actionner, une sorte de film où les images sont remplacées par des mots. Des mots puissants, suffisants pour visualiser instantanément dans votre cerveau une série B d'action maîtrisée de main de maître. Que de superlatifs pour un premier roman et un auteur inconnu, Roy Braverman. Premier roman vraiment ? Bon, beaucoup d'entre vous le savent déjà et pour les autres, une petite précision s'impose : Roy Braverman = Ian Manook ! Soucieux de ne pas s'endormir sur les lauriers du sémillant « Yeruldelgger », Patrick Manoukian (de son vrai nom) délaisse pour quelque temps son identité mongole de Ian Manook pour endosser celle plus américaine de Roy Braverman. Et ça change tout ! La patte est plus sèche, plus abrupte, plus nerveuse ici. Bref plus resserrée. Et ça commence dès les premiers chapitres avec une introduction cataclysmique, décrite avec une écriture cinématographique, cristallisant l'événement dans vos rétines rétives. le ton est donné et une incroyable intrigue faite de faux-semblants, de meurtres sanguinolents et de rebondissements inattendus va débuter et vous plonger le nez dans un roman écrit à la superglue tant on n'arrive pas à se détacher des pages ! Braverman construit des personnages comme on construit des ponts : solides, consistants, pittoresques et forts en gueule (NDLR : il faudra que le chroniqueur nous indique où il a vu de tels ponts !). D'ailleurs, l'auteur ne se donne pas la peine de nous les décrire préférant se concentrer sur leurs attitudes et les affuble de noms d'acteurs pour que nous les visualisions instantanément dans notre imaginaire. Efficacité garantie ! Plus grivois qu'à son habitude, l'auteur a trempé sa plume dans l'encre d'Eros tant il règne, dans cet univers badass et brutal, un parfum de sensualité léger comme une fragrance empreint d'un magnétisme animal. « Hunter » affiche un côté outrancier à la Bourbon Kid pas déplaisant dans la description graphique de ses meurtres et de ses personnages. Ce brave Braverman (NDLR : nous présentons toutes nos excuses aux lecteurs pour le style redondant qui redondit du chroniqueur - rassurez-vous, on ne le paie pas !) nous nourrit avec la générosité d'un papa poule donnant la becquée à ses oisillons affamés. Comme toujours, lire un roman de Patrick Manoukian (Ian Manook, Roy Braverman...) est une promesse de voyage et de dépaysement. « Hunter » n'échappe pas à la règle. Bonne nouvelle, il s'avère que les suivants le seront aussi ! PS : un grand merci à Babelio et Hugo Thriller Lien : https://cestcontagieux.com/2.. + Lire la suite

19 mai 2018
Alors pour commencer, je dois dire que le thriller n'est pas mon genre de littérature préféré mais régulièrement j'y goûte et je me surprend à parfois y prendre pas mal de plaisir. Et là, c'est réussi. J'avais fait la connaissance de Ian Manook via l'un des tomes de sa trilogie Yeruldegger et j'avais apprécié autant le dépaysement que la singularité des personnages. Alors je suis ravie d'avoir découvert une autre facette de l'auteur, sous un pseudo adapté (dont l'explication est donnée en préface). Si j'ai bien compris, nous avons affaire au premier tome de ce qui sera une trilogie (à paraître chaque mois de mai nous a révélé l'auteur lors de la rencontre chez Babelio), mettant en scène Hunter, personnage Ô combien complexe, évadé du couloir de la mort alors qu'il était emprisonné depuis 12 ans pour des crimes et disparitions dont il s'est toujours déclaré innocent. Bref, le voilà en cavale et de retour dans la région des Appalaches, un bled paumé nommé Pilgrim's Rest où ne demeurent qu'une poignée de personne dans un motel transformé en partie en logements. A ses trousses, Freeman, un ancien flic désespéré depuis que la disparition de sa fille Louise 14 ans auparavant a été attribuée à Hunter, avec quatre autres jeunes femmes. Alors que Freeman pense avoir enfin mis la main sur Hunter, une succession d'événements vient rebattre les cartes. Pilgrim's Rest devient une sorte de camp retranché où débarque le FBI et où les prédateurs et les chasseurs ne sont plus tout à fait ceux que l'on croit. Pour faire court et simple, les atouts de ce thriller sont nombreux : - l'intrigue est menée tambour battant, les rebondissements se succèdent à un bon rythme mais sans jamais tomber dans l'excès... juste la bonne dose pour ne pas pouvoir lâcher le bouquin. - les images défilent devant les yeux, il y a des scènes très impressionnantes, le film vient tout de suite. - mine de rien, le contexte et le décor, cette amérique profonde aux relents racistes (il est question de red necks et de sang-mêlés, de racisme anti-noirs bref, on a un bon échantillon de ce qu'ils peuvent offrir) sont parfaitement utilisés, les personnages se coulent dedans avec naturel, on a vraiment l'impression d'être dans un thriller américain. - Un poil d'humour et un brin d'ironie sont les bienvenus et permettent de garder un peu de distance face à la rudesse de l'ensemble (il s'agit quand même de tueurs en série et dans le genre gore, hein...). Il y a des clins d'oeil, on perçoit les références au genre à travers des lectures et des films. Et au passage, la justice américaine et ses représentants ne sont pas épargnés. - On note également un bel équilibre dans les personnages de femmes, loin d'être présentées comme des petites nanas sans intérêt face à un univers plutôt machiste. - et la fin est suffisamment intrigante pour donner envie de lire le tome 2 l'année prochaine. Bref. Haletant et très divertissant dans son genre. Test réussi en ce qui me concerne. + Lire la suite

06 mai 2018
Le décor est planté. Pilgrim's Rest est un bled paumé avec un bowling fermé, un café tenu par Denise, de la neige à profusion qui vous incite peu à faire des balades prolongées. Mais surtout, Pilgrim's rest compte un passif d'hommes morts et de femmes disparues. Cinq qui semblent s'être volatilisées au cours des quinze dernières années. Aucune trace. Un coupable : Hunter. le problème est qu'Hunter qui était dans le couloir de la mort s'est évadé. Freeman, ex-flic et père d'une disparue, compte bien lui mettre la main dessus et se rend à Pilgrim's Rest. Or, son chemin est semé d'embûches et ce qu'il avait prévu de faire ne se déroule pas vraiment comme il l'avait envisagé. Un jeu du chat et de la souris se met alors en place et d'autres personnages entrent en scène. ------------------------------- Voici le troisième roman que je lis du même auteur mais les précédents ont été publiés sous un autre nom (Ian Manook). Encore une fois, l'auteur m'embarque très rapidement aux côtés de ses personnages. Pas de temps de pause. Pas le temps de souffler à la fin d'un chapitre puisque d'autres faits mettent à mal les hypothèses que j'avais échafaudées ou apportent tout aussi vite des indices qui vont venir alimenter ma réflexion.  Là encore, je pense que l'atmosphère participe à ce stress (du bon stress) auquel j'ai été confrontée : une forêt, l'hiver, la neige qui entrave chaque mouvement ou progression dans la forêt, la nuit qui est source d'angoisse a fortiori lorsque l'histoire se déroule dans une bourgade peu habitée. L'auteur sait aussi nous tenir en haleine puisqu'à peine la moitié du livre atteinte, on sait déjà presque tout et une des histoires est éclaircie ; pour autant il nous manque certains éléments qui se dévoilent jusqu'à la dernière ligne.  J'ai beaucoup aimé ce roman et l'ai préféré à Yeruldelgger et Les temps sauvages (qui m'avaient pourtant déjà conquise) car j'ai adoré la fin de celui-ci et n'avais pas vraiment de temps pour respirer entre chaque chapitre ; chacun apporte son lot de révélations et des commentaires (pas toujours très polis) prononcés à haute voix à chaque découverte. Je l'ai d'ailleurs lu très rapidement, en deux fois : commencé un soir de la semaine et terminé aujourd'hui.  ​​​​​​​Très bonne pioche. Je remercie Babelio pour cette masse critique privilégiée et les éditions Hugo et compagnie. + Lire la suite