Gimpel le naïf


Livres Couvertures de Gimpel le naïf
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Gimpel le naïf - Il y a ici les éléments qui ont fait de Singer un des écrivains-phares du XXe siècle : le décor, des petits villages juifs au siècle dernier, et les personnages, ces hommes et ces femmes « à l'existence banale, presque médiocre parfois, mais soudain illuminée du dedans par toutes les magies de l'esprit », pour reprendre la célèbre formule de Jean d'Ormesson.

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Détails Gimpel le naïf

Le Titre Du LivreGimpel le naïf
AuteurIsaac Bashevis Singer
ISBN-10207038893X
EditeurGallimard
Catégoriesjournal
Évaluation du client4.22 étoiles sur 5 de 25 Commentaires client
Nom de fichiergimpel-le-naïf.pdf
La taille du fichier24.88 MB


13 juillet 2013
Encore de bons moments passés à la lecture de ces onze nouvelles d'Isaac Bashevis Singer! Dans un style toujours aussi agréable, il nous raconte des histoires de personnages juifs : Gimpel est un homme à qui l'ont fait tout croire ; on se moque de lui, lui fait tout avaler, au point de lui faire épouser une femme qui le trompe allègrement, fait des enfants qui ne sont pas de lui... Il est aussi question d'un tueur de femmes : toutes celles qu'il épouse sont tellement maltraitées qu'elles en meurent, jusqu'à ce qu'il tombe lui même sur une sorte de sorcière, marchande poissons. Il y a le fossoyeur qui a vu, alors qu'il veillait une morte, celle-ci se lever et crier : "A boire! A boire!" Une de mes préférées est "Le miroir" : un démon caché derrière un miroir décide de séduire une jeune femme orgueilleuse... Les démons reviennent dans "Extraits du journal de quelqu'un qui n'est pas né", nouvelle très plaisante elle aussi où l'on voit un diable faire ses premiers pas dans le mal, se cachant dans la barbe sous la forme d'une puce, étant l'auteur de tous les petits incidents du quotidien jusqu'à ce que ce soit l'heure de commettre un plus grand mal en épousant une vieille fille de trente ans et la condamnant à être la risée du village. Rabbi Bainish a tout perdu : sa femme, ses enfants sont tous morts. Il perd peu à peu la foi jusqu'à rencontrer ce qui provoquera en lui une grande joie, l'annonce de sa propre mort... Il ressemble à ce vieil homme ("Le vieil homme") seul au monde, son fils étant même mort avant lui. IL cherche à atteindre un but : Abraham n'est-il pas devenu père à cent ans? On a l'histoire de deux fils, dans "le feu", proche d'une parabole : l'un est odieux, l'autre est généreux mais il est le bouc-émissaire. Son père le hait aveuglément, quoi qu'il fasse. Son destin est de ne jamais échapper au malheur malgré le bien qu'il fait. "Celui qui voit sans être vu" vit heureux avec son épouse : tous deux aiment manger, ils se portant à merveille. Ce vieux couple est attachant. Un jour, la servante décide de séduire Nathan, le mari : il se prend d'un désir fou pour elle qui ne se donnera à lui que s'il divorce de Roise, son épouse. Avant de finir dans la maison des pauvres, où trois mendiants se racontent comment ils en sont venus là, un beau-père colérique accepte de rencontrer un rabbin qui lui prodigue un sage conseil : "Et il en est ainsi de toutes choses. Si vous n'êtes pas heureux, comportez-vous comme si vous l'étiez. le bonheur viendra plus tard. Il en est de même pour la foi. Si vous êtes désespéré, faites comme si vous croyiez. La foi viendra après." Lien : http://edencash.forumactif.o.. + Lire la suite

22 juin 2014
Avec beaucoup de tendresse et d'humour, l'auteur dans ce recueil de nouvelles ou plutôt de petits contes, nous fait découvrir les règles et les croyances de la société juive polonaise du début du XXe siècle. Et voilà le démon qui bouleverse la vie d'un couple bien assorti et qui a fêté ses 50 ans de mariage ; un fossoyeur heureux qui ne peut plus vivre avec la peur d'avoir enterré un vivant et devient mendiant ; et encore, un naïf, abusé par tout un village... Entre la rigidité d'une religion bien codifiée, la notion d'un destin qu'on ne peut changer parce que de tout temps il en a été ainsi et la certitude de l'existence d'êtres maléfiques, l'homme, riche ou pauvre, s'en sort plus ou moins bien ! Ici, il est question de luxure, d'avarice, de méchanceté pure, de jalousie, de gourmandise ; ici, les hommes savants sont sages de religion, les femmes belles sont parfois bien laides et les laides ma foi, souvent poissonnières ; ici, lutins et démons sont omniprésents pour rire de la fragilité morale de l'homme... « Gimpel le naïf » : la sagesse vient à qui sait attendre ; « Le Tueur de Femmes » : à méchant homme finalement revient méchante femme !; « A la lumière des bougies commémoratives » : souvenirs d'un fossoyeur qui a vu un fantôme ; « Le miroir » : ou quand la vanité mène droit en enfer ; « Joie » : sans foi l'homme pieux pleure; « Extrait du journal de quelqu'un qui n'est pas né » : pas né, pas vu, pas pris, mais si vilain ; « Le viel homme » : il n'y a pas d'âge pour engendrer un fils ; « Le feu » : et le destin veut que tu sois toujours le mal aimé !; « Celui qui voit sans être vu » : le démon de minuit frappe sans crier gare... ; « Un conseil » : à faire semblant d'être bon, on le devient !; « A la maison des pauvres » : si c'était écrit, c'était écrit et rien ne pouvait changer. A travers ces récits, je me suis un peu retrouvée au temps de ma grand-mère, où il ne fallait pas croiser un chat noir, où passer sous une échelle était signe d'accident, où le lait renversé avait une signification et où les meilleurs chrétiens n'étaient pas ceux qui allaient tous les jours à messe :-) Moi qui n'aime pas trop les nouvelles, je me suis régalée de ces tranches de vie tragico-comiques. Un sacré auteur qui mérite bien son Nobel :-) + Lire la suite

13 juillet 2013
Car tout ce qui est caché veut être révélé au grand jour, chaque secret désire être percé, chaque amour se languit d’être trahi, tout ce qui est sacré doit être profané, le ciel et la terre conspirent pour tout détruire.