Les oeufs de Pâques


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3.33 étoiles sur 5 de 6 Commentaires client

Les oeufs de Pâques - Pour la fête de Pâques, un usage largement répandu veut que l'on cache un peu partout - sans trop les dissimuler, cependant - des neufs qui sont autant de présents à découvrir. Mais il ne s'agit pas d'oeufs ordinaires. Ils sont ornés, avec plus ou moins de goût, peints de couleurs imprévues, rehaussés de motifs, qui parfois dénotent une sorte d'intention artistique, mais parfois se contentent d'une to...

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Détails Les oeufs de Pâques

Le Titre Du LivreLes oeufs de Pâques
AuteurJacqueline de Romilly
ISBN-102877061868
EditeurEditions de Fallois
Catégoriesrécits
Évaluation du client3.33 étoiles sur 5 de 6 Commentaires client
Nom de fichierles-oeufs-de-pâques.pdf
La taille du fichier23.65 MB


04 mai 2016
Quelle délicatesse dans ce livre ! Comme l'auteur l'explique au départ,les " oeufs de Pâques", ce sont ces courts récits, où elle se cache à peine, comme les friandises pascales dans un jardin. Certaines nouvelles m'ont particulièrement plu.Je trouve qu'elles ont dans leur ensemble un thème commun:elles analysent les " ratés" d'une vie, ces moments où tout est possible, surtout l'aventure, dans une vie terne, monotone mais où on finit par regagner sa vie habituelle, souvent par peur de l'inconnu.Regrets, remords, souvenirs amers apparaissent ainsi souvent dans le livre. J'ai été fort émue par la nouvelle " L'instant", où l'auteur, assise dans son jardin, au printemps, connait un moment de bonheur parfait et voudrait le transcrire par écrit, sans y parvenir.Et déjà l'angoisse de l'instant béni enfui la saisit. Comme cette phrase est juste et belle: " Lorsqu'on a amassé en soi plus de peines, de fatigues, d'espérances et de deuils, une minute de bonheur émerveille davantage; et l'on ajoute aux joies directes la plus-value de leur rareté."! Un recueil de nouvelles tout en nuances et en subtilité. Comme + Lire la suite

28 août 2014
-C’est vrai chérie. La guerre est partout. Et elle n’est pas drôle. J’en ai connu deux, sans compter l’Algérie. Renée avait oublié l’Algérie. Elle sursaute : -C’est vrai, cela aussi… Mais comment supporte-t-on cela ? Tu voudrais que j’aille me promener en mer sans raison, le cœur léger ? Comment peut-on ? Dis-le, toi Grand-père toi qui as connu cela, comment peut-on ? D’un geste, il lui répond : il joint les mains, paume contre paume, puis les retourne. -Deux faces, dit-il : il y a deux faces à tout, au même moment, toujours, quelqu’un qui meurt et quelqu’un qui naît, une bataille et une fête. Tout est à la fois une bataille et une fête. Comprends-tu ? … Alors tu ne vas pas te promener sur l’eau comme une sotte, pour rien : tu y vas en sachant que cela t’est donné, à toi, à nous, pour un jour, et qu’il faut en profiter… (Vue sur le Vieux-Port) + Lire la suite

28 août 2014
Et il trouvait poignant de voir que sa mère avait gardé chaque mot avec tant de ferveur. Il n’avait pas, lui, une seule lettre d’elle. Il se représentait, en maniant les enveloppes, l’événement qu’avait dû représenter l’arrivée de chacune, la façon dont sa tendresse devait chercher la vérité et l’imaginer. Elle devait les relire plusieurs fois, avant de les ranger. Et il était pris de remords. Elle était morte, à présent, depuis plus de cinq ans : il était trop tard pour la connaître mieux, lui écrire plus, lui donner de la joie… (Les lettres) + Lire la suite