Mes poisons


Livres Couvertures de Mes poisons
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Mes poisons - Souverain guichetier à l’hôtel de la république des Lettres, Sainte-Beuve a déployé une assiduité sans faille et non sans malice à faire le ménage dans le vestibule, encourageant les uns à monter à l’étage noble, renvoyant au ruisseau “les garçons bouchers de la littérature”. Rideaux fermés, il lui restait à “dégorger” ses humeurs, au fond de la loge, à établir un ultime bilan, secret. Il le fit dans un carnet qui lui survécut et qu’il destinait aux seules mains am...

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Détails Mes poisons

Le Titre Du LivreMes poisons
AuteurCharles-Augustin Sainte-Beuve
ISBN-102714302734
EditeurJosé Corti
Catégorieslittérature
Évaluation du client3.38 étoiles sur 5 de 8 Commentaires client
Nom de fichiermes-poisons.pdf
La taille du fichier22.62 MB


22 décembre 2012
Si l'on se mettait à se dire tout haut les vérités, la société ne tiendrait pas un seul instant ; elle croulerait de fond en comble avec un épouvantable fracas comme le temple des Philistins sous les bras de Samson, comme ces galeries souterraines des mines ou ces passages périlleux des montagnes où il ne faut pas élever la voix sous peine d'avalanches.

22 décembre 2012
Hugo a du grossier et du naïf (je l'ai dit souvent, et je le redis ici d'après une personne qui le connaît encore mieux que moi). Juliette vieillie le garde par ses flatteries basses auxquelles il est pris. L'acteur Frédérick l'avait dit dès le premier jour : « Elle le prendra en lui disant : Tu es grand ! Et elle le gardera en lui disant : Tu es beau ! Il y va chaque jour parce qu'il a besoin de s'entendre dire : Tu rayonnes, et elle le lui dit. Elle le lui écrit jusque dans ses comptes de cuisine qu'elle lui soumet (car avec cela il est ladre), » et elle prend note ainsi : « Reçu de mon trop chéri..., reçu de mon roi..., de mon ange, de mon beau Victor, etc. tant pour le marché, — tant pour le blanchissage — quinze sous qui ont passé par ses belles mains, etc. » + Lire la suite

22 décembre 2012
L'article de Cousin sur les femmes du dix-septième a eu grand succès ; c'est plein de talent d'expression, de vivacité et de traits ; pourtant, c'est choquant pour qui a du goût (mais si peu en ont !) ; il traite ces femmes comme il ferait les élèves dans un cours de philosophie ; il les régente, il les range ; toi d'abord, toi ensuite ; Jacqueline par ici, la Palatine par là ; il les classe, il les clique, il les claque ; il leur déclare comme faveur suprême qu'il les admet. Tout cela manque de délicatesse. Quand on parle des femmes, il me semble que ce n'est point là la véritable question à se faire et qu'il serait mieux de se demander tout bas, non pas si on daignera les accueillir, mais si elles vous auraient accueilli. + Lire la suite