Senilità


Livres Couvertures de Senilità
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Senilità - La passion, douloureuse et tourmentée, d'Emilio, vieux garçon provincial, pour la jeune et belle Angiolina, et celle d'Amélie pour l'avantageux sculpteur Stefano forment la trame de ce premier « roman d'amour moderne » italien, tant loué par James Joyce, Eugenio Montale et Valéry Larbaud.

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Détails Senilità

Le Titre Du LivreSenilità
AuteurItalo Svevo
ISBN-102020301229
EditeurSeuil
Catégoriesrécits
Évaluation du client3.66 étoiles sur 5 de 51 Commentaires client
Nom de fichiersenilità.pdf
La taille du fichier23.04 MB


23 janvier 2015
Qu'est-ce que l'honnêteté au monde? C'est l'intérêt! Les femmes honnêtes sont celles qui savent trouver acquéreur au plus haut prix, celles qui n’accordent leur amour que si elle y trouvent leur compte.

16 mai 2015
Extraits de la préface de Daniele del Giudice (Points) : " Une vie ", " Senilità " et " La Conscience de Zeno ", les trois romans d’Italo Svevo, entretiennent tous un rapport avec le mensonge. Non, bien mentir signifie jouer finement, jouer sur les détails, dire et ne pas dire, dire et laisser entendre, en dire suffisamment pour que ce soient les autres qui comprennent mal et mentent donc involontairement ; mentir signifie aider les autres à croire ce qu’ils voudraient s’entendre dire, un petit coup de pouce suffit, de légers déplacements même très vagues, pour les détourner du sillon du vrai vers celui du vraisemblable, et de là dans le sillon du faux. Bref, un bon mensonge n’est pas une fausse pièce, une contrefaçon ; c’est une pièce mise de chant, verticalement, qui montre ses deux faces. Il faut s’arranger pour que les autres choisissent celle que l’on veut. Emilio est un tacticien du mensonge, il lui manque la force de la prévision pour en être un stratège – son cycle émotif fondamental est trop rapide, trop changeant – et sa façon d’ajuster ses mensonges principaux en tirant des salves de mensonges de correction tient un peu de la balistique. Le Svevo de " Senilità " n’a pas encore découvert la psychanalyse, et il faut se garder de lire " Senilità " du point de vue de " la Conscience de Zeno ", à savoir en fonction de notre connaissance d’un livre écrit vingt-cinq ans plus tard. Dans la Conscience, Svevo offrira au lecteur les clefs du récit ; dans " Senilità ", ces clefs n’apparaissent pas, Emilio ne les possède pas malgré son analyse et son observation incessante de la vie " comme un naturaliste ". La maladie n’est donc pas la condition d’Emilio, mais son rêve le plus doux…La maladie serait cette issue que Zeno trouvera 25 ans plus tard, avec beaucoup d’ironie et non sans scepticisme, dans la psychanalyse et, en s’y dissimulant, il pourra faire accepter, de façon enfin solaire, ce cycle intime du mensonge et du fantasme parfaitement conservé. Qu’est-ce que la sénilité ? C’est le titre du roman, mais qui était différent à l’origine - Le Carnaval d’Emilio -, comme nous l’apprend une lettre de Svevo à sa femme du 14 mai 1897. " Carnaval " rendait bien la superposition de masques et de rêves, c’était un titre mimétique, explicatif, une anse pour passer l’histoire au lecteur. Sénilité… C’est de toute façon l’incapacité d’entretenir un rapport direct avec la vie, empêché qu’il est par sa propre nature analysante, observante, jugeante, empêché par sa malle pleine de rêves, de velléités, de fantasmes, dont l’encombrement est fatal, spécialement pour un homme qui aimerait saisir et vivre " les choses comme elles sont ". Ces ineptes ou séniles ou malades, Svevo les adore, ils sont toute sa personne, le meilleur et le pire de lui-même ; A la fin du siècle dernier, il ne peut encore les expliquer en aucune manière, ni avec Schopenhauer, ni même avec Charcot. Il prend congé d’eux avec une sentence préventive, afin que rien de pire ne puisse leur arriver : pour Alfonso Nitti ( " Une vie " ), qui ne sait pas encore mentir (c’est là sa véritable inaptitude) et donc succombe, c’est une condamnation à mort. Emilio Brentani ( " Senilità " ), qui s’en sort très bien avec les mensonges mais reste prisonnier du remords et de l’indignation de son fantasme, échappe à la mort mais est condamné à la sénilité. Zeno sera le seul vainqueur, menteur solaire à qui le ciel a accordé un laissez-passer formidable et inespéré, sa " conscience ", c’est-à-dire l’écran tout-puissant de la psychanalyse. + Lire la suite

20 mars 2013
Pour effacer la conscience qu'il avait de la nullité de son travail,il ne se glorifiait pas de son passé,cependant, comme dans la vie,tout comme dans l'art, il croyait se trouver encore dans la période de préparation, se voyant, dans son fort intérieur, comme une puissante machine géniale en construction, pas encore en activité. Il vivait toujours dans l'attente,non patiente,de quelque chose qui devait lui arriver de l'extérieur, la fortune, le succès , comme si ,pour lui, l'âge des belles énergies ne fut pas dépassé., + Lire la suite