La haine de la littérature


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La haine de la littérature - Ils l’ont attaquée, conspuée, condamnée, sous tous les prétextes, sous tous les régimes, avec les meilleures ou les pires intentions, pour de mauvaises raisons et parfois même pour de bonnes. Ils ont exilé les poètes, brûlé leurs livres – ou en ont simplement formulé le souhait. Voilà 2500 ans que la littérature est sujette à toutes les critiques et toutes les accusations de la part de philosophes et de théologiens, de prêtres et de pédagogues, de scientifiques et d...

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Détails La haine de la littérature

Le Titre Du LivreLa haine de la littérature
AuteurWilliam Marx
ISBN-102707329169
EditeurEditions de Minuit
Catégorieslittérature
Évaluation du client3.5 étoiles sur 5 de 6 Commentaires client
Nom de fichierla-haine-de-la-littérature.pdf
La taille du fichier22.81 MB


03 février 2016
Apollon fut le dieu de la poésie et de la vérité. Depuis Héraclite, il n'est plus que celui de la poésie. Ainsi tombent les idoles et se brisent-elles. La critique de la littérature s'exerce toujours au nom d'une autre autorité : religieuse, politique, philosophique. On ne renverse le pouvoir que pour en mettre un autre à la place : - C'est une révolte ? - Non, Sire, c'est une révolution. Or, pas de coup d'Etat sans Etat ou sans pouvoir : s'il y eut une antilittérature, c'est que la littérature fut d'abord une puissance. Ou, pour parler plus précisément, il y eut avant Héraclite une puisse, et à cette puissance perdue, oubliée, nous donnons aujourd'hui le nom de littérature. Littérature est nostalgie d'un pouvoir déchu. + Lire la suite

27 mars 2016
La littérature est le discours illégitime par excellence

03 février 2016
Diogène Laërce rapporte que, dans sa jeunesse, Platon "écrivit des poésies, d'abord des dithyrambes, puis des poésies lyriques et tes tragédies". Un jour, "tandis qu'il s'apprêtait à concourir pour la tragédie, il entendit Socrate et brûla ses poésies devant le théâtre de Dyonisos". Alors âgé de vingt ans, il décida de consacrer le reste de son existence à la philosophie. Tel fut le premier adieu à la littérature dont on ait conservé la trace. Tel fut le premier autodafé de poésie, par les mains du prince des philosophes. Claire est la leçon : poésie et philosophie ne sont pas compatibles, mais c'est parce qu'elles se disputent les mêmes pouvoirs, les mêmes territoires - et les mêmes hommes. + Lire la suite