Navigateur en solitaire


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3.83 étoiles sur 5 de 9 Commentaires client

Navigateur en solitaire - Joshua Slocum n'a plus rienà perdre lorsqu'en 1895 il s'embarque seul à bord duSpray, un sloop de 11 m qu'il vient de remettre à flots. Sa destination : partout et nulle part, là où le vent voudra bien le conduire, pourvu que Dieu ou sa bonne étoile lui prête vie. Un périple où chaque escale est une nouvelle rencontre, où chaque coup de vent est une nouvelle épreuve. Pour conjurer une solitude qui parfois lui pèse, cet éternel vagabond des mers s'est inventé un comp...

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Détails Navigateur en solitaire

Le Titre Du LivreNavigateur en solitaire
AuteurJoshua Slocum
ISBN-102742703527
EditeurActes Sud
Catégoriesrécits
Évaluation du client3.83 étoiles sur 5 de 9 Commentaires client
Nom de fichiernavigateur-en-solitaire.pdf
La taille du fichier28.45 MB


21 juillet 2016
Toute cette saison, je pêche avec mon nouveau bateau le long de la côte, pour découvrir finalement que je suis incapable de boëtter correctement un hameçon. Mais enfin voici le moment venu de lever l’ancre et de prendre la mer pour de bon. J’ai décidé d’effectuer un voyage autour du monde et comme, au matin du 24 avril 1895, le vent est favorable, à midi je lève l’ancre, j’établis la voilure et je quitte Boston où le Spray est resté mouillé bien sagement tout l’hiver. Les sirènes sifflent midi à l’instant précis où le sloop appareille sous toute sa toile. Je remonte un court moment dans le port, bâbord amures, puis, virant de bord, je mets cap au large, la bôme bien débordée à bâbord, et nous passons tous près des ferry-boats à bonne allure. Un photographe sur la jetée extérieure d’East Boston prend le bateau en photo quand il passe devant lui, son pavillon en bout de corne battant gaiement dans la brise. Je suis tout palpitant d’une émotion profonde. Mes pas sont légers sur le pont dans l’air vif. Je sais qu’il ne m’est plus possible de revenir en arrière et que je m’engage dans une aventure dont je ressens profondément la signification. J’ai pris fort peu conseil de quiconque, ayant en somme le droit d’avoir une opinion personnelle sur tout ce qui touche à la mer. Que le meilleur marin puisse faire pire encore que moi, même seul, cela m’est démontré à moins d’une lieue des docks de Boston où j’aperçois un grand vapeur avec équipage au complet, officiers et pilote, échoué et brisé. C’est le Venetian : il s’est proprement cassé en deux sur un banc. Cette première heure de mon voyage en solitaire m’apporte donc la preuve que le Spray est capable de faire mieux que ce vapeur avec tout son monde, car je suis déjà arrivé plus loin que lui. + Lire la suite

21 juillet 2016
Un jour de l’hiver 1892, à Boston, où le vieil océan m’avait en quelque sorte rejeté un ou deux ans auparavant, j’hésitais à décider s’il valait mieux que je cherche à obtenir un nouveau commandement et que je recommence à gagner ma vie sur la mer, ou que je m’en aille travailler aux chantiers navals, quand j’ai rencontré une vieille connaissance, un capitaine baleinier qui m’a dit : « Venez à Fairhaven, je vous donnerai un navire. Mais, a-t-il ajouté, il faudra faire quelques réparations. » Ses conditions, une fois expliquées en détail, me convenaient tout à fait. Il m’assurait entre autres toute l’assistance dont j’aurais besoin pour réarmer le bateau. J’ai accepté sans hésiter car je venais de me rendre compte qu’il était impossible d’obtenir du travail au chantier sans cotiser tout d’abord cinquante dollars à une association, et que – pour ce qui était de trouver un commandement – il n’y avait pas suffisamment de navires. La plupart de nos grands voiliers, démâtés pour servir de chalands à charbon, se faisaient ignominieusement remorquer par le nez de port en port, tandis que bien des capitaines de valeur n’avaient plus pour recours que l’Abri du marin. + Lire la suite

18 mars 2013
L'ancêtre de tous les récits contemporains de navigation à voile, toujours aussi moderne bien qu'écrit avec une rare humilité... Ce récit autobiographique, écrit en 1900, de la première circumnavigation en solitaire, effectuée en 1895-1898, est à la fois l'ancêtre de tous les récits de navigation à la voile "modernes", et un compte-rendu étonnamment moderne de ce que représente la navigation en solitaire, depuis les savoirs-faire techniques impliqués jusqu'aux ressources psychologiques indispensables. Avec en prime quelques descriptions hallucinantes (mais écrites sans emphase, avec une calme précision) de scènes de véritable gros temps, dans l'Atlantique Sud notamment. Un livre indispensable pour tout amateur de navigation, et pour tout amateur d'aventure profonde racontée avec humilité, également. Une critique plus complète est désormais disponible sur mon blog, ici : https://charybde2.wordpress.com/2016/07/21/je-me-souviens-de-navigateur-en-solitaire-joshua-slocum/ Lien : http://charybde2.wordpress.c..