Le pont des soupirs


Livres Couvertures de Le pont des soupirs
3.85 étoiles sur 5 de 70 Commentaires client

Le pont des soupirs - Louis C. Lynch, dit Lucy, a toujours vécu à Thomaston, une petite bourgade proche de New York. D'un père optimiste et d'une mère tyrannique, il a hérité un " empire " de petits commerces, qu'il s'apprête à léguer à son fils unique. Tandis que sa femme Sarah prépare leur premier vrai voyage, un séjour à Venise où ils espèrent retrouver leur plus vieil ami, Bobby Marconi, devenu un peintre de renom, Lucy met la dernière touche à l'histoire de s...

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Détails Le pont des soupirs

Le Titre Du LivreLe pont des soupirs
AuteurRichard Russo
ISBN-102264048859
Editeur10-18
Catégoriesvécu
Évaluation du client3.85 étoiles sur 5 de 70 Commentaires client
Nom de fichierle-pont-des-soupirs.pdf
La taille du fichier27.77 MB


14 septembre 2013
Je ne suis vraiment pas branchée bookcrossing. Franchement, c'est un truc qui ne me vient pas à l'idée, et je ne ramasse pas non plus les bouquins que je trouve sur les bancs publics. Je suis snob, oui, je sais, mais je me soigne (ou pas). Je préfère les livres neufs, les livres offerts, les livres dont je sais pourquoi ils arrivent jusqu'à moi, et j'ai du mal à faire confiance à un bouquin abandonné dans la rue. Et ça, c'est pour ne rien dire d'à quel point je répugne à laisser mes propres bouquins dans la rue (nomého, mes bébés dans la rue dans le froid!). le seul moment où je fais un équivalent de book crossing, c'est au retour des vacances d'été. L'été, je pars avec un bouquin et demi par jour. J'aime passer mes journées de vacances à lézarder et à bouquiner, c'est comme ça que je me ressource, chacun son truc. Et à la fin, j'ai tendance à ne pas ramener les bouquins que je n'ai pas plus aimés que ça, parce que je ne vois pas l'intérêt de les porter au retour. Trop lourd. du coup, ceux qui passent derrière lisent la rentrée littéraire en avant première… Et des fois, rarement mais des fois, il y a des gens qui laissent aussi des bouquins et j'en trouve qui m'intéressent. Vraiment, c'est rare, mais à l'été 2012 c'est arrivé. En Croatie. Je suis tombée sur le Pont des soupirs. De Richard Russo j'avais lu le Déclin de l'empire Withing et j'avais vraiment beaucoup aimé. À la relecture de mon billet précédent, je me rends compte que c'est le même genre d'histoire douce amère sur la fin de l'american way of life, mais c'est agréable de se couler dans ces histoires déjà un peu connues, un peu aimées, dont on sait où elles vont nous amener et qui ne font pas peur. Donc j'ai eu beaucoup de plaisir à le lire, à me couler dans la vie de ce personnage trop gentil (ah tiens ? ) et de sa famille complètement dysfonctionnelle (trop gentils eux aussi, vous imaginez ? ). Une bonne lecture de piscine, donc, un de ces bouquins dans lesquels on aime plonger. Lien : http://www.readingintherain... + Lire la suite

08 avril 2013
Curieux comme notre perception du destin change au cours d’une vie. Jeunes, nous croyons ce que croient les jeunes, que tout dans l’existence est affaire de choix. Nous avons une centaine de portes devant nous, nous choisissons d’en ouvrir une, puis il en arrive encore cent, et il faut recommencer. Nous choisissons ce que nous ferons, mais aussi qui nous serons. Sans doute le bruit de chacune de ces portes qui, au fur et à mesure, se referment derrière nous devrait-il nous troubler, mais non. Même si elles se ressemblent et nous amènent au même endroit. Il s’en trouvera à l’occasion quelques-unes de verrouillées, mais qu’importe, puisque tant d’autres ne le sont pas. Le choix lui-même n’est peut-être qu’une illusion, mais nous n’en tenons pas compte. Nous sommes trop curieux de savoir ce que cache la prochaine, celle qui nous conduira espère-t-on, au cœur du mystère. Nonobstant les preuves manifestes du contraire, toujours plus abondantes, nous restons sûrs que, tout au bout, une fois les choix faits, nous aurons trouvé notre vraie destination, et que celle-ci révèlera son sens. La jeunesse voit ainsi la vie, à l’endroit, les yeux sur la lorgnette qui balaie avidement l’infini du ciel et ses myriades de possibilités. En opposant le libre arbitre et la responsabilité individuelle, la religion confirme le besoin des plus jeunes de se croire au milieu de la scène, de dire oui à ceci, non à cela, sous l’œil accusateur de la moralité. Mais il est un moment où cela change. Fruit de la déception et de la répétition, le doute remplace la curiosité. De guerre lasse, nous commençons à situer le vrai, à comprendre que les portes sont plus nombreuses derrière qu’il n’en reste devant, et nous sommes pour la première fois tentés de retourner la lorgnette et de regarder le monde par le mauvais bout – mais qui peut dire lequel est le bon ? Comme les choses prennent alors une autre allure ! De plus larges contours émergent, les décisions individuelles perdent leur consistance. Regarder la vie à l’envers, comme tout le monde s’y essaie après un certain âge, revient à la dépouiller de son mystère et à l’habiller de fatalité – ennemie jurée du théâtre. Voilà du moins ce qui m’apparaît à moi Louis Charles Lynch. L’homme que je suis devenu, l’existence que j’ai menée, - n’est-ce pas une série de dominos qui se suivent comme ils se doivent, et non comme je le voudrais ? + Lire la suite

27 mai 2016
J'ai le temps d'apercevoir la vieille tache sur le mur, au-dessus du canapé, où un feu s'était déclaré il y a si longtemps. Ce mur a été repeint une demi-douzaine de fois au fil des ans, on l'a même tapissé, mais il faut toujours que ces salissures reviennent, en commençant par les contours, puis l'intérieur se noircit peu à peu. Maman les compare au péché originel, à savoir l'acquisition de l'épicerie d'Ikey Lubin, que nous appelons encore à ce jour Chez Ikey. Cela n'est qu'une plaisanterie, dit-elle, mais je la trouve amère. Je ne nierai pas que la décision de mon père a changé notre existence et, bien sûr, maman lui en a voulu de nous faire courir un tel risque. Il est vrai également que la malchance s'est acharnée contre nous quand papa est tombé malade, que nous avons perdu la maison, et que ma mère a été obligée de s'installer au-dessus du magasin. Mais il n'est pas juste d'insinuer qu'Ikey a été le premier domino de la série. Toute action humaine en entraîne d'autres, et tout rejeter sur la boutique est à mon sens une erreur. + Lire la suite