La bibliothèque du Docteur Lise


Livres Couvertures de La bibliothèque du Docteur Lise
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La bibliothèque du Docteur Lise - La bibliothèque du docteur Lise est l’histoire d’un cancérologue, de nos jours, à Paris, qui vivrait moins bien, qui soignerait moins bien sans la compagnie des livres. Pas tout à fait récit, pas tout à fait essai ni roman, ce texte généreux et inventif à l’humour vif met en scène le docteur Lise dans son quotidien hospitalier, face aux malades, aux familles, aux questions graves parfo...

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Détails La bibliothèque du Docteur Lise

Le Titre Du LivreLa bibliothèque du Docteur Lise
AuteurMona Thomas
ISBN-102234069394
EditeurStock
Catégoriesentretiens
Évaluation du client3.18 étoiles sur 5 de 14 Commentaires client
Nom de fichierla-bibliothèque-du-docteur-lise.pdf
La taille du fichier25.26 MB


26 mars 2014
Quand Boulgakov parle d'un malade dans Les carnets d'un jeune médecin, je reconnais des éléments de situation que je côtoie dans ma pratique. C'est à la communauté des symptômes décrits que je vois bien combien la lecture revivifie mon intérêt pour ce travail. Et puis, les débuts dans ce métier, c'est bouleversant... Parfois Boulgakov a de ces délicatesses, on dirait un polar. " La Gorge en acier" , par exemple, sa première opération chirurgicale, est un récit à suspens, haletant. Le lecteur ressent le même espoir de soigner,de sauver, la même émotion et la même crainte de l'échec qui habitent le jeune médecin. La crainte de l'erreur? L'erreur, l'éventualité de l'erreur, c'est obsédant. C'est, dans une très large mesure, ce à quoi le médecin n'a pas droit. Et qui peut toujours arriver. On doit lutter, attendre, mais pas trop parce que ce serait, là encore, risquer le pire. C'est difficile, il faut décider vite. Dans Blouse d'Antoine Sénanque, à la fin, comment le personnage confesse une erreur! L'obsession de tout bon médecin. Parfois on est en train d'en commettre une, on ne s'en rend pas compte, on continue un peu et on laisse faire jusqu'à ce que l'erreur apparaisse sans aucun doute possible. On peut avoir l'intuition qu'on est en train de se planter. Parfois, on ne peut pas revenir en arrière parce qu'on ne sait pas, on ne sait pas, on ne sait pas! Tout ce dont on est sûr, c'est que quelque chose ne va pas. Voilà qui est usant dans mon métier, ne pas savoir, ne pas voir! Si je suis trop fatiguée, je ne verrai pas. Alors je passe mon temps à vérifier qu'il n'y a pas d'erreur. + Lire la suite

29 mars 2014
Là, je parlais d'art, de la littérature qui arrive à dire un indicible qu'on pourra lire, il s'agit de cette alchimie qui permet de lire la mort " en face". On écoutera par ailleurs une voix qui nous "fait signe", jusqu'au bout parce qu'elle est forte, même si on n'a pas toujours affaire à un grand texte. J'avais trouvé assez soufflant Sauve toi Lola, un des premiers livres du genre. Ania Francos était une passionaria des années 80, à la fois grand reporter, féministe, surexcitée.. .. Il y a également , dis-je, le fameux Je voudrais pas crever, de Boris Vian. Un mélange de révérence pour la vie et d'immense colère face à l'injustice du mal, dit-elle. Notre expérience se décante en plusieurs temps: vivre l'évènement, le penser, l'écrire. L'expérience et la littérature ne se confondent pas... ...Quand Paul Valéry note sa formule fameuse " Je veux le monde et je le veux tel quel" , il ne donne pas la recette. C'est qu'il en faut du boulot , pour arriver au monde tel-quel. Savez- vous écrire, bien écrire? + Lire la suite

01 septembre 2013
Un jour peut-être on aura vaincu le cancer, et la bibliothèque du Docteur Lise ressemblera à celle de tout le monde, une et soigneusement ordonnée. Elle n'aura plus besoin d'une armée de livres à sa rescousse. [Pour l'instant], un ensemble de titres élus mêlé au bazar de la vie, propre à ménager des surprises et composer avec le temps, c'est ainsi que le docteur Lise veut sa bibliothèque. [...] Livres éparpillés, prêtés-pas-rendus comme elle dit, bâillant au bord du fauteuil ou à plat ventre sur le radiateur de la salle de bains, livres aimés, librement humés, lus repris, dévorés, négligés, baladés des abords du lit aux profondeurs de la voiture, émergeant à l'hôpital ou chez des amis, passant du sac à main à la dernière marche de l'escalier en courtes piles, et si on en trouve un au jardin un soir d'été, dans la maison ils sont partout toute l'année, le nez dans la poussière, pleins de marques de doigts poisseux des innombrables goûters. (p.117-118) + Lire la suite