Oeil-de-Serpent


Livres Couvertures de Oeil-de-Serpent
2.89 étoiles sur 5 de 18 Commentaires client

Oeil-de-Serpent - Quand Œil-de-Serpent, après cinq années passées dans le couloir des condamnés à mort, est enfin libéré sur parole, il est facile de deviner que rien ne sera plus comme avant à Mount Orion (New Jersey). Car cet ancien du Viêt-nam, au bras tatoué d'un crotale noir pailleté d'or à visage humain - un chef-d'œuvre vivant - n'a pas craché tout son venin. Pour O'Meara, l'avocat qui a obtenu cette libération, et pour sa femme, la trop légère Gina, le bonheur ...

Télécharger Livres En Ligne

Détails Oeil-de-Serpent

Le Titre Du LivreOeil-de-Serpent
AuteurJoyce Carol Oates
ISBN-102266061496
EditeurPocket
Catégorieslittérature
Évaluation du client2.89 étoiles sur 5 de 18 Commentaires client
Nom de fichieroeil-de-serpent.pdf
La taille du fichier20.57 MB


26 décembre 2007
Snake Eyes Traduction : Marie-Louise Navarro. "Oeil-de-Serpent", tel est le nom affectueux - et tenu secret - que Lee Roy Sears, qui est resté cinq ans dans le "couloir de la Mort", à la prison d'Etat du Connecticut, à Hunsford, donne à l'unique tatouage qu'il porte sur son avant-bras gauche : [...] ... un serpent enroulé, d'un noir brillant pailleté d'or, avec une tête humanoïde. Sa petite langue fourchue jaillissait entre ses crochets, semblables à des défenses, au bout desquels perlait un filet de salive venimeuse. Ses yeux dorés, étrangement lumineux, avaient une pupille noire comme une tache d'encre. Avant même que Lee Roy Sears exécutât son tour, faisant saillir les muscles de son avant-bras, pour donner la sensation que le serpent prenait vie et était sur le point de lancer une attaque et de planter ses crochets venimeux dans de la chair fraîche, votre première réaction était de vous écarter vivement. ... [...] Mais "Oeil-de-Serpent", c'est aussi la face cachée et quasi-schizophrénique de Lee Roy Sears. Une face qu'il va tout d'abord s'appliquer à dissimuler aux membres de la Commission d'Etat pour la rémission des peines, qui s'est réunie à son sujet sous la pression d'organisations démocrates indignées par le manque de preuves sur lesquelles un procureur maladroit avait demandé - et obtenu - la chaise électrique pour Sears. Puis, huit ans plus tard, à sa sortie de prison, à Michael O'Meara, le brillant avocat qui a plaidé sa cause et qui s'est ensuite battu pour que Sears, qui avait participé à un programme de réinsertion par l'art-thérapie, se voit offrir un poste rémunéré et un atelier au Centre artistique de Mount-Orion. Non, Michael O'Meara n'est pas un imbécile. C'est un naïf, nuance. Qui pis est torturé par un complexe de culpabilité qui lui vient de son enfance - il en est sûr et en persuade très vite le lecteur attentif - mais sur lequel il ne peut mettre ni nom, ni image. le lecteur, lui, par contre, en acquerra une certaine idée mais juste à la fin du roman. Aussi est-il normal et presque logique que Michael se laisse séduire par la timidité et les mines de pauvre hère victime de la société qui semblent caractériser l'homme qu'il est parvenu à sauver de la peine de mort. Afin que celui-ci - qui a effectivement eu une enfance misérable - puisse se rendre compte de visu que les familles américaines tendres et aimantes existent, Michael va même jusqu'à inviter Sears à sa table. D'abord hostile à cette idée, sa femme, l'élégante - et très superficielle Gina - se laisse prendre elle aussi et se met en quatre pour entreprendre le tour des magasins de luxe avec l'ancien prisonnier pour lui racheter une garde-robes digne de ce nom. Mais très vite, les O'Meara, puis la ville tout entière, vont se rendre compte - avec stupéfaction et épouvante - que c'est une vipère qu'ils ont réchauffée en leur sein ... Même lorsqu'elle change de nom de plume pour prendre, comme pour ce roman, celui de Rosamond Smith, Joyce Carol Oates demeure aussi brillante. Sa maîtrise de la construction et son style riche, admirablement restitué par la traduction de Marie-Louise Navarro, entraînent une fois de plus le lecteur à travers une bonne société américaine foncièrement incapable de songer aux drames qu'elle côtoie pourtant tous les jours. Certes, Lee Roy Sears ne vaut rien mais un Clyde Somerset ou une Gina O'Meara valent-ils vraiment plus que lui ? Je ne le crois pas : simplement, ils ont eu plus de chance et ceci dès la naissance. A la limite, on peut affirmer que Sears, si fruste qu'il soit et si incapable qu'il soit de l'exprimer, possède une nature infiniment plus complexe. Et puis, bien entendu, il y a la chute finale. L'une de ces chutes qu'affectionne Joyce Carol Oates/Rosamond Smith et que je vous laisse découvrir. ;o) + Lire la suite

19 mars 2011
Autant l'avouer de suite, c'est mon premier. Ma première approche vers le genre Oates. La chose qui m'a marqué dans ce récit c'est l'atmosphère, quelque chose plane au dessus de cette famille, on le ressent et on l'attend… c'est malsain. Deux personnages vont s'affronter par des jeux psychologiques troublant jusqu'à ce que l'un d'eux tombe. Lee Roy Sears ex-taulard « sauvé des eaux » par un avocat Michael O'Meara, celui-ci convaincu de l'innocence de Sears parvient à le faire libérer après 10 ans de prison, et, jouant des coudes lui trouve un emploi dans un centre de réinsertion pratiquant l'art-thérapie. Une aide qu'il va bientôt regretter. Parallèlement des meurtres sont commis à Mont-Orion. Alors est-ce le fait d'un étranger ou bien de Sears ? Un récit psychologique angoissant explorant la sournoiserie d'un désaxé et questionnant le lecteur, l'anti-héros Sears va, à l'instar de son tatouage (un serpent), glisser dans la vie des O'Meara et terroriser cette famille mais d'une terreur sourde et déstabilisante. Michael O'Meara sera mis à l'épreuve. Un point négatif quand même qui m'a vraiment bloqué au début de ma lecture : l'intrigue peine à s'installer, l'auteur décrit en profondeur la vie des O'Meara et celle de leur communauté mais l'intrigue et le suspense n'arrive que tardivement sur une centaine de pages, et c'est trop peu pour contenter un lecteur attiré par la quatrième de couverture. le fond de l'histoire est très attrayant, la chute en particulier mais beaucoup trop de détails inutiles donc qui diminuent l'effet escompté. Dommage. Lien : http://www.stemilou-books.co.. + Lire la suite

08 septembre 2015
Quand à Joel et Kenny, qui aimaient Papa, eh bien, lui, Michael [...] avait été un fils aussi, naguère. Il savait que de tels liens familiaux, en apparence si profonds, si puissants, forgés dans l'amour, pouvaient se rompre et être vaincus. Et bon débarras.