La Découverte du ciel


Livres Couvertures de La Découverte du ciel
4.14 étoiles sur 5 de 90 Commentaires client

La Découverte du ciel - Lorsque dans la nuit du 13 février 1967, Max Delius prend en stop Onno Quist sur la route d'Amsterdam, il ne sait pas que cette rencontre changera le cours de son existence. En apparence, tout sépare les deux hommes : l'un est astronome, coureur de jupons, extraverti et jouisseur, l'autre spécialiste des langues anciennes indéchiffrables, plutôt timide et solitaire. Tandis que Max est orphelin d'une mère juive déportée et d'un père collaborateur, Onno vient d'une gr...

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Détails La Découverte du ciel

Le Titre Du LivreLa Découverte du ciel
AuteurHarry Mulisch
ISBN-102070418871
EditeurGallimard
Catégoriesroman d'aventure
Évaluation du client4.14 étoiles sur 5 de 90 Commentaires client
Nom de fichierla-découverte-du-ciel.pdf
La taille du fichier27.31 MB


29 décembre 2011
Toi, en tout cas, tu es totalement inapte a la politique, parce qu'il faut être ne dans une famille nombreuse. Le métier s'apprend dans cette lutte sans merci entre frères et sœurs. Si l'on n'a pas fait cet apprentissage de l'intrigue, du mensonge et de l’intimidation, on n'arrivera jamais à rien.

13 novembre 2013
Quand j’étais petit, j’assimilais le pouvoir à la possession. Mes livres étaient à moi, mais ensuite, à un plus haut niveau, à vous, et à un niveau encore plus haut, au maire ; puis tout était encore une fois à vous, en tant que Premier ministre, mais au bout du compte, tout aux Pays-Bas appartenait à la reine. Une fois adjoint au maire, je pensais que le pouvoir politique était uniquement le pouvoir de la parole. Celui qui avait les meilleures idées et savait le mieux les exprimer avait le plus grand pouvoir. Maintenant je sais que les idées et les mots ne viennent qu’en troisième position, et que celui qui mes exprime, la personne, ne vient qu’en deuxième position. Ce que la plupart des gens jugent déjà terriblement antidémocratique, mais la réalité est encore bien pire. Le pouvoir est le pouvoir de la chair. Le pouvoir est purement physique. Personne n’a encore jamais essayé d’affronter cette réalité. Nul n’acquiert le pouvoir par la parole, son programme politique est accessoire, de même que la personne qu’il est ; un autre peut se présenter avec le même programme et rien ne se produit. Une personne acquiert le pouvoir parce qu’elle a la constitution charnelle d’une personne qui acquiert le pouvoir. Si elle disait autre chose, le contraire par exemple, dans un autre parti ou mouvement, elle obtiendrait tout autant le pouvoir. + Lire la suite

02 août 2011
J'ai tourné ce matin avec regret la dernière page de ce roman qui en comporte exactement 683 (éd. Gallimard)... Un récit dense, compact, qu'on ne lâche pas. Il fait partie -je crois- de ces livres qu'on ne peut oublier de sitôt, non parce que, du fait de son épaisseur, il nous a accompagné durant de longues soirées, mais bien parce qu'il met en lumière l'essentiel de ce qui fait notre humanité en ce bas monde. Qu'on le veuille ou non. D'une improbable rencontre un 13 février sur la route d'Amsterdam nait une indéfectible amitié entre deux hommes, que ni le temps, ni la cruauté de la vie, ni la mort, n'arrivera à appauvrir. Pourtant, rien, absolument rien, n'est fait pour les rapprocher : Max Delius, fils d'une juive déportée et d'un collaborateur, est astronome, extraverti et jouisseur. Onno Quist vient d'une grande famille de notables calvinistes, il est spécialiste des langues anciennes, timide et solitaire. Contre toute attente, cette relation exceptionnelle les pousse à mêler leurs destins, de manière inconsciente et à oeuvrer pour une mission divine, qui a quelque chose à voir avec le Sancta Sanctorum au Latran. Le ciel est effectivement omniprésent dans ce récit, un ciel tour à tour lumineux, lugubre, tourmenté, cruel, comme l'est la quête existentielle de Quinten, fils d'Onno (ou de Max?), qui n'arrive pas à trouver sa place dans un monde par trop réel. L'ensemble du savoir humain est aussi représenté à travers cette oeuvre, ce, avec une érudition impressionnante : les arts, les lettres, l'histoire, les religions, les sciences, etc. Il est question également du sens de la vie et de l'holocauste. Certes, on peut trouver que le sort s'acharne un peu trop sur les différents protagonistes, à la manière des récits à rebondissements que sont les sagas ; on peut aussi être rebuté par les innombrables références faites à la Bible. Mais, à partir du moment où on se laisse emporter par l'histoire, cela fait partie d'un tout indissociable. Il faut en tout cas essayer... c'est sans conteste un livre qui se mérite. Quelques mots sur l'auteur : Né en 1927 d'une mère juive et d'un père austro-hongrois pro nazi, Harry Mulisch est considéré comme l'un des plus grands romanciers néerlandais contemporains. "La découverte du ciel" est son sixième roman. Il est malheureusement décédé le 30 octobre 2010 à Amsterdam. Lien : http://rozven.hautetfort.com + Lire la suite