Il se fait tard, de plus en plus tard


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Il se fait tard, de plus en plus tard - Sous l'ombre de certaine lumière, à la faveur d'un soi déclinant en lambeaux ou de matins lumineux, on peut prendre conscience que l'amour ressemble à la mort. Et même si la fin d'une idylle, sous le regard de certains libertins, peut passer pour du petit lait teinté d'Ambroisie, il y a quelque chose de terrible dans un amour qui s'échoue : sans doute les notes communes, nostalgiques, de l'extinction totale. Voici le sentiment, le pincement, la douleur que partagent...

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Détails Il se fait tard, de plus en plus tard

Le Titre Du LivreIl se fait tard, de plus en plus tard
AuteurAntonio Tabucchi
ISBN-102267015870
EditeurChristian Bourgois Editeur
Catégorieslittérature
Évaluation du client3.4 étoiles sur 5 de 29 Commentaires client
Nom de fichieril-se-fait-tard-de-plus-en-plus-tard.pdf
La taille du fichier27.23 MB


04 mai 2015
À cette époque, j'habitais dans un endroit sauvage, qui n'était pas très loin, en haut des collines. Quand j'y parvins, le déluge avait déjà commencé, et le ciel était enflammé, comme une fête de village où les saints se déchaînent. Je montai dans ma chambre et j'ouvris la fenêtre. C'était une grande fenêtre, qui donnait sur un paysage de maquis et de roches trouées par les intempéries. Là vivaient des sangliers et des lapins de garenne, qui étaient déjà tous rentrés dans leurs tanières. Dans ma chambre il y avait une femme qui me dit : viens dormir. Si elle n'était pas là, je me l'imaginai, parce que quand éclate un furieux orage qui te menace jusqu'à te faire trembler les mains, il est nécessaire d'entendre la voix d'une femme qui te rassure en te disant : viens au lit. (p. 121/122) + Lire la suite

09 juillet 2018
J’étais dehors, sous la tonnelle de vigne, et je mangeais un plat exquis fait d’entrailles d’agneau, je regardais les gorges escarpées de Crète, ces âpres montagnes maculées par la couleur des lauriers-roses parmi le vert des oliveraies, qui est là-bas un vert sombre et brillant, et j’observais un groupe de chèvres, qui ne mangent pas le laurier-rose, elles qui avalent même les ronces, et j’ai pensé : eh bien voilà, je m’en suis bien tiré. + Lire la suite

08 mai 2015
On aime le ton, on aime le fond. Bon, c'est bon ! Mais ça dépend. C'est le genre de livre dont on ne pense pas la même chose, à vingt, à quarante, à soixante ans, etc. et ensuite, on reprend, mais à l'envers, de vingt en vingt, parfois en vain, mais en arrière. C'est quand le souvenir nous accompagne, bienveillant, ou au contraire envahissant, même si, on arrive toujours d'une certaine façon à le maîtriser, on l'invite ou pas. Bien sûr, on voit les choses différemment. On n'apprendra plus au vieux singe à faire la grimace. Encore que... On se demande si l'on ne voudrait pas y être encore, y revenir ; en tout cas une dernière fois ! le ton est plaisant et l'histoire aussi, les histoires devrait-on dire, un défilement en mode épistolaire. Ce sont des voix d'hommes qui se souviennent, des femmes en général, et en particulier, de la compagne, de la maîtresse. Celle qui n'aura plus la parole désormais, car quoi qu'il en soit, on lui rabat son caquet, et de façon définitive en cette ultime reconquête du temps. À moins que, une sombre voix, par quelques voies secrètes, s'immisce, une fois pour toutes, à l'intérieur du texte et que brisant le silence, elle l'emporte et nous emporte dans cette quête de la raison. Mais, qu'elle veille ou qu'elle se venge, la Parque appréciera de façon catégorique, si pour avoir manqué son temps il est bien naturel qu'enfin, il nous rattrape. Pourtant, il n'est pas si tard encore pour que fleurisse, à cette ligne, un message d'amour. + Lire la suite