Ecrits pornographiques, précédé de 'Utilité d'une littérature érotique'


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Ecrits pornographiques, précédé de 'Utilité d'une littérature érotique' - " Sexuellement, c'est-à-dire avec mon âme ", écrivit un jour Boris Vian. Si le bouleversant roman d'amour de L'Ecume des jours peut apparaître comme l'expression d'une forme de romantisme moderne, l'auteur des Cantilènes en gelée sait aussi explorer sans tartufferie les dimensions charnelles de l'amour, les ombres et les lumières du phantasme et les éclats de rire de la plaisanterie gauloise. On le découvrira ici avec ces petits chefs-d'oeuvre intitulés " La Messe e...

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Détails Ecrits pornographiques, précédé de 'Utilité d'une littérature érotique'

Le Titre Du LivreEcrits pornographiques, précédé de 'Utilité d'une littérature érotique'
AuteurBoris Vian
ISBN-102253144312
EditeurLe Livre de Poche
Catégoriesprose
Évaluation du client3.49 étoiles sur 5 de 71 Commentaires client
Nom de fichierecrits-pornographiques-précédé-de-utilité-d-une-littérature-érotique.pdf
La taille du fichier25.99 MB


13 août 2012
Le rôle de l'écrivain est bien ingrat, d'ailleurs : car le lecteur peut à tout instant fermer le livre et le flanquer à la poubelle, ce que l'écrivain ne peut pas lui rendre avec usure. L'écrivain est dans la situation d'un muet pieds et poings liés qui ferait marcher un phonographe en poussant la manivelle avec son nez ; (libre à vous d'ailleurs d'imaginer des situations plus cornéliennes encore ; aucune ne sera exacte car en réalité l'écrivain est dans la situation de l'écrivain et le lecteur dans celle du lecteur ; c'est tout ce qu'on devrait en dire ; mais il faut compliquer un peu les choses, sans quoi les conférences perdraient leurs raisons d'être). [dans Utilité d'une littérature érotique] + Lire la suite

15 décembre 2012
Il y a un paradoxe amusant dans le fait que le gouvernement encourage par tous les moyens les citoyens à boire du cognac et à griller de l'herbe puante, et dans le même temps, arrête et condamne les satyres qui ne font en somme que tenter d'exercer une fonction parfaitement normale mais compliquée à plaisir par les préjugés et autres règlements. Ou plutôt, il n'y a pas de paradoxe ; ce sont les deux aspects d'une conspiration pour le nuisible. Car il est parfaitement sain, physiquement parlant, de se livrer avec une partenaire choisie à toutes les possibilités du joyeux mistère, selon la plaisante expression de nos pères; tandis que l'on attrape des cirrhoses à boire de l'alcool. + Lire la suite

19 mars 2016
Il s'agit ici plus d'écrits grivois que pornographiques qui ne devraient plus choquer grand monde . D'ailleurs la conférence "Utilité d'une littérature érotique", sous sa forme drolatique, est tout à fait chaste. L'ouvrage est par ailleurs constitué de quelques poèmes et d'une micro-nouvelle. Le texte de la conférence est assez brillant parce que je l'ai trouvé efficace dans ces différentes démonstrations. La première d'entre elles consiste à établir que c'est avant tout le regard et l'état d'esprit du lecteur qui qualifie l'érotisme, l'obscénité ou la pornographie d'un texte plus que son contenu. La deuxième démonstration est un constat d'hypocrisie sur l'appréciation faite des littératures de guerre ou policières (parfois extrêmement choquantes et irréalistes), jamais qualifiées de pornographiques et la littérature sexuelle ou liée à l'amour charnel qui pouvait être facilement censurée (à l'époque en tout cas). La distinction de Vian entre amour et sexe n'est cependant pas très claire. le dernier point important de la conférence est l'habileté à démonter des lieux communs sur les auteurs de littérature érotique. En premier lieu, Vian voit en Sade, non pas le maître de l'érotisme, mais un auteur plutôt médical et sans émotion. L'éclairage de Vian sur la production actuelle (plutôt audiovisuelle que littéraire) serait intéressant ... Les poèmes semblent être des récréations (sauf peut-être Liberté) en décalage avec le brio habituel de Boris Vian. La micro-nouvelle Drencula est, je trouve, très audacieuse, non pas tant pour son contenu "licencieux" que par la mise en scène d'une créature bisexuée et la description d'actes clairement bisexuels consentis. Ça m'a paru très en avance pour l'époque. Ouvrage certainement pas indispensable dans une bibliographie essentielle de Boris Vian mais je suis heureuse d'avoir redécouvert la micro-nouvelle. + Lire la suite