Carmen


Livres Couvertures de Carmen
3.56 étoiles sur 5 de 650 Commentaires client

Carmen - Carmen, histoire espagnole? Pas dans l'esprit de Mérimée, qui contourne avec ironie l'hispanisme castillan des romantiques et montre les confins de la péninsule: en Andalousie, entre Séville et Gibraltar, l'amour fou d'un Basque déraciné pour une enfant de Bohème, sans patrie ni attaches. Passion des extrêmes: José, brigadier-brigand, et Carmen, actrice aux visages multiples. Passion pour la liberté, qui en cache une autre, plus profonde, que révèle cette nou...

Télécharger Livres En Ligne

Détails Carmen

Le Titre Du LivreCarmen
AuteurProsper Mérimée
ISBN-102072775981
EditeurGallimard
Catégoriestragédie
Évaluation du client3.56 étoiles sur 5 de 650 Commentaires client
Nom de fichiercarmen.pdf
La taille du fichier20.63 MB


06 juillet 2018
C'est que son temps était venu. Le tien viendra.

29 septembre 2016
Carmen ou la quintessence du drame passionnel… Mérimée nous emmène en Espagne, où, lors d'un voyage, le narrateur, jeune et naïf, rencontre le mystérieux et dangereux Don José. Et parce qu'il l'a aidé, ce criminel va lui raconter son drame, son malheur depuis qu'il a rencontré la belle et vénéneuse Carmen, brune bohémienne qui le mènera à l'échafaud. Tous les ingrédients sont là pour illustrer la femme fatale : la femme ensorcelante, libre, farouche et indomptable. Bien évidemment, l'homme, faible dans sa chair et dans son coeur, ne peut résister à cette beauté brute et s'y perdra, fou de désir et de jalousie. Un peu trop caricatural à mon goût, mais cette longue nouvelle écrite en 1845 s'inscrit bien dans le mouvement de l'époque. La lecture est sympathique, la plume agréable. Un bémol sur la fin du récit quand Mérimée nous fait un condensé scientifique sur le « bohémien ».

11 février 2014
On ne s'ennuyait pas auprès de cette fille-là, je vous en réponds. Le soir vint, et j'entendis les tambours qui battaient la retraite. - Il faut que j'aille au quartier pour l'appel, lui dis-je. - Au quartier? dit-elle d'un air de mépris; tu es donc un nègre, pour te laisser mener à la baguette? Tu es un vrai canari, d'habit et de caractère. Va, tu as un cœur de poulet. (...) Elle disait vrai. ]'aurais été sage de ne plus penser à elle; mais, depuis cette journée dans la rue du Candilejo, je ne pouvais plus songer à autre chose. Je me promenais tout le jour, espérant la rencontrer. J'en demandais des nouvelles à la vieille et au marchand de friture. L'un et l'autre répondaient qu'elle était partie pour Lalorol, c'est ainsi qu'ils appellent le Portugal. Probablement c'était d'après les instructions de Carmen qu'ils parlaient de la sorte, mais je ne tardai pas à savoir qu'ils mentaient. (...) A présent (dit-elle), je n'aime plus rien, et je me hais pour t'avoir aimé. Je me jetai à ses pieds, je lui pris les mains, je les arrosai de mes larmes. Je lui rappelai tous les moments de bonheur que nous avions passés ensemble. Je lui offris de rester brigand pour lui plaire. Tout, monsieur, tout; je lui offris tout, pourvu qu'elle voulût m'aimer encore! Elle me dit : - T'aimer encore, c'ešt impossible. Vivre avec toi, je ne le veux pas. La fureur me possédait. Je tirai mon couteau. ]'aurais voulu qu'elle eût peur et me demandât grâce, mais cette femme était un démon. - Pour la dernière fois, m'écriai-je, veux-tu rester avec moi ! - Nonl non! nonl dit-elle en frappant du pied. Et elle tira de son doigt une bague que je lui avais donnée, et la jeta dans les broussailles. Je la frappai deux fois. (...) L'ermite était un saint homme. Il a prié pour elle ! Il a dit une messe pour son âme... Pauvre enfant! Ce sont les Calé qui sont coupables pour l'avoir élevée ainsi. + Lire la suite