Mémoires intérieurs : Nouveaux mémoires intérieurs


Livres Couvertures de Mémoires intérieurs : Nouveaux mémoires intérieurs
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Mémoires intérieurs : Nouveaux mémoires intérieurs - Le second volet des Mémoires de François Mauriac marque la poursuite et l'aboutissement de son projet autobiographique : il y revient sur ses convictions religieuses, laisse resurgir des souvenirs de jeunesse, affirme sa foi dans l'homme et, plus que tout, exprime son amour de la littérature. Dans ce texte d'une grande finesse, sa vie intérieure et ses lectures s'entrelacent jusqu'à se confondre, pour accomplir, dans une prose brillante, la difficile tâche de se rac...

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Détails Mémoires intérieurs : Nouveaux mémoires intérieurs

Le Titre Du LivreMémoires intérieurs : Nouveaux mémoires intérieurs
AuteurFrançois Mauriac
ISBN-102082130029
EditeurFlammarion
Catégorieslittérature
Évaluation du client4.25 étoiles sur 5 de 8 Commentaires client
Nom de fichiermémoires-intérieurs-nouveaux-mémoires-intérieurs.pdf
La taille du fichier22.3 MB


06 novembre 2015
J'admire que des générations aient tremblé devant les morts. O revenants, pourquoi ne revenez-vous jamais ? La première nuit de ces vacances de Pâques, j'ai entendu frapper des coups réguliers à l'une des fenêtres du corridor. Je me suis souvenu que dans mon enfance la maison passait pour hantée. Quelque insecte ou quelque oiseau était pris sans doute entre le contrevent et la vitre. J'ai préféré imaginer qu'un signe m'était donné (sans y croire, bien sûr !) Jamais rien n'est parvenu jusqu'à moi de cette rive dont j'approche. Il ne s'est jamais rien passé dans ma vie que j'aie pu interpréter comme un appel. + Lire la suite

08 novembre 2015
Le beau temps est un préjugé de la jeunesse. Pour le vieil homme, le temps ne saurait plus être beau ni mauvais, il est le temps dont la trame lui paraît sans prix, qu'elle soit pénétrée de rayons ou ténébreuse : chaque fil en reste précieux. Le moindre visage disparu que notre mémoire y projette suffirait à nous le rendre cher. Mais même sans aucune figure projetée et sans que les morts y apparaissent, il garde à nos yeux cette gloire d'être le temps des hommes, notre temps à nous, celui dans lequel le destin que nous aurons vécu parmi des millions d'autres, s'est inscrit. + Lire la suite

06 novembre 2015
Si mourir était retourner au néant, nous aurions tort d'assimiler la mort au sommeil : le réveil me délivre d'une vie illusoire, mais tout de même d'une vie. Mon expérience sur ce point ne rejoint pas celle de Proust. Il est revenu bien souvent sur cette angoisse de ses réveils, surtout dans les chambres qui ne lui étaient pas familières, où la réalité ne coïncidait plus avec ses souvenirs. A peine émergé de la nuit, il ignorait où il se trouvait et qui il était : le sommeil avait fait de lui un être sans mémoire, tout entier ramené à la sensation brute d'exister. Pour moi, au contraire, c'est être rassuré, c'est rentrer dans un monde ami et dont je me crois le maître, c'est échapper à des mirages qui me possédaient et contre lesquels je me sentais sans pouvoir. + Lire la suite