Bluebells Wood


Livres Couvertures de Bluebells Wood
3.94 étoiles sur 5 de 9 Commentaires client

Bluebells Wood - William est un artiste peintre, solitaire. Depuis la mort de son épouse, il tente de se reconstruire. Il s'est isolé dans une maison en bord de mer et ne reçoit comme seules visites que celles de Victor son agent et ami de toujours, et Rosalie une pulpeuse modèle. Un jour, alors qu'il pêche paisiblement, tout en peignant dans sa barque, William rencontre une sirène...

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Détails Bluebells Wood

Le Titre Du LivreBluebells Wood
AuteurGuillaume Sorel
ISBN-102344021809
EditeurGlénat
Catégoriesalbum
Évaluation du client3.94 étoiles sur 5 de 9 Commentaires client
Nom de fichierbluebells-wood.pdf
La taille du fichier27.92 MB


11 mai 2018
Roman graphique ou bd, la différence devient de plus en plus complexe. Peut-on parler d'un roman graphique du fait que certaines planches ne contiennent qu'une unique case ? Pour moi, il sera question de roman graphique, d'autres classeront Bluebells Wood dans le registre des bd's. A chacun son commentaire sur le sujet.  De roman, il n'en a que le côté graphique lors des premières pages. Aucun texte. C'est une déambulation dans un rêve, ou peut-être cauchemar. Un champ, un homme, et une femme, créature sublime qu'il ne peut atteindre. William, c'est cet homme que l'on observe, cet artiste cloitré à sa baraque égarée entre forêt enchantée et côte escarpée. William, c'est l'artiste désenchanté suite au décès de sa femme - silhouette fantomatique qu'il croise à travers quelques rêveries.  Une bd sur le deuil.  Pas seulement. Le surnaturel s'immisce à travers les fantasmagories de William. Si on croit à un rêve aux premières pages, on accepte bien rapidement la présence de ces créatures de l'écume ; sirènes. Leur beauté égale à leur monstruosité. de sublimes, elles passent à laiderons bardés de crocs, griffes et barbouillées de sang. Une belle représentation du mythe, sans fioriture Disney. Commence alors une histoire entre William et une sirène, amour à sens probablement unique, amour qu'on imagine orchestrée par le monstre. S'en suivent quelques péripéties, des planches offrant le spectacle d'un onirisme noir, où les filles de l'eau tentent de venir sur terre, d'envahir la demeure de l'artiste pour y retrouver leur camarade amourachée d'un humain.   Le dialogue se fait rare, on pourrait dire qu'il est précieux. Un dialecte maigre entre les différents personnages, ce qui permet de se focaliser sur les dessins. Et des dessins, parlons de leur superbe. Que ce soient les paysages, les corps, ou les expressions, Guillaume Saurel parvient à créer le réel tout en l'aspergeant d'irréel. Corps de femme, ou corps de monstre libidineux ? La réalité se joint à la fantaisie, aux fantasmes du personnage, offrant ainsi une palette sublime de représentations corporelles.  Vérité des créatures marines ou fabulations ?  La réponse ne se trouve pas à la fin du récit. C'est à l'imagination du lecteur, à ce qu'il souhaite croire. J'y choisis l'écho à Edgar Allan Poe.  Lien : https://hubris-libris.blogsp.. + Lire la suite

30 avril 2018
Dans cette bande dessinée nous sommes quelque part sur l'Île de Guernesey, et l'artiste William vit un terrible chagrin d'amour car il ne s'est toujours pas remis de sa rupture avec sa bien-aimée Héléna... Son modèle Rosalie voudrait qu'il s'intéresse à son corps, son ami Victor aimerait lui qu'il tourne la page en s'intéressant l'âme de cette dernière, et même Héléna qui s'inquiète pour lui fait un détour pour lui dire que c'est définitivement fini entre eux deux... Mais lui finalement occupé par la découverte d'une sirène, sensuelle et charnelle, mais aussi jalouse et passionnée. Ils vivent leur idylle sur une plage isolée ou tout n'est que calme et volupté, jusqu'au moment au sa famille de prédateurs marins en fait le siège pour récupérer celle qui a oublié d'où elle vient ! Guillaume Sorel est un bel auteur, autant comme scénariste que comme dessinateur (et dans ce domaine autant comme concepteur d'illustrations que concepteur de planches) : son style est reconnaissable entre mille et traverse les années sans se faner... Mais c'est aussi un fin connaisseur du genre fantastique d'Edgar Allan Poe à Stephen King, et ici il effectue une relecture de "La Petite Sirène" d'Andersen dans un style gothique très riche en « memento mori » pour aboutir à un résultat assez proche d'H.P Lovecraft avant que celui-ci n'élabore son Mythe de Cthulhu (vous savez, celui qui était du "Horla" de Guy de Maupassant ^^)... Mais c'est du fantastique à la française donc qui fait la part belle à la contemplation et à l'onirisme ce qui n'est pas forcément ma tasse de thé (avec une fin dont je ne dirais rien pour vous en laissez la surprise), toutefois les éditions Glénat offre un superbe écrin à ce récit de 70 pages avec une préface de Pierre Dubois, une postface de l'auteur et 20 pages d'illustration bonus comportant des doubles pages de toute beauté, ce qui m'oblige à les étoiles booster ! + Lire la suite

03 avril 2018
Guillaume Sorel est bien un poète de l'image avec, pour preuve Bluebells woods, qui ne pouvait être dessiné par aucun autre : une charge émotionnelle mesurée, ceinte de surnaturel, superbement matérialisée sur le papier.