Club Dumas


Livres Couvertures de Club Dumas
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Club Dumas - A-t-on réellement découvert un chapitre manuscrit des Trois Mousquetaires ? Quel rapport y-a-t-il entre le chef-d'œuvre de Dumas et ces Neuf Portes du royaume des ombres, livre diabolique dont l'auteur fut brûlé l'année même de la mort de d'Artagnan ? Telles sont les questions auxquelles Corso, chercheur de livres rares pour collectionneurs fortunés, tente de répondre en butant sur des cadavres, de Tolède à Sintra, puis chez les bouquinistes de Paris e...

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Détails Club Dumas

Le Titre Du LivreClub Dumas
AuteurArturo Pérez-Reverte
ISBN-102253076562
EditeurLe Livre de Poche
Catégoriesmystère
Évaluation du client3.75 étoiles sur 5 de 583 Commentaires client
Nom de fichierclub-dumas.pdf
La taille du fichier23.09 MB


28 septembre 2012
Plus tard, on mûrit, on devient flaubertien ou stendhalien. On penche pour Faulkner, Lampedusa, Garcia Marquez, Durrell ou Kafka... On devient différents les uns des autres; on devient même adversaires. Mais nous nous faisons tous un clin d'oeil complice quand nous parlons de certains auteurs, de certains livres magiques qui nous firent découvrir la littérature sans nous attacher à des dogmes ni nous donner des leçons équivoques. Telle est notre authentique partie commune : des récits fidèles non pas à ce que les hommes voient, mais à ce que les hommes rêvent. + Lire la suite

27 septembre 2014
Roman à entrées multiples, partouze d'intrigues charnues, tourbillonnements de mots, ce bouquin ambitieux laisse néanmoins un goût d'inachevé dans la bouche. Passionnant par la richesse d'informations qu'il prodigue sur les romans-feuilletons du XIXème siècle et les prodigieux écrivains qui y ont sévit, Alexandre Dumas en tête, ce livre est une petite mine de découvertes littéraires. On y apprend beaucoup de détails instructifs. La petite porte qui ouvre sur la grande aventure romanesque. Arturo Perez-Reverte s'interroge sur le roman, ses constructions, les appréhensions et compréhensions que nous nous faisons des personnages. Leur emprise dans nos têtes, nos coeurs et nos vies. L'empreinte de leurs mythologies dans nos cultures d'occidentaux. L'identification des vices et des vertus que nous leur prêtons... Petite porte après petite porte, c'est face à la neuvième que le roman sent le souffre. Pourtant, ce n'est pas l'option que l'auteur choisit et le choix de cette double intrigue nuit à la linéarité du roman. À la fois passionnant et ennuyeux. C'est troublant. En effet, le roman oscille entre deux trames : 1) la course pour l'authentification et la vente d'un feuillet manuscrit d'un des chapitres écrits par Dumas pour "Les Trois Mousquetaires" 2) l'énigme cachée dans les 3 exemplaires connus d'un livre appelé "La Neuvième Porte". Ambitieux mais on dirait que l'auteur se moque du dénouement de l'intrigue. D'ailleurs, même si la majorité du livre est écrit à la 3ème personne pour raconter l'histoire de Corso, certains chapitres sont eux rédigés à la 1ère personne et positionne le point de vue de l'écrivain (via un autre personnage) plus vers le livre d'Histoire littéraire que le livre d'énigmes diaboliques auquel on se serait attendu. Néanmoins, le bouquin est toujours meilleur que le film raté de Polanski qui occulte la partie Dumas, pourtant la plus passionnante. En revanche, le choix de Johnny Depp pour le film était très cohérent, Corso, le personnage principal, prêt à tout pour gagner de l'argent, étant décrit comme un petit lapin malin et malicieux, au sourire charmeur. L'identification est donc parfaite. 2,5/5 Un grand merci à XL pour m'avoir gentiment offert ce joli bout de littérature :-) + Lire la suite

22 juillet 2015
Eblouissant ! Je n'ai pas d'autre mot pour qualifier ce roman dont je viens de tourner la dernière page, j'ai été éblouie, et je n'ai fait qu'apprécier de plus en plus ma lecture au fil des chapitres. Pourtant, ce n'était pas gagné. J'ai lu ce livre en espagnol, je l'avais acheté avant de passer quelques jours à la plage, lecture facile et faussement intello m'étais-je dis. Effectivement, le livre a fait le déplacement avec moi à Hollbox, mais il en est revenu avant d'avoir été ouvert, c'était il y a trois ans. Soucieuse de ne pas le laisser prendre la poussière, je ne sais quelle intuition subite m'a fait le commencer au début du mois de juillet, encore loin des idées de plage. On est presque trois semaines plus tard, j'ai enfin fini les quelques 16 chapitres de ce livre, en me disant plusieurs fois que mon niveau d'espagnol (ben oui, je l'ai lu en espagnol, une lecture facile et faussement intello pensais-je, n'est-ce pas…) n'était pas à la hauteur, que je passais à côté de tout un pan du roman… Mais malgré cela, j'ai aimé cette lecture qui m'a demandé un tel niveau de concentration, et qui m'a surprise plus d'une fois. Je ne m'attarderai pas sur le côté érudit de ce livre, sur tout ce que l'on apprend sur les livres anciens et sur les romans-feuilletons du XIXème. C'est intéressant ou amusant selon les moments, mais cela n'est que la surface de ce livre. Il recèle bien d'autres trésors bien plus beaux et plus précieux. Il y a d'abord l'incroyable plume de Pérez-Reverte. Il est journaliste de formation, et il en garde un sens aigu de la formule et une capacité à décrire les personnages et les décors en quelques phrases qui font mouche et qui, au-delà de la description font passer une sensation, un sentiment, c'en est presque physique. Et cette plume que l'on sent facile et légère mais dont on peut presque palper le lent travail de polissage des phrases est capable de faire passer toutes les digressions inutiles à l'intrigue principale comme des scènes pleines de vie et palpitantes que le lecteur dévore sans même s'en rendre compte. Il y a aussi l'immense tendresse de Pérez-Reverte pour ses personnages. Corso, le héros, bien sûr. Mais aussi cette fragile Irène Adler (sic), et même La Ponte. Même les méchants sont traités par Pérez-Reverte avec un immense respect et une vraie affection. Y a-t-il beaucoup d'auteurs qui, au moment où le héros et la jeune ingénue vont enfin conclure, décrivent une scène de panne sexuelle ? Je n'en connais pas, mais Pérez-Reverte ose le faire, et le fait avec toute la tendresse et le respect pour son personnage qui permet de ne pas rendre la scène scabreuse, mais au contraire, de rendre ce héros un peu cabossé par la vie encore plus attachant. En parlant d'attachant, je dois confesser que j'ai aimé chez Pérez-Reverte cette capacité à me faire accepter, et même à apprécier, des éléments qui souvent m'insupportent dans les autres livres, surtout les livres à suspens. Quel besoin que le personnage soit seul et abîmé par la vie, quel besoin de nous entretenir de ses amours passées et fracassées, quel besoin de nous coller une histoire d'amour et peut-être même de rédemption dans les pattes ?... Pérez-Reverte fait tout cela, et même plus, et ce qui me donne des allergies habituellement me fait ici aimer le personnage, je m'attache à lui et je pense avec affection à cette Nikon qu'il a laissée partir ou avec une tendresse pleine de commisération à ces batailles napoléoniennes qu'il se joue et se rejoue chaque soir. Non, je ne suis pas tombée amoureuse de Corso, mais j'ai aimé côtoyer ce personnage dans sa solitude et son intimité pendant les presque 500 pages de ce livre. Et bien sûr, que dire de cette réflexion sur la relation entre le livre et le lecteur. Ce roman est un habile jeu de miroir avec des mises en abyme continuelles et toujours renouvelées. La plus évidente, celle de Corso qui se considère comme un personnage réel et qui se demande quel serait l'auteur qui pourrait inventer une telle histoire s'il était un personnage de fiction. Mais au fur et à mesure que l'intrigue se précise, c'est toute la relation entre le livre, l'auteur et le lecteur qui se mire dans l'histoire. Il est question de ce que le lecteur projette dans le livre, la façon dont il interprète les intentions de l'auteur et dont il anticipe l'histoire. Dans un livre, il n'y a pas de coïncidence, rien n'est fortuit, à la différence de la réalité. Corso devient alors la métaphore du lecteur, celui qui interprète tout, qui cherche derrière chaque phrase, chaque élément, l'intention de l'auteur. Et Pérez-Reverte joue habillement de cela, sachant ce que le lecteur devinera, ou croira deviner, de ses intentions et s'amusant à le berner gentiment, le renvoyant à ses contradictions et à celle de la littérature. Et c'est pour cela que la fin m'a semblée on ne peut plus cohérente. Simple, sans chercher midi à quatorze heures, sans effet de manche, mais donnant au livre tout le relief qu'il mérite. Et tant pis si je ne sais pas en définitive qui est Irène Adler (après tout, est-ce une fausse identité, ou une coïncidence fortuite), je sais ce que moi j'ai projeté sur elle, que l'auteur n'avait sciemment pas mis dans le personnage, et je sais que je suis donc une lectrice, de celles qui se font happer par une histoire et qui ne peuvent en ressortir avant que l'auteur ne l'ait décidé. Corso est merveilleux dans sa quête qui se révèle aussi illusoire que celle du Graal, et Pérez-Reverte est décidemment un immense auteur. Je l'avais aimé dans le Cimetière des bateaux sans nom, adoré dans le Peintre des batailles, j'avais été moins enthousiasmée par les trop acclamées aventures du Capitaine Alatriste (dont je n'ai lu que le premier tome), je sais maintenant que c'est un écrivain hors pair, dont je risque à partir de maintenant d'acheter les livres sans même en livre le résumé, sûre d'être emportée par sa plume, sûre d'un merveilleux moment de lecture. Eblouie, non il n'y a pas d'autre mot. + Lire la suite