Fonds perdus


Livres Couvertures de Fonds perdus
3.5 étoiles sur 5 de 45 Commentaires client

Fonds perdus - New York, début des années 2000, entre l'éclatement spectaculaire de la bulle Internet et l'effondrement des tours jumelles. Maxine, jeune mère new-yorkaise à la vie amoureuse mouvementée, est une inspectrice des fraudes qui a perdu sa licence officielle pour avoir trop bien conseillé un client véreux. Elle n'a pourtant pas remisé son pistolet, et la voilà embarquée malgré elle dans une aventure haletante et dangereuse : comment se fait-il que la start-up du très l...

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Détails Fonds perdus

Le Titre Du LivreFonds perdus
AuteurThomas Pynchon
ISBN-102757854682
EditeurPoints
Catégoriesrécits
Évaluation du client3.5 étoiles sur 5 de 45 Commentaires client
Nom de fichierfonds-perdus.pdf
La taille du fichier25.51 MB


08 septembre 2014
C’est le premier jour du printemps 2001, et Maxine Tarnow, que certains ont encore dans leur système sous le nom de Loeffler, accompagne ses enfants à pied à l’école. D’accord, ils ont peut-être passé l’âge de se faire escorter, peut-être que Maxine ne veut pas les lâcher comme ça tout de suite, mais ce n’est qu’à deux rues, c’est sur le chemin du bureau, elle aime bien, et alors ? Ce matin, tout le long des rues, on ditait que chaque poirier de Chine de l’Upper West Side a éclos dans la nuit en grappes de fleurs blanches. Tandis que Maxine les contemple, le soleil se hisse au-dessus de la ligne des toits et des réservoirs d’eau, atteint le bout du pâté de maisons et pénètre dans un arbre en particulier qui d’un seul coup est empli de lumière. "M’man ?", Ziggy, avec son empressement habituel. "Allez, yo !" "Les garçons, jetez donc un œil, cet arbre, là…" Otis prend une seconde pour regarder. "Super, m’man." Zig est du même avis : "Pas naze." Les garçons continuent à marcher, Maxine considère l’arbre une demi-minute avant de les rattraper. A l’intersection, par réflexe, elle se positionne en extérieur pour faire écran entre eux et tout chauffeur dont l’idée qu’il se fait du sport serait de déboucher au carrefour et de vous écraser. Le soleil réfléchi par les fenêtres orientées est a commencé à poindre en motifs flous sur les façades des bâtiments de l’autre côté de la rue. Les bus articulés, depuis peu en circulation, se traînent laborieusement, tels des insectes géants. On remonte les rideaux de fer, les premiers camions se garent en double file, des gars sont dehors, avec leurs tuyaux d’arrosage, en train de nettoyer leur parcelle de trottoir. Des sans-toit dorment dans des entrées d’immeuble, des pilleurs de poubelles avec d’énormes sacs en plastique remplis de canettes de bière et de soda s’acheminent vers le marché où ils pourront récupérer la consigne, des équipes d’ouvriers attendent devant les immeubles que le concierge fasse son apparition. Les joggeurs rebondissent sur place à la lisière de la chaussée en attendant que les feux changent de couleur. Les flics sont dans des cafés, soignant leur carence en bagels. Enfants, parents et nounous, sur roulettes et à pied, convergent de toutes parts vers les écoles du quartier. La moitié des mômes semblent être sur des trottinettes Razor, si bien qu’à la liste des dangers dont il faut se méfier s’ajoute l’embuscade des deux-roues en alu. L’école Otto Kugelblitz occupe trois immeubles gris-brun contigus entre Amsterdam et Columbus, dans une rue transversale que New York Police Judiciaire a jusqu’ici réussi à ne pas filmer. L’établissement doit son nom à un des premiers psychanalystes qui fut exclu du cercle des proches de Freud, pour avoir élaboré une théorie de la récapitulation. Il lui semblait évident que le cours d’une vie humaine balaye le spectre des troubles mentaux tel qu’on le connaissait à son époque – le solipsisme de la petite enfance, les hystéries sexuelles de l’adolescence et des prémices de l’âge adulte, la paranoïa de la maturité, la démence de la vieillesse… le tout préparant le terrain pour la mort, qui enfin se révèle être la "santé mentale" + Lire la suite

25 août 2014
Risque de ne pas être si facile. Il continuera à faire tourner des modèles coûts-profits et se rendra compte que trop de gens vont lui tomber sur le paletot, de partout, la SEC, le FISC, le Département de la Justice, il ne peut pas tous les soudoyer. En plus des concurrents, amicaux ou pas, et des hackers guérilleros, tôt ou tard ces milliards vont commencer à fondre comme neige au soleil, et s’il a une once de bon sens, il fera sa valise et se tirera dans un endroit comme l’Antarctique. + Lire la suite

26 décembre 2014
Premier Pychon fini avec soulagement. À fonds perdus n'est pas désagréable à lire. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle on poursuit sa lecture jusqu'à son achèvement. Mais le résumer n'est pas une tâche facile. Maxine, inspectrice antifraude ayant perdu sa licence, enquête sur la start-up du mystérieux et dangereux Gabriel Ice. L'action se déroule au début de la massification de l'Internet, avant le 11 septembre. Les acteurs du net changent, la sphère marchande gagne le web. Les créateurs de jeux hésitent entre l'open source et la vente du code. Maxine plonge dans le deep web. Maxine croit entrevoir des circuits de financement occultes, des barbus armés. Le lecteur essaie de dénouer les fils, de mémoriser les personnages, fait des suppositions. Sans succès. Mais il met au crédit de sa lecture le bénéfice de sa compréhension de la distinction entre entre un nerd et un geek, l'assurance que l'auteur s'est documenté (l'exposé de la loi de Benford en témoigne) et la remise en mémoire du moment lointain où il a branché son modem pour se connecter pour la première fois et découvrir un monde en construction. Je ferme ce livre avec une seule assurance : celle de n'avoir pas saisi ce dont il était question tout en n'étant pas certaine qu'il ait été question de donner à saisir quoi que soit. + Lire la suite