Et vive l'aspidistra !


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Et vive l'aspidistra ! - Deux plongées dans une Angleterre désarçonnée au lendemain de la Première Guerre mondiale et redoutant la suivante à travers les aventures de deux héros : George "Fatty" Bowling (Un peu d'air frais), un modeste agent d'assurance aux prises avec les contraintes de son morne quotidien ; et dans Et vive l'aspidistra, Orwell nous conte les errances de Gordon Comstock, poète ignoré et employé de librairie qui a déclaré la guerre au culte de l'argent et qui, bien sûr, va ...

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Détails Et vive l'aspidistra !

Le Titre Du LivreEt vive l'aspidistra !
AuteurGeorge Orwell
ISBN-102264030356
Editeur10-18
Catégorieslittérature
Évaluation du client3.96 étoiles sur 5 de 50 Commentaires client
Nom de fichieret-vive-l-aspidistra.pdf
La taille du fichier29.59 MB


17 octobre 2016
C'est ce qui a de diabolique dans la pauvreté, et de toujours renouvelé — la solitude. Jour après jour, sans jamais quelqu'un d'intelligent avec qui parler ; soir après soir, rentrer dans sa chambre ignorée de Dieu, toujours seul. Peut-être que ça paraît amusant , si vous êtes riche et recherché; mais combien c'est différent quand vous le faites par nécessité.

26 mai 2009
Voici un roman qui m'a enthousiasmé au plus haut point. George Orwell (1903-1950) y décrit les mésaventures de Gordon Comstock, un jeune homme pauvre de trente ans, qui travaille dans une librairie sordide de Londres et passe ses soirées à grelotter dans une chambre louée, s'escrimant à écrire de la poésie. Mais hélas son rêve de vivre de sa poésie ne se réalise pas. Il est déterminé à rester en dehors du monde de l'argent et des métiers lucratifs, ainsi que des responsabilités familiales et de la sécurité que symbolise l'aspidistra, une plante que l'on retrouve dans tous les foyers britanniques. Est-ce qu'un emploi rémunérateur vaut que l'on éprouve l'horrible ennui de passer ses journées à quelque chose que l'on déteste? Gordon Comstock pense que non. Il décline tous les jobs intéressants et toutes les opportunités, parce que cela va contre ses principes. Pour lui, le Dieu argent est l'ennemi à combattre; pourtant l'argent sera son obsession tout au long du roman. Au lieu de ça, il choisit de faire un métier mal payé et de vivre dans la misère car il désire vivre de sa plume. S'accrochant à ses idéaux, il refuse obstinément toute aide de ses amis et de sa famille, et de Rosemary, sa petite amie (un personnage hautement attachant) et plonge de plus en plus profondément dans la pauvreté jusqu'au moment où il doit faire un choix crucial, où la question de sa survie est en jeu: exercer un métier qui ne lui plaît pas? Ou s'arc-bouter sur ses principes et souffrir de la faim? Le personnage de Gordon Comstock m'a rappelé un autre anti-héros, celui des Carnets du sous-sol (1864) de Dostoïevski. C'est lui aussi un loser, un être antipathique et amoureux de sa solitude, un artiste raté, et son but ultime, il le répète souvent, est de vivre sous terre, de vivre dans la boue. Comme quelqu'un qui se réjouirait de tomber au bas de l'échelle sociale. Comme Edgar Allan Poe écrivait dans une nouvelle intitulée "Le démon de la perversité"(1845) : "il n'y a pas dans la nature de passion plus diaboliquement impatiente que celle d'un homme qui, frissonnant sur l'arête d'un précipice, rêve de s'y jeter." Ce livre pourrait être déprimant , il est au contraire plein d'esprit et d'humour. Traitant de sujets comme la société capitaliste, la pauvreté, la recherche d'un emploi, ce roman écrit dans les années 30 est terriblement d'actualité. Lien : http://schabrieres.wordpress.. + Lire la suite

14 février 2016
Pour savoir qui était George Orwell, qu'on ne connaît souvent que comme l'auteur de 1984 et La Ferme des Animaux, il faut lire la biographie de Stéphane Maltère parue en mai 2015 chez Gallimard. On y découvre comment Eric Blair est devenu peu à peu cet écrivain renommé, essuyant de nombreux échecs mais s'acharnant à son travail littéraire. le livre se lit comme un roman, et il m'a donné envie de lire, entre autres, Et Vive l'aspidistra dont le titre est plus un repoussoir qu'autre chose. Je ne sais pas pourquoi, mais il me donnait l'impression d'un texte sur une révolution en Amérique du Sud... Mais l'aspidistra, c'est une plante récurrente dans le roman, dont la logeuse de Gordon Comstock se sert pour orner toutes ses fenêtres. Gordon Comstock est un drôle de narrateur (le livre est écrit à la 3e personne, mais le point de vue interne nous donne directement accès aux pensées souvent mesquines de ce personnage qui fait figure, dès les premières lignes, d'anti-héros). Issu d'une famille pauvre, il a décidé de devenir écrivain. le problème, c'est que jusque là, à part son recueil de poèmes Souris, vendu à une centaine d'exemplaires, il n'a pas fait grand chose. Il refuse de gagner de l'argent et pourtant, se plaint de ne pas en avoir : il a quitté tous les emplois qui lui auraient permis de vivre confortablement! Il est désormais embauché dans une librairie/bibliothèque, où il passe dix heures par jour. le premier chapitre est hilarant : la description des personnages qui défilent à la librairie, la façon qu'a Gordon de les percevoir, est très drôle. ... Gordon Comstock est obsédé par l'argent, mais à l'inverse de tout le monde : il n'en veut pas. Il veut fuir tout emploi confortable qui rapporterait, et ce principe le conduit de plus en plus bas. Rosemary, sa petite amie, est d'une patience incroyable. Son ami socialiste, Ravelston, le supporte avec la même gentillesse, et lui ne veut rien entendre : non, on ne payera rien pour lui. Qu'il vive dans la misère, sans personne, il n'acceptera pas de reprendre cet emploi de publicitaire qu'il a quitté de son plein gré. Le roman est un enfoncement progressif : Gordon se plaît à se laisser "couler", loin de l'ambition, du confort, quitte à vivre dans un taudis avec les punaises : Symboliquement, son ennemi, c'est l'aspidistra : on trouve cette plante chez tous les gens de Londres, et tout particulièrement chez ceux que le système a happés. Il prend cette plante en haine et, où qu'il aille, il la rencontre. La focalisation interne 3e personne rend familier de Gordon, au point que, comme son entourage, il nous agace, nous navre, mais on n'arrive pas à le trouver détestable. Pénible, oui, tellement à cheval sur ses principes absurdes qu'on le voit passer à côté de sa vie. Un chapitre, particulièrement, nous place dans cette position : Gordon a gagné 10 livres grâce à l'un de ses poèmes publié dans une revue américaine. Lui qui n'a pas d'argent va pouvoir mieux vivre quelque temps et, que fait-il? Il les claque en une soirée, sous l'oeil impuissant de Rosemary et de Ravelston, s'enivrant au point qu'il va finir en cellule. C'est un livre drôle et grinçant aussi, dans lequel Orwell dévoile encore sa fascination pour la pauvreté, lui qui a été capable de vivre comme un miséreux pour pousser l'expérience jusqu'au bout. En est sorti le roman : Dans la dèche à Paris et à Londres, à lire aussi! Lien : http://edencash.forumactif.o.. + Lire la suite