Mémoires d'un âne


Livres Couvertures de Mémoires d'un âne
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Mémoires d'un âne - Délaissant pour une fois les héros enfantins qu'elle a su nous rendre familiers, la Comtesse de Ségur, dans ce petit livre divertissant, se fait la mémorialiste du brave Cadichon. Elle nous y enseigne avec infiniment d'esprit que les animaux peuvent porter sur l'homme des jugements pleins de logique, et que l'âne en particulier n'est pas si bête qu'on le corit communément. Il est vrai, on le verra, que Cadichon est un âne exceptionnel. Têtu comme ceux de son...

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Détails Mémoires d'un âne

Le Titre Du LivreMémoires d'un âne
AuteurComtesse de Ségur
ISBN-102203135247
EditeurCasterman
Catégorieslittérature
Évaluation du client3.73 étoiles sur 5 de 609 Commentaires client
Nom de fichiermémoires-d-un-âne.pdf
La taille du fichier28.77 MB


14 septembre 2016
La Comtesse de Ségur, ma petite madeleine à moi. J'ai lu et relu un certain nombre de ses livres enfant. Et curieusement, je ne connaissais pas Les mémoires d'un âne. Quelle jolie lecture ! J'ai suivi avec plaisir les aventures et mésaventures de l'âne Cadichon, animal si injustement, selon Cadichon lui-même, catalogué bête, têtu et parfois méchant. Têtu, notre héros à quatre pattes le fut, méchant parfois également, mais bête, jamais. Cet âne extraordinaire comprend l'homme mieux que lui-même et appréhende la vie avec sagesse et modestie. Mais avant de jouir de cette sérénité, il a fallu qu'il apprenne de ses erreurs et de ses expériences, qu'elles soient tristes ou heureuses. Avec mes yeux d'adulte, j'ai bien entendu été plus sensible au côté « morale » du roman, mais cela n'a en rien altéré ma lecture, l'écriture est un délice, les personnages ont ce côté désuet que j'affectionne, le rythme est soutenu. Un joli retour au pays des livres de mon enfance.

13 décembre 2015
J'ai un faible pour cet animal depuis mon plus jeune âge, bercée par la présence des deux ânesses (véritables baudets du Poitou) de nos voisins. Qui n'a pas succombé aux charmes de Cadichon et de ses mémoires ? Bête de somme corvéable à merci, maltraité et insulté par les hommes et certains garnements. Heureusement que d'autres auront plus d'égards et de caresses pour lui, il leur rendra au centuple...

12 mai 2013
Je ne me souviens pas de mon enfance ; je fus probablement malheureux comme tous les ânons, joli, gracieux comme nous le sommes tous ; très certainement je fus plein d'esprit, puisque, tout vieux que je suis, j'en ai encore plus que mes camarades. J'ai attrapé plus d'une fois mes pauvres maîtres, qui n'étaient que des hommes, et qui, par conséquent, ne pouvaient pas avoir l'intelligence d'un âne. Je vais commencer par vous raconter un des tours que je leur ai joués dans le temps de mon enfance : Les hommes n'étant pas tenus de savoir tout ce que savent les ânes, vous ignorez sans doute, vous qui lisez ce livre, ce qui est connu de tous les ânes mes amis : c'est que tous les mardis il y a dans la ville de Laigle un marché où l'on vend des légumes, du beurre, des oeufs, du fromage, des fruits et autres choses excellentes. Ce mardi est un jour de supplice pour mes pauvres confrères ; il l'était pour moi aussi avant que je fusse acheté par ma bonne vieille maîtresse, votre grand'mère, chez laquelle je vis maintenant. J'appartenais à une fermière exigeante et méchante. Figurez-vous, mon cher petit maître, qu'elle poussait la malice jusqu'à ramasser tous les oeufs que pondaient ses poules, tout le beurre et les fromages que lui donnait le lait de ses vaches, tous les légumes et fruits qui mûrissaient dans la semaine, pour remplir des paniers qu'elle mettait sur mon dos. Et quand j'étais si chargé que je pouvais à peine avancer, cette méchante femme s'asseyait encore au-dessus des paniers et m'obligeait à trotter ainsi écrasé, accablé, jusqu'au marché de Laigle, qui était à une lieue de la ferme. J'étais toutes les fois dans une colère que je n'osais montrer, parce que j'avais peur des coups de bâton ; ma maîtresse en avait un très gros, plein de noeuds, qui me faisait bien mal quand elle me battait. + Lire la suite