Desideria


Livres Couvertures de Desideria
3.21 étoiles sur 5 de 12 Commentaires client

Desideria - Désidéria, fille du peuple intégrée, à la haute bourgeoisie italienne, cherche un appui. Elle le trouve dans la mystérieuse Voix qui l'incite à prendre pour dieu la Révolution et à transgresser toutes les valeurs- famille, religion, amour, argent... C'est à une véritable descente aux enfers- enfers de la violence, de la perversion, du crime- que nous convie le romancier italien, auteur du Mépris, dans ce roman en forme d'interview, qui interroge nos valeurs, ...

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Détails Desideria

Le Titre Du LivreDesideria
AuteurAlberto Moravia
ISBN-102080641786
EditeurFlammarion
Catégoriesinterview
Évaluation du client3.21 étoiles sur 5 de 12 Commentaires client
Nom de fichierdesideria.pdf
La taille du fichier28.68 MB


31 décembre 2015
Désidéria : Viola lui demandait toujours d'être sodomisée : C'était la forme d'érotisme qu'elle préférait. Mais dans la position qu'obligatoirement elle adoptait, elle ne pouvait pas voir le visage d'Érostrato, qui en profitait pour lui faire des grimaces, même lui tirer la langue pendant qu'il la pénétrait. Il se mettait aussi bien à gémir, à respirer bruyamment tout en restant de bois. Il finissait quelquefois par hurler, par lui planter ses dents dans la nuque, par enfoncer ses ongles dans ses épaules pour lui faire croire qu'il était en train de jouir. + Lire la suite

29 mars 2016
Desideria est un roman atypique dans sa construction puisque Alberto Moravia affirme être l'interviewer. Il se nomme Moi, auquel Desideria raconte son histoire. Desideria se confie en expliquant qu'elle est guidée dans ses actions par une voix qui lui parle. Dès cet instant le lecteur est en droit de se poser cette question : Est-ce que Desideria est schizophrène ou bien, comme l'accusé aux assises, devant la monstruosité de ses crimes, invente-t-elle "Une voix" pour s'absoudre de ses agissements ? Les deux postulat sont possible. Alberto Moravia laisse planer le doute, mais j'aime aussi l'hypothèse que ce soit une position radicalement stoïcienne affirmant ainsi qu'il faut distinguer les choses qui dépendent de nous et les autres. "La voix" prend la forme du tentateur (nous sommes en Italie où le catholicisme règne) qui incite Desideria à franchir le pas pour entrer en possession du désirable qui devrait la conduire à l'apaisement. Mais c'est un leurre. Le mouvement du désir ne trouve jamais de repos. La chose désirée une fois possédée n'a plus aucun attrait. Sans manque, le désir s'éteindrait et Desideria aussi. Alberto Moravia va ainsi construire une fuite en avant vers la transgression de tous les tabous sexuels et moraux. Le roman se termine par ces mots de Desideria qui s'adresse à L'auteur : " ton imagination m'a brûlée, consumée. Un jour je n'existerai plus, sinon dans ce que tu viens d'écrire, comme une empreinte, comme un personnage. En effet le désir ne s'éteint qu'avec la mort. Desideria est morte un 26 septembre 1990, en même temps qu'Alberto Moravia... + Lire la suite

31 décembre 2015
"J'ai un plan, impossible de t'en dire davantage." Alors il s'est mis à rigoler : " Un plan quinquennal ? " Je n'avais naturellement pas compris l'allusion au plan soviétique mais comme je devinais qu'il cherchait à me dominer de toutes ses connaissances théoriques, j'ai répondu très vite : " Oui, j'ai un plan, un point, c'est tout. Et puis fous-moi la paix avec ton Marx. Et puis qui est ce Marx ? Qu'est-ce qu'il a fait ? " Alors là, c'en était trop. Devant tant de sottise innocente, il a perdu les pédales " Mais Marx est un gr...grand...homme...il a écrit le ca...ca...ca...pi...pi...pi..." Et moi, toujours aussi bête : " Caca et pipi, pipi et caca, ah, j'ai compris. Ton Marx a écrit un livre sur le pipi et le caca." + Lire la suite