Le musée de l'Innocence


Livres Couvertures de Le musée de l'Innocence
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Le musée de l'Innocence - Nous sommes en 1975. Kemal, un jeune homme d’une trentaine d’années s’apprête à épouser Sibel, issue comme lui de la bonne bourgeoisie stanbouliote, quand il rencontre Füsun, une parente éloignée, vendeuse dans une boutique de luxe. Il tombe amoureux de la jeune fille. Sous prétexte de lui donner des cours de mathématiques, Kemal retrouve Füsun tous les jours dans l’appartement vide de sa mère, tout en poursuivant sa liaison avec ...

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Détails Le musée de l'Innocence

Le Titre Du LivreLe musée de l'Innocence
AuteurOrhan Pamuk
ISBN-102070786595
EditeurGallimard
Catégorieslittérature
Évaluation du client3.91 étoiles sur 5 de 163 Commentaires client
Nom de fichierle-musée-de-l-innocence.pdf
La taille du fichier26.31 MB


12 juillet 2011
Hormis les scènes d'amour impudiques et les interprétations qui risquaient de froisser les susceptibilités concernant l'islamisme, Atatürk, l'armée kurde, les hommes de religion, le président de la République, les Kurdes, les Arméniens, les Juifs et les Grecs, le cinéma était libre, selon Hayal Hayati.Mais il savait bien que cela n'était pas vrai et il le disait parfois en riant. Car depuis un demi-siècle, les membres de la Commission de censure avaient pris l'habitude de frapper d'interdiction pour toutes sortes de motifs non seulement les sujets prohibés par la volonté de l'Etat et gênants pour les dirigeants mais également tous les films qu'ils trouvaient trop abrupts ou pas à leur goût, et ils prenaient un réel plaisir à user de ce pouvoir à leur guise et avec humour, comme le faisait remarquer Hayal Hayati. + Lire la suite

22 novembre 2014
Innocent, 'Le musée de l'innocence' ne l'est certainement pas ! Car ce n'est pas une jolie histoire de couple ou même une passion flamboyante qu'il raconte, mais bien une obsession amoureuse torturée et vaguement malsaine... Une obsession plutôt effrayante donc, et pourtant tout à fait passionnante à lire pour moi tant elle était juste et décrite avec talent ! Cette obsession, c'est celle de Kemal, un golden boy d'Istanbul à qui tout réussit, pour Füsun, sa cousine éloignée, jeune, séduisante et pauvre. Une obsession qu'il appelle bien entendu grand amour romantique, mais qui le conduit progressivement à renoncer à tout ce qui faisait sa vie et son bien-être, pour se consacrer à l'attente de sa belle, au chapardage maniaque des objets qu'elle a touchés et aux soirées TV avec ses parents... Tout ça pendant des années... Je n'ai pas l'impression de spoiler en écrivant ça, car l'intrigue pourrait se résumer en 20 phrases (sans exagérer) mais ne dirait pourtant rien de l'intérêt de ce pavé de plus de 800 pages. Ce roman est simplement magnifique parce qu'on s'y reconnaît par moments, parce qu'il rend les moments de latence et de lenteur par des chapitres entiers où il ne se passe rien et qui ne sont pourtant pas ennuyeux, parce qu'il décrit si bien la dégringolade de Kemal qu'on a envie d'intervenir dans le livre pour qu'il arrête son délire, parce qu'il contient des phrases merveilleuses de lucidité, parce qu'il nous fait rêver avec Istanbul, le Bosphore et les bons plats turcs... Bref, j'ai été emportée et bluffée et enchantée et plus encore... Livre compte triple : Challenge Nobel, Challenge Pavés, Challenge ABC. + Lire la suite

09 juillet 2017
Mais sans la gaieté de l’enivrement que m’inspirait la beauté du matin, ce n’est que rarement que je pouvais sincèrement croire en ces rêves. La plupart du temps, je ne parvenais pas l’oublier et ce qui modelait ma souffrance amoureuse était non plus l’absence de Füsun mais le constat que cette douleur semblait ne jamais devoir prendre fin.