Rymes


Livres Couvertures de Rymes
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Rymes - En août 1545, un an après la publication de Délie, sortaient des presses de l'imprimeur jean de Tournes les Rymes de gentile et vertueuse dame D. Pernette Du Guillet Lyonnoise. Ce mince ouvrage posthume fut composé sur " les instantes, et affectionnées remonstrances de son dolent mary ", Antoine Du Moulin, qui recueillit les " brouillars " de Pernette destinés à être " en grande admiration leu [s] de tous ". Parangon vertueux, comme le proclame l'ensemble de...

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Détails Rymes

Le Titre Du LivreRymes
AuteurPernette du Guillet
ISBN-102600010637
EditeurDroz
Catégorieslittérature
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Nom de fichierrymes.pdf
La taille du fichier25.32 MB


31 août 2016
Je suis la Journée Je suis la Journée, Vous, Amy, le jour, Qui m'a détournée Du fâcheux séjour. D'aimer la Nuit certes je ne veux point, Pource qu'à vice elle vient toute à point : Mais à vous toute être Certes je veux bien, Pource qu'en votre être Ne gît que tout bien. Là où en ténèbres On ne peut rien voir Que choses funèbres, Qui font peur avoir, On peut de nuit encor se réjouir De leurs amours faisant amants jouir : Mais la jouissance De folle pitié N'a point de puissance Sur notre amitié, Vu qu'elle est fondée En prospérité Sur Vertu sondée De toute équité. La nuit ne peut un meurtre déclarer, Comme le jour, qui vient à éclairer Ce que la nuit cache, Faisant mille maux, Et ne veut qu'on sache Ses tours fins, et cauts. La nuit la paresse Nourrit, qui tant nuit : Et le jour nous dresse Au travail, qui duit. Ô heureux jour, bien te doit estimer Celle qu'ainsi as voulu allumer, Prenant toujours cure Réduire à clarté Ceux que nuit obscure Avait écartés ! Ainsi éclairée De si heureux jour, Serai assurée De plaisant séjour. + Lire la suite

06 août 2015
Le Corps ravi, l'Âme s'en émerveille Le Corps ravi, l'Âme s'en émerveille Du grand plaisir qui me vient entamer, Me ravissant d'Amour, qui tout éveille Par ce seul bien, qui le fait Dieu nommer. Mais si tu veux son pouvoir consommer, Faut que partout tu perdes celle envie : Tu le verras de ses traits s'assommer, Et aux Amants accroissement de vie.

22 février 2014
A Un Sot Rimeur, Qui Trop L'Importunait D'Aimer. Tu te plains que plus ne rimasse, Bien qu'un temps fut que plus aimasse À étendre vers rimassés, Que d'avoir biens sans rime assez : Mais je vois que qui trop rimoye Sus ses vieux jours enfin larmoye. Car qui s'amuse à rimacher À la fin n'a rien à mâcher. Et pource, donc, rime, rimache, Rimone tant et rime hache, Qu'avecques toute ta rimaille N'aies, dont tu sois marri, maille : Et tu verras qu'à ta rimasse Comme moi feras la grimace, Maudissant et blâmant la rime, Et le rimasseur qui la rime, Et le premier qui rimona Pour le grand bien qu'en rime on a. Et tu veux qu'à rimaillerie Celui qui n'aura maille rie ? Je te quitte, maître rimeur, Et qui plus a en sa rime heur, En rime lauds, en rime honneurs, Ensemble tous tels rimoneurs. (Epître II) + Lire la suite