Un peu d'air frais


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3.83 étoiles sur 5 de 50 Commentaires client

Un peu d'air frais - Sans doute parce que ce roman est un long monologue plein de drôlerie, on a pu dire qu'il s'agit de la part d'Orwell de son livre le plus tonique. A l'instar de Leopold Bloom dans«Ulysse», l'antihéros de ce récit souhaite échapper à la routine, aux traditions. Mais en retournant sur les lieux de son enfance, il ne fait que retrouver le passé et la nostalgie de la vieille Angleterre.

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Détails Un peu d'air frais

Le Titre Du LivreUn peu d'air frais
AuteurGeorge Orwell
ISBN-102264030372
Editeur10-18
Catégoriesrécits
Évaluation du client3.83 étoiles sur 5 de 50 Commentaires client
Nom de fichierun-peu-d-air-frais.pdf
La taille du fichier29.65 MB


15 novembre 2010
Georges a 45 ans, il est représentant de commerce, gros, rouge, il porte un dentier... Il se regarde vieillir quand une affiche publicitaire l'arrache au présent et le plonge dans ses souvenirs d'enfance... et nous avec. C'est une véritable rencontre avec la nostalgie, ce qu'elle a de merveilleux, de réparateur. Les descriptions de ce petit village à une encablure de Londres à l'aube de la première guerre mondiale font de nous les spectateurs muets et admiratif de l'histoire. Orwell nous fait remonter le temps, la Tamise regorge de poissons, des grainetiers font pousser la nourriture pour les oiseaux au fond de leur jardin, des châteaux sont abandonnés aux promeneurs, les étangs frais et profonds abritent d'énormes carpes, les enfants ont le temps de s'allonger sur le dos pour regarder les nuages et ils aiment ça ! Tout cela dans un parfum d'entre-deux guerre, de champs de batailles à venir, le livre est écrit en 39 et on sent l'inquiétude poindre. Les thèmes chers à Orwell sont présents en toile de fond, notre anti-héro pressent la guerre et les grands bouleversements qui vont modifier le monde. En remontant le chemin de ses souvenirs, Georges se rappelle qu'il s'était promis de revenir pêcher ces carpes, dans cet étang caché sous d'énormes hêtres. 40 après, il décide de remonter le courant vers les lieux de son enfance avec une canne à pêche mais "On ne peut pas remettre Jonas dans le ventre de la baleine". C'est un livre formidable qui malgré la nostalgie possède une certaine drôlerie et pour peu qu'on prenne le temps de se laisser envahir par cette atmosphère, on passe un très bon moment. + Lire la suite

27 septembre 2014
Tout ça va arriver: toutes les pensées que vous refoulez soigneusement au fond de votre esprit, tous vos motifs de terreur, toutes ces choses dont vous vous dites qu'elles ne sont que des cauchemars, ou qu'on ne les verra jamais se produire en Angleterre. Les bombes, les queues pour avoir la nourriture, les matraques, les barbelés, les chemises de couleur, les slogans, les visages énormes sur les affiches, les mitrailleuses qui crépitent aux fenêtre des chambres à coucher. Tout cela va arriver. Je le sais - du moins, je le savais à ce moment-là. Il n'y a pas d'échappatoire. Luttez contre si cela vous chante, ou regardez ailleurs en faisant semblant de ne rien voir, ou empoignez votre clé anglaise et allez avec les autres participer à une bonne séance de cassage de gueules. Mais il n'y a pas de sortie. Cela arrivera parce que cela doit arriver. + Lire la suite

15 mai 2015
Et cette pensée me poursuivait : peut-être bien que la plupart des gens que nous voyons marcher sont morts. Nous disons qu'un homme est mort quand son cœur cesse de battre, pas avant. Ça semble un peu arbitraire. Après tout, il y a des parties de votre corps qui continuent à fonctionner -le poil, par exemple, pousse encore pendant des années. Peut-être un homme meurt-il vraiment quand son cerveau s'arrête -quand il a perdu l'aptitude à enregistrer une idée neuve. Ce cher Porteous est comme ça. Une merveille d'érudition, une merveille de bon goût -mais incapable de changer. Dit les mêmes choses, remâche les mêmes pensées, jour après jour, année après année. Il y a des tas de gens comme ça. Morts dans leur tête, bloqués de l'intérieur. Avançant et reculant sur la même voie exiguë, et perdant sans cesse de leur consistance, comme des spectres. + Lire la suite