Lire dans la gueule du loup : Essai sur une zone à défendre, la littérature


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Lire dans la gueule du loup : Essai sur une zone à défendre, la littérature - Que serait la littérature sans l'apprentissage premier des histoires que les parents lisent aux enfants, avant que ceux-ci ne deviennent capables de lire seuls à leur tour ? La littérature est d'abord une histoire de transmission et de réception qui, tel un objet transitionnel, permet à chacun d'apprendre où passe la frontière entre l'univers intime et le monde réel et extérieur. Parler de la littérature, c'est défendre une zone mise en danger : celle de sa transmis...

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Détails Lire dans la gueule du loup : Essai sur une zone à défendre, la littérature

Le Titre Du LivreLire dans la gueule du loup : Essai sur une zone à défendre, la littérature
AuteurHélène Merlin-Kajman
ISBN-102070757862
EditeurGallimard
Catégoriesrhétorique
Évaluation du client3.75 étoiles sur 5 de 4 Commentaires client
Nom de fichierlire-dans-la-gueule-du-loup-essai-sur-une-zone-à-défendre-la-littérature.pdf
La taille du fichier20.09 MB


01 juin 2016
La littérature, à quoi ça sert? La question revient sans cesse, même quand on croyait l'avoir évacuée une bonne fois pour toutes. Réponse la plus simple : à rien. Et pourtant, comme l'auteure de ce livre, je continue à lire et à enseigner la littérature. Réponse plus riche : la littérature est une affaire de lien, de rapport à soi, aux autres et au monde, un phénomène transitionnel qui permet de de transformer nos traumatismes en expériences positives sans pour autant les nier. Ce livre transmet, ou mieux, partage quelques lectures vécues, en commençant par celles que l'on raconte aux petits enfants pour finir par celles qu'on analyse en séminaire universitaire. Il montre que les outils formels ne suffisent pas, que le texte, rien que le texte, tel que l'imposait la vulgate structuraliste, cela ne permet pas de rendre l'essentiel de ce qu'est la lecture d'un texte littéraire, pourquoi certains textes nous parlent et d'autres pas. Hélène Merlin-Kajman réinstille un peu de morale, de liberté et de sens dans la littérature. Enfin, serait-on tenté d'ajouter. + Lire la suite

11 avril 2016
"Comme c'est beau !", ou toute autre formule analogue discrètement émise ou discrètement exprimée, traduit la possibilité d'un partage émotionnel en quelque sorte gratuit, un partage qui n'existe pour rien d'autre que ce partage, révélant l'existence d'une sorte de surplus de socialité : socialité inutile, dénuée d'enjeux, qui nous lie sans raison les uns aux autres par un lien sensible éclairant soudain l'espace entre nous, sans autre fin que cette curieuse vibration qui circule et se diffuse par la médiation d'un objet de plaisir perçu en commun et qui réussit, aussi brève que puisse en être l'expérience, à nous faire sortir de nos habitudes, de nos intérêts stratégiques ou de notre apathie. + Lire la suite

12 avril 2016
Othello me tient à la frontière du plaisir et du déplasir, ou même plutôt au bord du déplaisir, et sa mise en scène pourra, selon la façon dont elle s'emparera du texte, me faire basculer du côté de l'épouvante, ou au contraire, du côté de la catharsis. Un commentaire critique n'opère pas différemment. Comme critique, comme enseignante, j'ai donc la même responsabilité qu'un metteur en scène.