Anissa Corto


Livres Couvertures de Anissa Corto
2.97 étoiles sur 5 de 34 Commentaires client

Anissa Corto - Cernes mauves, ventre creux, sans nulle part où aller, je sortais. Je m'inventais des buts : acheterLibérationgare de l'Est,Le Figaroaux Invalides ouLe Mondesur les Champs. J'allaisà la vidéothèque voir Jean Yann (une des grandes figures de l'année 1972). Si je retournais dans les années soixante-dix, c'est parce que dans les années soixante-dix, les années quatre-vingt-dix n'existaient pas.La vie est peuplée de fantômes, pensées violentes, réminiscences douloureuse...

Télécharger Livres En Ligne

Détails Anissa Corto

Le Titre Du LivreAnissa Corto
AuteurYann Moix
ISBN-102253152927
EditeurLe Livre de Poche
Catégoriesrécits
Évaluation du client2.97 étoiles sur 5 de 34 Commentaires client
Nom de fichieranissa-corto.pdf
La taille du fichier19.86 MB


14 septembre 2014
De Yann Moix, j'avais lu « Podium » et vu le film (inoubliables Poelvoorde et Rouve). L'homme public étant difficilement supportable, « Cinéman » son deuxième film avait rejoint illico presto la liste des navets indigestes. C'est donc sur la pointe des pieds que je me suis attelé à l'un de ces premiers romans « Anissa Corto ». Et bien c'est clair, ce n'est pas avec celui là que mon ressenti changera. Ce personnage qui plonge peu à peu dans sa folie amoureuse était pourtant un beau sujet, mais voilà on sent déjà, le côté insupportable de Moix, prétentieux, imbu … imbuvable plutôt. Pourtant quelques bons moments traversent son récit, les scènes à Euro Disney notamment plutôt drôles, une certaine qualité d'écriture ici ou là, il devient même touchant mais saccage tout la page suivante Cette gesticulation intellectuelle (pour rester poli) sur le désir amoureux et l'amour fou est bien fade et à vrai dire franchement inutile. 1.5

15 février 2016
Ce fut le deuxième livre de Yann Moix que j'ai eu sur les yeux. Auparavant ça avait été Partouz qui m'avait plu pour son style baroque autant qu'exaspéré pour cette même raison, celui-ci nous menant menant le long de circonvolutions interminables et dorures souillées de sperme proches de l'art pour l'art avec petit goût adolescent pour la provocation. Je comptais lire Naissance, un jour (une année ?), voire le reste si affinités parce que l'homme m'avait plu du temps où il était chroniqueur radio dans l'émission de Laurent Ruquier sur Europe 1 et que les rares fois où je l'ai vu dans l'émission hebdomadaire du même présentateur, mais à la télévision, je l'ai trouvé si pathétique, si inadapté à l'exercice, qu'il avait gagné ma sympathie. Or, je pense que, sauf accident de parcours, Anissa Corto sera mon dernier Moix. En effet, durant toute la lecture de ce livre de 293 pages, je n'ai pu m'empêcher de penser à Proust. D'une part, parce que je retrouvais ces généralisations étouffantes qui déjà m'exaspéraient chez le premier, lorsque le narrateur passe de la première personne du singulier à un « on » ou « nous » censés hisser le texte à un statut quasi-philosophique, ou, disons, scientifique puisqu'« il n'y a de science que du général » comme nous le savons tous, n'eeeest-ce paaaas ?, depuis Aristote, là où il n'y a, au fond, que propos de café du commerce, sociologie de comptoir et sommets de la pensée dignes d'un rayon « bien-être » de librairie, présentés sous du tape à l'oeil rhétorique et effets de style bons à impressionner les étudiants de premier cycle universitaire savamment abrutis par leur 15 ans - minimum - d'Education Nationale déjà subis. D'autre part, cette même volonté de pulvériser le record de Pénélope à la broderie, tout en s'adaptant à l'air du temps, c'est-à-dire que 1) Moix remplace l'inoubliable sonate de Vinteuil par le Top 50 des années 70 - tout autre objet culturel fleurant trop fortement la « distinction » est troqué par la culture pop, plus démocratique et ainsi on fréquente Marne-la-Vallée plutôt que Deauville ; 2) après de longs développements sur un paradoxe, un souvenir, des considérations aériennes et lentes, Moix clôt ses paragraphes ou chapitres, par une phrase courte, tranchante, presque un aphorisme, un truc bien pêchu qui accélère le rythme, cogne par terre et fera de belles citations pour les lecteurs colporteurs de memes et de "phrases". Et même s'il essaye de varier les plaisirs, comme avec des passages en vers très proches d'Eluard, le procédé est trop voyant pour qu'on ne l'oublie pas. Comme un prestidigitateur demi-habile qui n'arriverait pas à nous emporter jusqu'à ce qu'on oublie qu'il y a un truc. Et c'est donc ça qu'il y a d'agaçant chez Moix, c'est que c'est une écriture qui cherche à tordre le sujet pour se contraindre à des trouvailles. Un côté nouveau roman, warholien, ponctué de slogans publicitaires. Une écriture qui n'a pas assez gommé ses emprunts à Proust, Robbe-Grillet et Beigbeder, ne réussissant pas la synthèse géniale. Et tout ça au service de rien. Juste pour impressionner. Aussi j'ai le sentiment d'être face à un livre de Moix comme devant un porno : un scénario nul au service de performances inutiles (toujours plus dur, toujours plus long, toujours plus bruyant) et avec la forfanterie de l'acteur qui vous annonce d'entrée qu'il ne va pas se contenter de jouir à l'intérieur du livre mais qu'il faut que sa semence exulte, pétille, asperge et que vous en serez les bénéficiaires (applaudissez !). L'éjaculation faciale, le coït extra-utérin sans les mains et histoire qu'on voie bien la jouissance, le plein les yeux à frotter (ébahis et collants), c'était rigolo deux fois, Yann. Vraiment. J'ai bien aimé (trois étoiles, hein ?). Tu m'as eu. Mais là je prends ma douche et je m'en vais. Non, n'insiste pas, je m'en fous que tu aies fait 1150 pages avec Naissance, pour trente seconde de ta vie. Range ta bite, ta boite à clinquant, ta boutique à bordel, ma connerie a ses limites. J'ai des centaines de textes à lire / écouter et les tiens – ça te consolera – rejoindront ceux de Proust au rayon virtuel des textes que je ne lirai pas… Lien : http://poussieres-de-bulles... + Lire la suite

14 octobre 2012
Anissa Corto, c'est LE livre. Celui qui m'a enfin décidé, et pour ça, je lui doit une fière chandelle, une reconnaissance éternelle. C'est LE DERNIER livre que j'ai acheté suite à une critique entendue dans une émission littéraire. le livre de l'année d'après la chroniqueuse, une jolie fille, convaincante en diable. Résultat : j'ai détesté, j'ai pas fini. Alors merci Anissa, c'est grâce à toi que je ne regarde plus les émissions littéraires. Merci, merci merci :*