Les Mystères de Paris


Livres Couvertures de Les Mystères de Paris
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Les Mystères de Paris - Oui, les Mystères de Paris relèvent du feuilleton, comme La Cousine Bette, comme Splendeurs et misères des courtisanes, chefs-d'oeuvre de Balzac, comme tout Dumas et presque tout Sand ; et, comme Hugo dans Les Misérables. Sue donne à son feuilleton une extraordinaire dimension dans le noir. Le mélo est là, assurément. Et colossal, coupant le souffle avec la brutalité en noir et blanc de ses éclairages violents, avec ses héros campés sans ambiguïté dans la noblesse o...

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Détails Les Mystères de Paris

Le Titre Du LivreLes Mystères de Paris
AuteurEugène Sue
ISBN-10222105895X
EditeurRobert Laffont
Catégoriesmystère
Évaluation du client4.04 étoiles sur 5 de 185 Commentaires client
Nom de fichierles-mystères-de-paris.pdf
La taille du fichier28.54 MB


18 juin 2013
Il existe deux types de lecteurs : ceux qui ont lu les Mystères de Paris et les autres. Cette oeuvre est bien plus qu'un simple livre, qu'une aventure que la quintessence du roman feuilleton. Cette chronique est une certaine manière de voir la société parisienne du XIXème siècle. Bien vite l'objet est dépassé. Non, il n'est pas simplement question des classes dangereuses chères à Louis Chevalier. le monde ouvrier (de toute époque) trouve ici un manifeste en faveur de sa réhabilitation. Car Eugène Sue livre certes une histoire unique mais celle-ci laisse progressivement la place à un pamphlet. Des nombreuses idées qu'il développe, certaines ont vu le jour et d'autres non. Celles-là restent toutefois solidement ancrées dans les représentations des temps actuels (condamner les méchants, récompenser les bons citoyen pour ne citer que cette arlésienne). Ne serait-ce que pour les leçons de morale, l'oeuvre conserve une actualité troublante, dérangeante même. Le scénario est certes long mais il se suit avec plaisir. Certains passages sont certes un peu ardus et guère passionnants, mais ils sont bien vite oubliés, sans doute car ils sont peu nombreux. La modernité du style de Sue étonne encore. Quelle prétention (et quelle leçon) pour le lecteur contemporain que de découvrir un style qui emprunte moins à cette manie du détail (chère au couple Dumas – Naquet) qu'aux prémices du thriller : les derniers chapitres (bien plus que les premiers bien plus souvent cités pour leur modernité) sont difficiles à quitter. Les rebondissements, surprises sont légions. Les personnages sont tous attachants et ont marqué la littérature (Rodolphe, Fleur-de-Marie). Ceux-ci sont nombreux mais étrangement ils semblent tous graviter au sein d'un même cycle. de Paris il n'est pas vraiment question. Certes la ville sert d'écrin, l'emprise des rues, des murs, des maisons, des quartiers est omniprésente, mais elle n'occulte jamais le sujet principal. Celui-ci est et demeure le mode de vie des classes pauvres. Le nombre de pages, l'aspect d'un apparent monolithique ne doivent aujourd'hui être compris que comme autant de défis et donc autant d'invitations à découvrir un oeuvre majeure de la littérature française. Lien : http://kriticon.over-blog.co.. + Lire la suite

27 avril 2015
La perversité contagieuse de vos geôles est tellement connue, est si justement redoutée, que celui qui en sort est partout un sujet de mépris, d’aversion et d’épouvante : serait-il vingt fois homme de bien, il ne trouvera presque nulle part de l’occupation. De plus, votre surveillance flétrissante l’exile dans de petites localités où ses antécédents doivent être immédiatement connus, et où il n’aura aucun moyen d’exercer les industries exceptionnelles souvent imposées aux détenus par les fermiers de travail des maisons centrales. (...) La condition d’un libéré est donc beaucoup plus fâcheuse, plus pénible, plus difficile qu’elle ne l’était avant sa première faute : il marche entouré d’entraves, d’écueils ; il lui faut braver la répulsion, les dédains, souvent même la plus profonde misère… Et s’il succombe à toutes ces chances, effrayantes de criminalité, et s’il commet un second crime, vous vous montrez mille fois plus sévères envers lui que pour sa première faute… Cela est injuste… car c’est presque toujours la nécessité que vous lui faites qui le conduit à un second crime. Oui, car il est démontré qu’au lieu de corriger, votre système pénitentiaire déprave. Au lieu d’améliorer, il empire… Au lieu de guérir de légères affections morales, il les rend incurables. Votre aggravation de peine, impitoyablement appliquée à la récidive, est donc inique, barbare, puisque cette récidive est, pour ainsi dire, une conséquence forcée de vos institutions pénales. Le terrible châtiment qui frappe les récidivistes serait juste et logique, si vos prisons moralisaient, épuraient les détenus, et si à l’expiration de leur peine une bonne conduite leur était, sinon facile, du moins généralement possible… + Lire la suite

24 septembre 2012
« Qu'il soit démontré qu'un criminel lègue presque toujours à son fils le germe d'une perversité précoce … Fera t-on pour le salut de cette jeune âme ce que le médecin fait pour le corps lorsqu'il s'agit de lutter contre un vice héréditaire ? Non … Au lieu de guérir ce malheureux, on le laissera se gangrener jusqu'à la mort. »