Eux


Livres Couvertures de Eux
3.73 étoiles sur 5 de 99 Commentaires client

Eux - Maureen Wendall et son clan : une famille ordinaire éprouvée par trente ans de drames et de combats, dans cette ville de Détroit qui semble faire écho à toutes les crises de l'Amérique, de la grande Dépression aux émeutes raciales de 1967.

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Détails Eux

Le Titre Du LivreEux
AuteurJoyce Carol Oates
ISBN-10275780944X
EditeurPoints
Catégorieshistoire vraie
Évaluation du client3.73 étoiles sur 5 de 99 Commentaires client
Nom de fichiereux.pdf
La taille du fichier28.63 MB


15 septembre 2014
Je ne devrais pas vous le dire, car vous pourriez me croire folle. Mais j’ai parfois le sentiment… le sentiment que je pourrais mourir, tant je vois de solitude. Mais je ne veux personne autour de moi. Je crois que rien ne changera jamais, que ma vie va continuer ainsi. Je pense qu’un jour, quelqu’un pourrait m’attendre dans l’entrée, quand je rentrerai. C’est de la folie. Je le sais bien. Mais il me semble que je ne peux continuer ainsi, s’il n’y a pas de promesse de quelque chose de mieux. D’une nouvelle vie. Il faut bien qu’il y ait davantage pour moi que cela, mais il faut bien que je l’accomplisse moi-même. Il faut que je le provoque moi-même. + Lire la suite

24 janvier 2018
Qui sont "Eux"? Tout ce qui n'est pas "nous" ou "je"? Et comment construire le "je" ou le "nous" face à "eux"? Autant de questions existentielles qui parsèment ce gros roman de Joyce Carol Oates. Dans sa note de préface, l'auteure prévient qu'il s'agit d'une histoire vécue. Une de ses anciennes étudiantes de cours du soir à Detroit l'a contactée pour lui expliquer sa vie dans les taudis de la ville. En résulte l'histoire de Loretta et de ses enfants, deux en particulier, ses aînés Jules et Maureen, l'étudiante en question. le livre s'étale sur trente années, de 1937 à 1967. Madame Oates mêle récit introspectif, roman familial et données sociologiques. Sa puissance évocatrice rend prégnante l'ambiance de ces trois décennies, entre misère sociale et intellectuelle, racisme latent et désir grandissant de changer les choses. le personnage de Maureen en cela est poignant dans sa volonté, adolescente, d'ordonner sa vie pour lutter contre le chaos sordide et bruyant de sa famille, entre sa mère jacassante et souvent prise d'alcool, son père puis beau-père taiseux quand ils n'explosent pas en violence, la cadette graine de délinquance et l'aîné Jules tant aimé bien que si distancié. Ordonner le chaos par les livres, le savoir, la rigueur méthodique. On ne sort pourtant pas si aisément du carcan originel... Le texte évolue sur un rythme qui lui est propre, oscillant entre longs chapitres d'introspection de Maureen ou de Jules surtout, et soubresauts socio-familiaux. L'apothéose voyant la ville de Detroit s'embraser dans les émeutes, événement qui marqua fortement Joyce Carol Oates. Celle-ci vécut dans cette ville durant les années 1960 avec son époux. Son acuité d'observation et de réflexion étant ce qu'elle est, il ne pouvait sortir qu'un grand roman de cette période de sa vie, récompensé à juste titre par le National Book Award en 1970. Par le biais de l'écriture, l'auteure est à la recherche perpétuelle du sens de la réalité, avec ses mouvements sous-jacents qui forment comme une tectonique sociale pouvant conduire à des explosions de violence comme elle a pu le démontrer ici ainsi que dans son oeuvre ultérieure. Magistral et réussi comme toujours. + Lire la suite

16 septembre 2014
Une femme ressemble à un rêve. Sa vie est un rêve consacré à l’attente. Je veux dire qu’elle vit dans un rêve, attendant un homme. Il n’existe aucune façon d’en sortir ; si insultant que ce soit, aucune femme ne peut y échapper. Sa vie, c’est d’attendre un homme. C’est tout. Il y a une porte dans ce rêve, et il lui faut la passer. Elle n’a pas le choix. Tôt ou tard, il lui faut ouvrir cette porte, la passer pour arriver à un homme en particulier, un homme, un seul. Elle n’a aucun choix dans l’affaire. Elle peut prendre n’importe qui, mais elle n’a aucun choix là-dessus. Voilà ce que je pense. - Tu le penses vraiment ? - Oui - N’est-ce pas exagéré ? - Cet homme ce n’est pas toi, exactement. J’ai besoin de toi, pour me sentir encore en vie. J’ai besoin de toi, pour moi-même, pour ma vie. J’ai besoin de t’aimer. + Lire la suite