L'arbre blessé


Livres Couvertures de L'arbre blessé
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L'arbre blessé - L'Arbre blessé, c'est la Chine immense et si longtemps objet de curiosité puis de convoitise pour les pays occidentaux, et main-tenant devenue puissance avec qui tous doivent compter : extraordinaire métamorphose d'une Chine aux traditions millénaires en Chine révolutionnaire de Sun Yat-Sen et communiste de Mao Tse-toung. Ces temps anciens tout agités de famines, de rivalités entre seigneurs de guerre, d'abus de pouvoir impériaux, les temps plus proches des ...

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Détails L'arbre blessé

Le Titre Du LivreL'arbre blessé
AuteurHan Suyin
ISBN-102253006416
EditeurLe Livre de Poche
Catégoriesrivalités
Évaluation du client3.64 étoiles sur 5 de 14 Commentaires client
Nom de fichierl-arbre-blessé.pdf
La taille du fichier20.75 MB


20 novembre 2011
La vie d'un homme commence par ses ancêtres et se continue en ses descendants. La vie de mon père, et après celle de mon père ma propre vie commence avec la Famille. Pour décrire la Famille, il faut que je remonte dans le passé... 122 – [Le Livre de poche n° 3307, p. 27]

20 novembre 2011
... il venait de me tendre cette lettre surgie du passé. C'était la seule. Fils du Printemps lui-même avait brûlé toutes les lettres de sa mère, toutes sauf celle-là. « Tu comprends, je n'ai jamais songé que tu en aurais besoin, toi, un jour... » Il y en avait une pleine malle. Une malle entière, Fils du Printemps en mimait les dimensions du geste, au-dessus des tasses à café. (...) En m'asseyant sur la banquette dégoûtante, je ressentais de l'irritation, de la compassion, l'une et l'autre en pure perte, envers mon frère, Fils du Printemps. Avoir brûlé toutes ces lettres, les lettres de ma mère, dont j'avais tant besoin ! Des lettres qui couvraient toute sa vie en Chine, de 1913 à dieu sait quand, du moins jusqu'à ce que son père à qui elle les adressait mourût en 1940. Pendant combien de temps Maman avait-elle envoyé ces interminables épîtres d'abord à ses parents puis, après la mort de sa mère, à son père seul ? Les tous premiers souvenirs que j'aie gardés de ma mère au moment où j'eus conscience de sa réalité en dehors de moi-même, me la montrent assise devant la table, penchée vers les papiers qu'elle feuillette et dont j'entends le froissement. C'est alors que je lui demandai : « Maman, Maman, qu'est-ce qu'écrire ? Comment la personne qui reçoit la lettre sait-elle ce que tu veux dire ? » et que je reçus la réponse habituelle : « Laisse-moi tranquille. Tu le sauras quand tu seras plus grande... » Mon frère avait brûlé toutes ses lettres et dans la famille (car j'allai les voir tous, à Anvers, à Bruxelles et à Louvain, et ils me firent don de leurs souvenirs, de leurs propres impressions personnelles, mais pas de lettres) personne d'autre n'en avait. Quel homme stupide, quel pauvre garçon stupide ! L'enfant battu rendant les coups... Mais il avait toujours été ainsi, se séparant brutalement et définitivement de tout ce qui le fait souffrir, essayant de s'évader. 123 – [Le Livre de poche n° 3307, p. 20-21] + Lire la suite

18 décembre 2017
Sacrebleu ! quel ennui ! naïvement, je me disais chaque jour qu'enfin j'allais avoir moins de peine. Que nenni ! il a fallut que je boive la coupe jusqu'à la lie. Je mérite véritablement une médaille (laquée !) pour avoir ingurgité ce plat de nouilles chinoises ! Et quand je pense que cette dame faisait la promotion de la Chine de Mao dans les journaux et autres médias à l'époque de parution de ce livre en France, je ne peux que rire jaune ! Il fallait quand même oser faire l'éloge du grand bond en avant, faisant passer Lucien Bodard pour un rigolo sur le plateau d'Apostrophe, ignorer les dix, vingt (?) millions de morts de famine, rien ne peut justifier cette saloperie. Han Suyin : Jean foutre total.