La folle du logis


Livres Couvertures de La folle du logis
4.4 étoiles sur 5 de 20 Commentaires client

La folle du logis - "L'imagination est la folle du logis." Sainte Thérèse d'Avila. Rosa Montero invite le lecteur à un voyage entre vérité et fiction sous la houlette de la folle du logis, sur des chemins pleins de surprises, mêlant allégrement la littérature et la vie en un cocktail excitant de biographies d'écrivains et d'autobiographie vraie ou fausse. A travers un panorama des folies et des faiblesses d'auteurs comme Melville, Goethe, Tolstoï ou M. Amis, ou bien des mécanismes de l...

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Détails La folle du logis

Le Titre Du LivreLa folle du logis
AuteurRosa Montero
ISBN-102864245078
EditeurMétailié
Catégoriesjournal intime
Évaluation du client4.4 étoiles sur 5 de 20 Commentaires client
Nom de fichierla-folle-du-logis.pdf
La taille du fichier19.12 MB


12 juillet 2017
(L'utilitarisme pamphlétaire constitue la plus grande trahison du métier; la littérature est un chemin de connaissance et on doit le suivre chargé de questions et non de réponses); il consiste plutôt à rester vigilant face aux lieux communs, à ses propres préjugés, à toutes les idées reçues et non soumises à examen qu'on nous glisse insidieusement dans la tête , idées pernicieuses, vénéneuses comme le cyanure, inertes comme le plomb, qui nous conduisent à la paresse intellectuelle. Pour moi, écrire est une manière de penser et cette pensée doit être la plus propre, la plus libre et la plus rigoureuse possible. (p. 51) + Lire la suite

15 avril 2014
"L'Imagination est la folle du logis", est empruntée à Sainte Thérèse d'Avila. Rosa Montero lui reprend cette image pour évoquer l'imaginaire comme la possibilité de l'écrivain à explorer, inventer tous les mondes possibles et impossibles. L'imagination à l'origine de tout processus d'écriture, Sujet qu'elle développe et élargit, pour entrainer son lecteur dans l'univers des livres, de l'écriture, des auteurs et parfois de leur folie (elle a d'ailleurs une manière plutot délicate et posée d'aborder le sujet, elle évite de faire de la folie, une peur indicible). Rosa Montero réussit à enchevêtrer l'essai et la fiction (ce que je croyais être au départ un roman ne l'est pas) sans perdre son lecteur, je dirais même avec une vision assez claire sur le processus de l'écriture, même si le processus créatif reste propre à chaque écrivain. Qu'est ce qui pousse un lecteur insatiable à l'écriture? Pour Rudyard Kipling, c'est son daemon, son démon. Rosa Montero cite Julio Ramon Ribeyro "Nous avons tous en réserve un livre, peut être même un grand livre mais dans le tumulte de notre vie intérieure, il émerge rarement ou si rapidemment que nous n'avons pas le temps de le harponner. " Je ne suis pas auteure et n'ambitionne pas de le devenir, j'aime juste beaucoup lire et le processus d'écriture m'interesse tout autant, et en cela j'ai apprécié le point de vue de Rosa Montero. Rien n'est plus subjectif que la lecture d'un roman (les lecteurs sont multiples), et le cheminement pour l'écrire (l'auteur est unique) demeure pour moi un mystère, parfois des connexions s'établissent, et je suis d'accord avec l'idée que l'imagination y est pour beaucoup. Rosa Montero apporte quelques réponses clés, elle n'impose pas de schéma universel, voire même donnent l'impression que ses réponses sortent de chaque livre qu'elle a pu lire Une liste de livres se déroulent, s'annonçant comme une irrésistible invitation impossible à décliner... (allongement de votre liste de livres prévisible), dont Kemperer en ce qui me concerne. Je me suis retrouvée vite impliquée dans cette lecture, sans pour autant être complice de cette auteure. Il est aisé pour le lecteur passionné, de trouver des tas de points d'ancrage, grâce à des lectures communes, pour moi ce fut Carson Mc Cullers, Tolstoi, Voltaire, Truman Capote, JM Barrie ou sur l'originalité des sujets qu'elle évoque : la présence des nains dans ces romans par exemple, là aussi j'ai pensé "elle voit des nains partout" , pas étonnant pour une madrilène, elle m'a rappelé Velasquez et ses portraits de cour avec un certain amusement, et portant sa justification est tout autre. Les différents portraits d'écrivains, qu'elle présente sont très succincts mais servent son argumentaire sur l'imaginaire qui peut mèner l'écrivain jusqu'à l'excès, à la folie. Franchement, Devenir écrivain, un métier à risques certains l'ont payé de leur vie à l'époque Rimbaud et Robert Walser, sans compter les echecs et les infortunes comme ceux de Melville et Truman Capote, dont elle met la déontologie à rude épreuve tout en lui reconnaissant un talent immense pour de Sang froid. Là aussi, je me retrouve dans l'idée qu'un auteur n'écrit pas pour ses lecteurs, il est habité par la force de son daemon, comme Stevenson et son brillant Dr Jekyll et Mr Hyde. Elle évoque la condition éphèmère de l'écrivain et ces auteurs d'un autre temps, tombés dans l'oubli. Elle cite George Elliot, comme la romancière à lire (avis partagé par Edmund White dans City Boys). "La merveilleuse George ELIOT, à mon avis une des plus grandes romancières de l'histoire est pratiquement inconnue dans les pays hispanophobes et, dans le monde anglo saxon ou elle est considerée comme un classique des manuels scolaires, personne ne la lit. Et elle a encore la chance:en fin de compte elle est entrée au panthéon littéraire officiel de la langue officielle de la planète. le cas de ces milliers de romanciers et de romancières dont la vie et les oeuvres ont été totalement éffacées de la surface de la terre et dont nous ignorons les noms est encore pire et encore plus répandu." Rosa Montero a cette liberté d'expression, qui vous donne l'impression, que vous êtes quelque part dans Madrid, une belle place ensoleillée, elle partage avec vous en terrasse quelques tapas et vous dévoile ce qui se cache derrière les lignes des grands romans, sur le sujet elle invente peu, elle partage ce qu'elle a lu; puis comme dans une conversation entre vous et elle, elle digresse, et hop la voilà qui aborde ses histoires amoureuses avec M, son enfance . Et là, Qui est ce fameux M??? La lecture bascule, Vérité ou fiction elle laisse un peu le choix, les deux valent la peine mais trois fois la même version de la même histoire, racontée différemment, elle tient la route et les détails comptent. Quant à moi et à mon imagination débordante, nous allons bien mieux cohabiter après cette lecture. + Lire la suite

11 janvier 2017
Je déteste la littérature utilitaire et militante, les romans féministes, écologistes, pacifistes et autres genres en iste; écrire pour faire passer un message trahit la fonction primordiale du roman, sa raison fondamentale, celle de la recherche du sens. On écrit pour apprendre, pour savoir, et on ne peut entreprendre ce voyage vers la connaissance si on emporte avec soi les réponses préalables.