Club Dumas


Livres Couvertures de Club Dumas
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Club Dumas - A-t-on réellement découvert un chapitre manuscrit des Trois Mousquetaires ? Quel rapport y-a-t-il entre le chef-d'œuvre de Dumas et ces Neuf Portes du royaume des ombres, livre diabolique dont l'auteur fut brûlé l'année même de la mort de d'Artagnan ? Telles sont les questions auxquelles Corso, chercheur de livres rares pour collectionneurs fortunés, tente de répondre en butant sur des cadavres, de Tolède à Sintra, puis chez les bouquinistes de Paris e...

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Détails Club Dumas

Le Titre Du LivreClub Dumas
AuteurArturo Pérez-Reverte
ISBN-102253076562
EditeurLe Livre de Poche
Catégoriesmystère
Évaluation du client3.75 étoiles sur 5 de 583 Commentaires client
Nom de fichierclub-dumas.pdf
La taille du fichier25.55 MB


07 août 2015
L- Chouette, il y a des images : comme dans les bibliothèques roses ou vertes ! Waouh, il y a les mêmes à 3 endroits différents : c'est con, non ? Ils auraient pu mettre des différentes ! E- Dis, tu lis pas ? L- Arrête, je regarde d'abord les images moi, j'ai toujours fait comme cela, pour m'encourager. D'ailleurs regarde, c'est pas vraiment les mêmes. C'est le jeu des 7 erreurs ! Chic, on va jouer ! Eh, eh j'ai trouvé, mais pas sur toutes. Ce serait plus gai à deux. E- Ben moi je compte pas alors, c'est pas parce que c'est toi qui lis et moi qui écris que je ne peux pas jouer aussi. Et d'ailleurs, toi derrière ton écran, tu peux jouer puisque tu lis aussi. Ah, c'est pas les mêmes qui sont différentes dans le 3ème jeu. L- Y a un problème : on n'en trouve que 6 d'erreurs. Normalement c'est toujours 7. E- Oui, bon, faudra lire pour comprendre. Maintenant, tu ferais mieux de regarder les schémas, les schémas c'est toujours ce qu'il y a de plus important. L- Bien moi je peux te dire que si il y a des schémas alors c'est un livre de mécanique ou pour faire des câblages et des connections. E- Euh, c'est pas marqué que c'est un livre sur les livres et sur Dumas ? L- Non, avec des schémas c'est un livre de mécanique. Bon d'accord, ça peut aussi bien être un traité de mécanique de lecture ! E- Ou d'écriture ! L- C'est forcé puisque celui qui lit il écrit aussi dans sa tête, son histoire. Et celui qui écrit, il l'a écrite en pensant à ce que pourrait penser celui qui la lira. Bon laisse-moi lire. Là cher lecteur il faut que j'interrompe ces enfantillages, même si les enfants sont les meilleurs lecteurs et acceptent les règles du jeu que leur propose l'auteur. Mais toi derrière ton écran qui est adulte, tu te demandes pourquoi je ne parle pas de Dumas, ni des neufs portes ? Je vais te surprendre : ce ne sont que deux exemples (d'après moi). Car quand c'est l'auteur qui est représenté par le narrateur qui parle ; c'est bien de l'art d'écrire, du travail de l'écrivain et de l'art de lire, du plaisir du lecteur dont il nous entretient. Mais aussi et bien sûr du plaisir de l'écrivain de jouer avec ses lecteurs. L'écrivain omniscient qui ne laisse rien au hasard, mais qui essaye d'empêcher son lecteur de deviner la fin avant l'heure. C'est un exercice bien étrange auquel s'est appliqué Arturo Pérez-Reverte avec ses jeux intertextuels : comme quand un magicien vous dit qu'il va vous expliquer un tour de magie, et lorsque vous croyez avoir compris, il recommence autrement quelque chose de plus difficile. Et vous, vous avez des étoiles plein les yeux comme quand vous étiez enfant. Ca c'est la magie d'un grand écrivain. Alors il ne faut connaître ni Dumas, ni la cabale, ni Sherlock Homes, rien du tout car tout le monde peut jouer et éprouver un plaisir différent. Bon évidemment quand Arturo raconte quelque part que les Dupondts sont rusés, alors que comme policiers ils se font voler leur portefeuilles sur le marché, je me dis qu'il est grand temps de relire le secret de la licorne. « 3 frères unys, 3 licornes de conserve voguant au soleil de midi parleron. Car c'est de la lumière que viendra la lumière. » Et toi, toujours derrière ton écran je l'espère, sache encore que tu apprendras plein de choses sur les parchemins, les incunables, les feuilletons, sur Dumas, sur l'ésotérisme et bien d'autres choses. Sur toi-même aussi, peut-être, si tu joues bien. Bon, ce sont les vacances et si tu n'as pas le Club Dumas sous la main, je vais te dire un petit secret. Tu peux bien exercer toute ta sagacité en allant lire Certes, Terces reste secret qui a remporté le défi d'écriture de juillet. Tu le trouveras dans Forum – café littéraire – défi d'écriture de juillet ou avec le lien http://www.babelio.com/forum/viewtopic.php?t=10675&start=15. Cela aussi c'est malin et tu pourras bien t'amuser. Bonnes vacances. + Lire la suite

22 juillet 2015
Eblouissant ! Je n'ai pas d'autre mot pour qualifier ce roman dont je viens de tourner la dernière page, j'ai été éblouie, et je n'ai fait qu'apprécier de plus en plus ma lecture au fil des chapitres. Pourtant, ce n'était pas gagné. J'ai lu ce livre en espagnol, je l'avais acheté avant de passer quelques jours à la plage, lecture facile et faussement intello m'étais-je dis. Effectivement, le livre a fait le déplacement avec moi à Hollbox, mais il en est revenu avant d'avoir été ouvert, c'était il y a trois ans. Soucieuse de ne pas le laisser prendre la poussière, je ne sais quelle intuition subite m'a fait le commencer au début du mois de juillet, encore loin des idées de plage. On est presque trois semaines plus tard, j'ai enfin fini les quelques 16 chapitres de ce livre, en me disant plusieurs fois que mon niveau d'espagnol (ben oui, je l'ai lu en espagnol, une lecture facile et faussement intello pensais-je, n'est-ce pas…) n'était pas à la hauteur, que je passais à côté de tout un pan du roman… Mais malgré cela, j'ai aimé cette lecture qui m'a demandé un tel niveau de concentration, et qui m'a surprise plus d'une fois. Je ne m'attarderai pas sur le côté érudit de ce livre, sur tout ce que l'on apprend sur les livres anciens et sur les romans-feuilletons du XIXème. C'est intéressant ou amusant selon les moments, mais cela n'est que la surface de ce livre. Il recèle bien d'autres trésors bien plus beaux et plus précieux. Il y a d'abord l'incroyable plume de Pérez-Reverte. Il est journaliste de formation, et il en garde un sens aigu de la formule et une capacité à décrire les personnages et les décors en quelques phrases qui font mouche et qui, au-delà de la description font passer une sensation, un sentiment, c'en est presque physique. Et cette plume que l'on sent facile et légère mais dont on peut presque palper le lent travail de polissage des phrases est capable de faire passer toutes les digressions inutiles à l'intrigue principale comme des scènes pleines de vie et palpitantes que le lecteur dévore sans même s'en rendre compte. Il y a aussi l'immense tendresse de Pérez-Reverte pour ses personnages. Corso, le héros, bien sûr. Mais aussi cette fragile Irène Adler (sic), et même La Ponte. Même les méchants sont traités par Pérez-Reverte avec un immense respect et une vraie affection. Y a-t-il beaucoup d'auteurs qui, au moment où le héros et la jeune ingénue vont enfin conclure, décrivent une scène de panne sexuelle ? Je n'en connais pas, mais Pérez-Reverte ose le faire, et le fait avec toute la tendresse et le respect pour son personnage qui permet de ne pas rendre la scène scabreuse, mais au contraire, de rendre ce héros un peu cabossé par la vie encore plus attachant. En parlant d'attachant, je dois confesser que j'ai aimé chez Pérez-Reverte cette capacité à me faire accepter, et même à apprécier, des éléments qui souvent m'insupportent dans les autres livres, surtout les livres à suspens. Quel besoin que le personnage soit seul et abîmé par la vie, quel besoin de nous entretenir de ses amours passées et fracassées, quel besoin de nous coller une histoire d'amour et peut-être même de rédemption dans les pattes ?... Pérez-Reverte fait tout cela, et même plus, et ce qui me donne des allergies habituellement me fait ici aimer le personnage, je m'attache à lui et je pense avec affection à cette Nikon qu'il a laissée partir ou avec une tendresse pleine de commisération à ces batailles napoléoniennes qu'il se joue et se rejoue chaque soir. Non, je ne suis pas tombée amoureuse de Corso, mais j'ai aimé côtoyer ce personnage dans sa solitude et son intimité pendant les presque 500 pages de ce livre. Et bien sûr, que dire de cette réflexion sur la relation entre le livre et le lecteur. Ce roman est un habile jeu de miroir avec des mises en abyme continuelles et toujours renouvelées. La plus évidente, celle de Corso qui se considère comme un personnage réel et qui se demande quel serait l'auteur qui pourrait inventer une telle histoire s'il était un personnage de fiction. Mais au fur et à mesure que l'intrigue se précise, c'est toute la relation entre le livre, l'auteur et le lecteur qui se mire dans l'histoire. Il est question de ce que le lecteur projette dans le livre, la façon dont il interprète les intentions de l'auteur et dont il anticipe l'histoire. Dans un livre, il n'y a pas de coïncidence, rien n'est fortuit, à la différence de la réalité. Corso devient alors la métaphore du lecteur, celui qui interprète tout, qui cherche derrière chaque phrase, chaque élément, l'intention de l'auteur. Et Pérez-Reverte joue habillement de cela, sachant ce que le lecteur devinera, ou croira deviner, de ses intentions et s'amusant à le berner gentiment, le renvoyant à ses contradictions et à celle de la littérature. Et c'est pour cela que la fin m'a semblée on ne peut plus cohérente. Simple, sans chercher midi à quatorze heures, sans effet de manche, mais donnant au livre tout le relief qu'il mérite. Et tant pis si je ne sais pas en définitive qui est Irène Adler (après tout, est-ce une fausse identité, ou une coïncidence fortuite), je sais ce que moi j'ai projeté sur elle, que l'auteur n'avait sciemment pas mis dans le personnage, et je sais que je suis donc une lectrice, de celles qui se font happer par une histoire et qui ne peuvent en ressortir avant que l'auteur ne l'ait décidé. Corso est merveilleux dans sa quête qui se révèle aussi illusoire que celle du Graal, et Pérez-Reverte est décidemment un immense auteur. Je l'avais aimé dans le Cimetière des bateaux sans nom, adoré dans le Peintre des batailles, j'avais été moins enthousiasmée par les trop acclamées aventures du Capitaine Alatriste (dont je n'ai lu que le premier tome), je sais maintenant que c'est un écrivain hors pair, dont je risque à partir de maintenant d'acheter les livres sans même en livre le résumé, sûre d'être emportée par sa plume, sûre d'un merveilleux moment de lecture. Eblouie, non il n'y a pas d'autre mot. + Lire la suite

28 septembre 2014
Un grand lit, deux petits déjeuners sur un plateau. Liana Taillefer assise sur le lit, blonde et stupéfaite, une tartine de pain grillé entamée à la main, un sein volumineux et blanc à l'air libre, l'autre retenu par sa chemise de nuit de soir, largement échancrée. Mamelons de cinq centimètres de diamètre, observa Corso sans passion en refermant la porte derrière lui. Mieux vaut tard que jamais.