L'arabe comme un chant secret


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L'arabe comme un chant secret - Comment vivre séparée de la langue de son père, l'arabe ? Leïla Sebbar témoigne de son obstination d'écrivain face à cette question pour elle lancinante, depuis l'Algérie coloniale, où elle est née d'un père algérien et d'une mère française, jusqu'à Paris, où elle écrit son père dans la langue de sa mère. L'un de ses livres les plus personnels et émouvants.

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Détails L'arabe comme un chant secret

Le Titre Du LivreL'arabe comme un chant secret
AuteurLeïla Sebbar
ISBN-102912019753
EditeurBleu autour
Catégorieslittérature
Évaluation du client4 étoiles sur 5 de 2 Commentaires client
Nom de fichierl-arabe-comme-un-chant-secret.pdf
La taille du fichier29.05 MB


27 avril 2012
Ce livre regroupe plusieurs textes de l'auteure sur un même thème. Née en 1941 d'un père algérien et d'une mère française (de Dordogne, dans la vallée de la Dronne), tous deux instituteurs, elle a été élevée dans la langue française, coupée de la langue de son père, qu'elle ne parle et ne comprend pas, mais en reconnaît la musicalité. Pourquoi son père a refusé qu'elle apprenne sa langue, celle des autres enfants dans la cour, dehors? Elle aborde aussi le rapport à la laïcité, l'impossibilité de parler de cette question avec son père, même après le retour en France et une fois devenue écrivain... De beaux textes sur le rôle de la langue, de la double culture interdite, du colonialisme, de "l'intégration" ou plutôt de la désintégration de la culture d'origine, du non-dit avec le père, de la colère de la mère face à ce reproche de l'avoir coupée de ses racines, de la famille de son père...

01 mars 2008
Lecture jeune, n°125 - À travers six textes courts, Leïla Sebbar réfléchit sur sa condition de femme écrivaine et s’interroge sur un manque ; la « non transmission » de l’arabe, la langue du père. Ce dernier, instituteur, dont la langue maternelle était l’arabe, enseignait en français, et c’est dans cette même langue qu’il s’adressait à sa femme et à ses enfants. Comment Leïla Sebbar a-t-elle vécu son enfance de « petite fille modèle » en Algérie, en pleine crise du colonialisme ? Très tôt, elle a souffert d’être classée dans le camp des colons, poursuivie par les injures des garçons algériens. La langue arabe est devenue un tabou dont elle ne peut parler avec sa famille. Pourtant, ce sera aux femmes arabes exilées qu’elle prêtera sa voix dans ses premiers romans. Jamais son écriture n’avait atteint cette perfection : la question douloureuse de l’identité et de la langue arabe présence fantôme, et c’est cette confrontation incessante qui nourrit ses romans. La lecture, l’écriture ont pris dans son coeur la place du pays abandonné. Elle est entrée en littérature comme on entre en religion, du côté des femmes et des opprimés. Ces textes magnifiques, dont l’ensemble offre une cohérence parfaite malgré leur écart chronologique, serait une découverte à proposer aux jeunes adultes, particulièrement à ceux qui sont issus d’une double culture. Cécile Robin-Lapeyre