Un monde vacillant


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Un monde vacillant - Rose Meadows a dix-huit ans lorsqu'elle entre au service des Mitwisser, des Juifs berlinois qui ont dû fuir la montée du nazisme et ont échoué dans le Bronx. Dans cette famille sans le sou, irritable à l'excès, chacun semble jouer une partition de soliste incompatible avec celle des autres. Rudolph Mitwisser, le père, illustre homme de lettres, spécialiste des Karaïtes - une secte juive dissidente du IXe siècle - vit plongé dans ses ivres. Elsa, sa femme, refuse ce ...

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Détails Un monde vacillant

Le Titre Du LivreUn monde vacillant
AuteurCynthia Ozick
ISBN-102879294568
EditeurEditions de l'Olivier
Catégoriesentretiens
Évaluation du client3.42 étoiles sur 5 de 33 Commentaires client
Nom de fichierun-monde-vacillant.pdf
La taille du fichier26.74 MB


24 janvier 2016
C'est un roman étrange, qui nous plonge dans une atmosphère particulière de déchéance et d'abandon. Rose, jeune fille livrée à elle-même, est employée par les Mitwisser, famille juive d'intellectuels réfugiés dans le New York d'avant guerre; elle observe sa famille d'accueil, ruinée, égoïste et sombre, qui vit dans l'attente du retour d'un bienfaiteur, James, héritier d'un dessinateur pour enfants, lui-même prisonnier de l'image que son père a fait de lui. Un livre intéressant, qui se lit facilement et qui marque surtout par ses personnages, qui ont tous perdu leur identité et leurs racines.

13 septembre 2009
Rose Meadows, 18 ans, entre au service des Mitwisser, une famille de juifs allemands réfugiés aux Etats-unis. Après une enfance auprès d'un père, professeur de mathématiques, froid, menteur et joueur, Rose va découvrir la déchéance de cette famille sans le sou, autrefois prospère : Rudolph, le père, est un homme de lettres, spécialiste des Karaïtes, secte juive dissidente de 9ème siècle et ne vit plus que pour ses recherches. Elsa, la mère, spécialiste de physique renvoyée pour sa judéité, refuse l' exil et sa nouvelle langue et tombe peu à peu dans la folie. Anneliese, l'aînée des 5 enfants, qui refuse l'école et gère le foyer. Waltraut, la petite dernière, délaissée par tous et enfin les 3 fils, remuants qui se sont donnés 3 noms. Etrabnge famille dont les uniques revenus proviennent d'un certain James, riche héritier mystérieux. Nous allons suivre donc cette grande famille tout le temps où Rose sera à leur service. Les personnages sont nombreux, riches et très bien travaillés. Nous les verrons évoluer au fil du roman en bien comme en mal. le monde vacille pour chacun et l'avenir ne sera pas forcément celui qu'ils attendaient. Forces déceptions et victoires seront au rendez-vous. L'auteur aura su peindre un univers qui basculera dans le nazisme, le totalitarisme et le communisme. La tragédie finale n'est qu'une évocation de celle plus grande qui secouera le monde. C'est une vision du monde très noire qui coule de ce récit sans concessions. Les personnages sont sinistres et le lecteur n'aura qu'une envie : les secouer... mais en vain. C'est d'une intégration ratée, formidablement décrite, dont il s'agit ici. Les mitwisser n'auront pas su se fondre dans une nouvelle société, occupés qu'ils étaient à essayer de revivre l'ancienne. Les travaux universitaires de Mr mitwisser n'intéressent personne. Ecrasé, réduit à l'anonymat et à l'inutilité, il se sentira comme mort. Seule note d'espoir, Rose qui ne se laissera pas abattre et poursuivra sa vie, en toute liberté, sans rien devoir à personne, dans un monde moderne où les femmes trouveront peu à peu leur place. C'est un roman magistral, long,, très long où il ne se passe pas grand chose mais il faut savoir prendre son temps pour en apprécier pleinement le sens. Chacun peut être étranger, même dans son propre pays. Les déchirures de l'exil, la misère, les blessures de l'enfance : Cynthia Ozick aura su toucher à des thèmes universels en toute finesse. le lecteur ne pourra sortir indifférent de cette lecture. Lien : http://legrenierdechoco.over.. + Lire la suite

01 mars 2006
Lecture jeune, n°117 - Le Bronx, 1935 : après avoir répondu à une petite annonce lacunaire, la jeune Rose Meadows entre au service des Mitwisser, Juifs berlinois déracinés et sans le sou. Rose peine à trouver sa place au sein de cette famille silencieuse et énigmatique. Sera-t-elle la nurse de la petite dernière, la gouvernante des quatre aînés, la garde-malade de la mère – physicienne déchue au bord de la folie – la secrétaire du père – universitaire reconnu en Allemagne pour ses travaux sur les Karaïtes, une obscure secte juive dissidente du IXe siècle – ou l’intendante de leur bienfaiteur, l’insaisissable James? Rose endosse tour à tour ces différents rôles. C’est ainsi qu’elle apprend à aimer ces êtres brisés et fascinants et finit par percer le mystère qui les entoure. L’oeuvre de Cynthia Ozick, née de parents russes ayant fui les pogroms du début du siècle, ne cesse d’interroger l’identité juive. L’auteur compose ici une fresque ténébreuse sur l’exil, une partition subtile sur la déchéance et la rédemption. Le style, exigeant et dense, donne corps à des personnages vibrants que le lecteur intrigué découvre pas à pas à travers le regard neuf de Rose, les révélations illuminées de la mère et les éclairages d’un narrateur omniscient. Gaëlle Glin