Le mal de Montano


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Le mal de Montano - " Le Mal de Montano", de l'Espagnol Enrique Vila-Matas, est un labyrinthe où se croisent Montaigne, Perec et Musil ; où se mêlent l'essai philosophique, le journal intime, le roman picaresque. C'est aussi la réponse d'un écrivain de l'absurde, fasciné par les auteurs sans œuvre, à la disparition de la littérature. Vertigineux d'érudition et d'émotions. Avec un humour terrifiant et une intelligence électrique, Enrique Vila-Matas joue avec les mots en musicien ...

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Détails Le mal de Montano

Le Titre Du LivreLe mal de Montano
AuteurEnrique Vila-Matas
ISBN-10226403923X
Editeur10-18
Catégoriesjournal intime
Évaluation du client4.06 étoiles sur 5 de 42 Commentaires client
Nom de fichierle-mal-de-montano.pdf
La taille du fichier19.14 MB


10 décembre 2016
«Mourir écrasé sous le poids de la grande Bibliothèque, voilà l'idéal auquel doivent tendre les auteurs contemporains.» (Enrique Vila-Matas) «Le narrateur du Mal de Montano d'Enrique Vila-Matas souffre d'une sorte de «maladie littéraire» : il ne fait l'expérience du monde qu'à travers les livres écrits par les grands noms de l'histoire littéraire qu'il a lus. Il est condamné à se comprendre lui-même et tout ce qui l'entoure à travers la vie et l'oeuvre des auteurs qui l'obsèdent. Il écrit le Mal de Montano dans l'espoir de trouver un remède – de quitter la littérature grâce à la littérature.» (Lars Iyer, «Nu dans ton bain face à l'abîme» –Éd. Allia) Je me souviens avoir découvert l'oeuvre d'Enrique Vila-Matas avec «Le Mal de Montano» (comme la plupart d'entre nous, je préfère me souvenir de mes premières fois que de mes fins). Je me souviens de cette lecture comme d'une addiction, de mon éblouissement en découvrant ce labyrinthe littéraire, l'érudition et l'inventivité virevoltante d'Enrique Vila-Matas, d'une sensation de bonheur vertigineux à plonger dans ce livre inclassable, à cheval entre fiction et essai, à la fois récit de voyage, journal intime, essai et réflexion sur la mort de la littérature. La suite sur mon blog ici : Lien : https://charybde2.wordpress... + Lire la suite

25 novembre 2016
La littérature, me suis-je dit, est assaillie, comme elle ne l'a jamais été jusqu'à présent, par le mal de Montano, qui est une dangereuse maladie de carte de géographie assez complexe, puisqu'elle est composée des provinces ou des régions maléfiques les plus diverses et les plus variées ; l'une d'elles, la plus visible et peut-être la plus peuplée, en tout cas, la plus mondaine et la plus niaise, assaille la littérature depuis qu'écrire des romans est devenu le sport favori d'un nombre de gens frisant l'infini ; il est difficile pour un dilettante de construire des bâtiments ou de fabriquer au pied levé des bicyclettes sans avoir acquis une compétence spécifique ; pourtant, tout le monde, se sent capable d'écrire un roman sans avoir jamais appris ne serait-ce que les rudiments du métier, et il se trouve aussi que la vertigineuse augmentation du nombre de ces écrivains a fini par porter grièvement préjudice aux lecteurs, plongés désormais dans une terrible confusion. + Lire la suite

08 avril 2013
Je ne sais pas si j'ai réussi à comprendre ce livre mais il m'a donné des ailes! Les idées fusent à sa suite. Il me donne une furieuse envie d'écrire une fiction, de relire les classiques ou de poursuivre un journal intime arrêté depuis longtemps! Serait-ce à ces particularités qu'on reconnaît un grand livre? Sans doute pas mais toujours est-il que les citations y abondent, extraites des plus grands oeuvres de toutes les époques et de tous les pays. Voilà d'ailleurs le fond du problème: le narrateur, venu rejoindre Montano, son fils, libraire à Nantes, découvre qu'ils souffrent tous les deux du même mal de la littérature mais en sens contraire. Son fils, qui vient de publier un roman sur le cas énigmatique des écrivains qui renoncent à écrire, est à son tour paralysé par la page blanche. C'est le fameux Mal de Montano d'où le titre de l' ouvrage. A l'inverse le père ne pense qu'à la littérature, ne vit qu'à travers elle et les écrivains qu'il connaît presque par coeur, se sent dépossédé de sa propre pensée par toutes les phrases et les références littéraires qu'il a engrangées durant toute sa vie et qui le parasitent. le fils souffre du vide, le père du trop plein! Mais en réalité le mal est plus profond puisqu'il s'agit surtout du mal de la littérature elle-même qui se meurt de la mainmise commerciale et d'une production exagérée de romans qui la laisse exsangue. le remède serait le journal personnel comme le fait l'auteur en ce moment même mais on apprend alors que ce journal est une du journal fictif il passe alors au dictionnaire de ses diaristes préférés et la liste est longue. Je retiens ceux que j'aime le mieux. fiction puisqu'il n'a pas de fils. ide: le journal de cet écrivain raconte l'histoire de quelqu'un qui a passé sa vie à essayer d'écrire un chef d'oeuvre et n'a pas réussi. Witold Gonbrowicz: Il a évité de faire de son journal une confession. Sa volonté a été celle de se créer au fur et à mesure. Dire au lecteur: « C'est ainsi que je voudrais être pour toi » et non «C'est ainsi que je suis.» le grand thème du journal intime du XXe siècle est la maladie. Franz Kafka: Je ne crois pas qu'il y ait plus grand malade de littérature que kafka. Son journal est terrifiant. Il craignait que la littérature ne l'aspire, comme un tourbillon, jusqu'à ce qu'il se perde dan ses contrées sans limites. Katherine Mansfield: conteuse tchékhovienne et diariste angoissée. Tuberculeuse, la maladie fut le pivot de sa vie tourmentée et elle parlait de façon obsessionnelle de son mal dans son journal, ce qui donne un rythme, une cadence, une régularité à son écriture. William Somerset Maugham: Je partage avec Maugham la croyance que dans l'héroïque courage avec lequel l'homme affronte l'irrationalité du monde, il y a plus de beauté que dans la beauté de l'art. Henri Michaux, Cesare Pavese, Fernando Pessoa, Sergio Pitol, Jules Renard, Paul Valéry et son Monsieur Teste. Après quoi il écrit à son tour le journal d'un homme trompé C'est précisément parce que la littérature nous permet de comprendre la vie qu'elle nous maintient en dehors d'elle. Le Mal de Montano se termine dans un chalet de montagne suisse par la lecture du Journal de voyage de Montaigne en Italie par la Suisse et l'Allemagne. Il y retrouve le salut de l'esprit. Un salut de l'esprit lié au salut de la littérature que je juge indispensable pour pouvoir attendre le jour où on trouvera la façon infaillible de disparaître de ce monde et de le faire définitivement. Je sais bien ce que je fuis mais non pas ce que je cherche. Montaigne. Un livre difficile mais exaltant. Réservé probablement aux fous de littérature pure et dure. Lien : http://liratouva2.blogspot.f.. + Lire la suite