Mes poisons


Livres Couvertures de Mes poisons
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Mes poisons - Souverain guichetier à l’hôtel de la république des Lettres, Sainte-Beuve a déployé une assiduité sans faille et non sans malice à faire le ménage dans le vestibule, encourageant les uns à monter à l’étage noble, renvoyant au ruisseau “les garçons bouchers de la littérature”. Rideaux fermés, il lui restait à “dégorger” ses humeurs, au fond de la loge, à établir un ultime bilan, secret. Il le fit dans un carnet qui lui survécut et qu’il destinait aux seules mains am...

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Détails Mes poisons

Le Titre Du LivreMes poisons
AuteurCharles-Augustin Sainte-Beuve
ISBN-102714302734
EditeurJosé Corti
Catégorieslittérature
Évaluation du client3.38 étoiles sur 5 de 8 Commentaires client
Nom de fichiermes-poisons.pdf
La taille du fichier29.08 MB


22 décembre 2012
Hugo a du grossier et du naïf (je l'ai dit souvent, et je le redis ici d'après une personne qui le connaît encore mieux que moi). Juliette vieillie le garde par ses flatteries basses auxquelles il est pris. L'acteur Frédérick l'avait dit dès le premier jour : « Elle le prendra en lui disant : Tu es grand ! Et elle le gardera en lui disant : Tu es beau ! Il y va chaque jour parce qu'il a besoin de s'entendre dire : Tu rayonnes, et elle le lui dit. Elle le lui écrit jusque dans ses comptes de cuisine qu'elle lui soumet (car avec cela il est ladre), » et elle prend note ainsi : « Reçu de mon trop chéri..., reçu de mon roi..., de mon ange, de mon beau Victor, etc. tant pour le marché, — tant pour le blanchissage — quinze sous qui ont passé par ses belles mains, etc. » + Lire la suite

29 avril 2016
Pour savoureux qu'ils soient souvent, ses portraits et jugements dépassent le parti pris de dire des vérités pour affirmer la vérité profonde d'un homme dont la seule passion aura été, tout compte fait, la littérature. Mes Poisons en est, et de la meilleure.

22 décembre 2012
Hugo n'est pas de la race des hommes, il est né des dents du dragon. Cousin me le disait ce matin : — « Il faut que Hugo entre à l'Académie et que ça finisse : cela devient ennuyeux. Plus je le pratique et plus je m'en aperçois : quel animal ! » — « Oh ! repris-je, l'écaille est fameuse, elle est bien luisante, mais elle n'est pas commode. » — « Oh ! s'écria-t-il en riant, il est caparaçonné de pied en cap ! Quel cuirassier ! » — « Quel crocodile, quelle carapace ! » — Et de rire. Hugo enfin veut être de l'Académie ; il s'en occupe, il vous en entretient gravement, il s'y appesantit durant des heures, il vous reconduit par distraction du boulevard Saint-Antoine à la Madeleine, à minuit, tout en vous en parlant. Dès que Hugo tient une idée, toutes ses forces s'y portent en masse et s'y concentrent ; et l'on entend arriver du plus loin sa grosse cavalerie d'esprit, artillerie et train, et métaphores. + Lire la suite