Ces amis qui enchantent la vie


Livres Couvertures de Ces amis qui enchantent la vie
3.95 étoiles sur 5 de 11 Commentaires client

Ces amis qui enchantent la vie - Ouvrage original, puisqu'il mêle portraits d'écrivains et morceaux choisis de leurs meilleurs livres, Ces amis qui enchantent la vie est l'aboutissement et le fruit d'une longue histoire d'amour. Jean-Marie Rouart a toujours eu la passion de la littérature. Depuis sa prime adolescence, elle n'a cessé de l'accompagner. Il a même écrit qu'elle lui avait sauvé la vie, sauvé du désespoir en donnant un sens à une existence qui commençait sous les pires auspices. Grâce à ...

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Détails Ces amis qui enchantent la vie

Le Titre Du LivreCes amis qui enchantent la vie
AuteurJean-Marie Rouart
ISBN-102221157060
EditeurRobert Laffont
Catégoriesmagiciens
Évaluation du client3.95 étoiles sur 5 de 11 Commentaires client
Nom de fichierces-amis-qui-enchantent-la-vie.pdf
La taille du fichier27.64 MB


11 septembre 2015
Ce n’est pas un livre que l’on peut lire d’une traite. Ces 905 pages sont une corne d’abondance qui nous offre le plaisir, le bonheur de musarder en compagnie de Jean-Marie Rouart qui, généreusement, nous invite à faire connaissance avec ses amis. Il en trace des portraits plein de vie, d’élégance et d’humour qu’il fait suivre de l’extrait d’un de leurs livres. Jean-Marie Rouart répartit ces « enchanteurs de vie » en 17 catégories savoureuses. J’ai su en en découvrant les titres que j’allais adorer déambuler dans ce livre. On a envie d’aller voir immédiatement ce qu’elles cachent et de rendre ensuite visite à chacun des écrivains qui y sont réunis, dans l’ordre de notre choix. En voici quelques-unes : Les coeurs en écharpe, les bourlingueurs de l’infini, les assoiffés d’absolu, les fracasseurs de vitre, les moitrinaires, les nostalgiques de l’ailleurs, les polémistes à poil dur Ce n’est pas une anthologie mais une promenade riche de rencontres que l’on peut interrompre et reprendre selon l’humeur du moment, ou prolonger au gré de nos désirs. Merci à l’auteur d’avoir ainsi ouvert sa malle aux trésors aux lecteurs et de leur offrir le bonheur d’y fouiller. « Ce que j’aime dans la littérature, nous dit-il, c’est l’extraordinaire diversité des écrivains qui la compose. Il y a des aristos snobs comme Saint-Simon ou Gobineau, des prélats érotomanes comme le cardinal de Retz, des riches, des pauvres, des mélancoliques comme Nerval et des gais lurons comme Joseph Delteil, des beaux, des laids, des saints comme Pascal ou des crapules comme Maurice Sachs ; certains sont passés par la prêtrise et le monastère, d’autres par la prison. Quant à leurs moeurs, on a toutes les variations des tempéraments, des sagesses et des perversités. C’est l’exacte reproduction de la vie, depuis que l’on est capable de la décrire avec des mots, mais en mieux. L’art met de l’esprit partout, même dans le mal, même dans le meurtre. » + Lire la suite

10 septembre 2015
Le mystère de la lecture, c’est que de toutes les passions, c’est une de celles qui ne s’épuisent pas. On pourrait imaginer qu’avec le temps vient la lassitude. C’est tout le contraire. L’appétit reste vif. On mesure tout ce qu’on n’a pas lu et nous restera à jamais ignoré. On va mourir sur sa faim. Des continents entiers demeureront ignorés qui contenaient de petits paradis et des sortilèges qui garderont leurs secrets. Pour moi, je n’ai jamais envisagé la lecture que comme un décryptage de ma propre vie. Aussi, quand viendra l’heure, ce ne sera pas seulement au dernier mot d’un livre mais à mon dernier souffle qu’il faudra ajouter le mot « fin » 
(…) A ces amis qui ont enchanté ma vie, je devais bien dire ma reconnaissance : c’est ce livre. p 22-23 
Préface + Lire la suite

11 septembre 2015
Les soleils païens Restif de la Bretonne : le diable au corps p 46 "Restif n’est pas un mental, c’est un baiseur, un fornicateur comme Casanova. Mais le Vénitien paraît presque engoncé comparé à lui. Ils ont cependant des points communs : en dehors de leur fameuse érotomanie, l’un et l’autre se sont intéressés à l’édition et n’ont pas hésité, dans leurs périodes de vaches maigres, à collaborer avec les renseignements généraux de l’époque, le Cabinet noir pour Restif, les espions du Conseil des Dix pour Casanova. Mais ce qui sépare le plus Restif de Casanova, c’est qu’il reste une fleur du pavé parisien. Il sent le Paris populaire grouillant de commerces, de filles vénales, de trafics et d’intrigues. Alors que Casanova est un cosmopolite : il ne cesse de bouger. Venise, Paris, Londres, Varsovie, Saint-Pétersbourg, la Hollande, la Bohême. De plus, il a horreur du mariage, de la famille, des enfants alors que Restif les adore. Il y a du franchouillard chez Restif. C’est un ancêtre des héros de Jean Dutourd qui d’ailleurs lui voue une admiration aveugle : il estime son génie supérieur à celui de Voltaire, de Rousseau et de Diderot. Pourquoi pas ? Tout est permis en matière d’appréciation littéraire. En réalité il est difficile de classer quelque part ce marginal des lettres, ce graphomane érotomane qui nous donne la meilleure leçon de style : être soi-même, ne chercher à ressembler à personne." + Lire la suite