Le mal de Montano


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Le mal de Montano - " Le Mal de Montano", de l'Espagnol Enrique Vila-Matas, est un labyrinthe où se croisent Montaigne, Perec et Musil ; où se mêlent l'essai philosophique, le journal intime, le roman picaresque. C'est aussi la réponse d'un écrivain de l'absurde, fasciné par les auteurs sans œuvre, à la disparition de la littérature. Vertigineux d'érudition et d'émotions. Avec un humour terrifiant et une intelligence électrique, Enrique Vila-Matas joue avec les mots en musicien ...

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Détails Le mal de Montano

Le Titre Du LivreLe mal de Montano
AuteurEnrique Vila-Matas
ISBN-10226403923X
Editeur10-18
Catégoriesjournal intime
Évaluation du client4.06 étoiles sur 5 de 42 Commentaires client
Nom de fichierle-mal-de-montano.pdf
La taille du fichier28.32 MB


20 décembre 2014
Le livre commence le 15 novembre 2000 par une nouvelle intitulée le mal de Montano. Montano est un écrivain qui a arrêté d'écrire après avoir écrit un livre sur les écrivains qui ont arrêté d'écrire, c'est son mal. Un malade de littérature. le narrateur de cette nouvelle est le père de Montano, dont on peut soupçonner, grâce à une tragique scène hamletienne, qu'il n'est pas tout à fait étranger à la maladie de Montano. D'ailleurs il en est lui-même atteint, à la variante près qu'il n'est pas du tout agraphe, n'étant pas romancier, mais qu'il est enclin à tout penser à travers la littérature, ce qui provoque chez lui quelques altérations de la réalité un peu dangereuses (visites d'écrivains morts, dédoublement de personnalité, possession de son esprit). Suit un dictionnaire sur les écrivains qui ont rédigé des journaux intimes, le narrateur de la nouvelle précédente en profitant pour écrire lui-même, entre deux entrées, un journal où il explique que le mal de Montano n'est qu'une fiction très éloignée de la réalité et comment il l'a construite et grâce à quels éléments . Puis le narrateur fait une conférence à Budapest dans le cadre d'un Symposium International sur le Journal Personnel comme Forme Narrative et enfin, finit par écrire le journal d'un homme trompé. C'est très compliqué de parler d'Enrique Vila-Matas. A cause de cette phrase qu'écrivit Kafka à son ami Max Brod et qu'il a repris à son compte : « Tu ne dois pas dire que tu me comprends. » Et donc, je n'ai rien compris. Mais j'ai lu le livre d'un merveilleux colleur de citations, d'un malade de littérature, d'un pasticheur hilarant ou cultivé, d'un affichiste de talent qui colle fictions sur fictions et les lacère pour créer une réalité plus vraie que nature. C'est l'écrivain d'autofiction le plus menteur et le plus sincère qui soit. Mais la principale vertu d'Enrique Vila-Matas c'est de maintenir le lecteur dans la littérature. Quand on a lu et aimé (c'est la même chose) Kafka et Musil, lire le mal de Montano c'est comme se retrouver à un dîner entre amis où la conversation légère et ironique cache mal une réelle intranquillité. + Lire la suite

04 décembre 2016
Enrique Vila-Matas est décidément un auteur hors du commun. Il nous entraîne à nouveau dans son univers très particulier peuplé des fantômes des écrivains qu'il affectionne, nous narre toute la difficulté d'être un écrivain dans un monde littéraire qui favorise le nombre sur la qualité, -même en matière de culture, vous vous rendez compte !- et nous entretient ici de la fin de la littérature, au sens où il l'entend. C'est fou, c'est décalé, toujours empreint d'humour, surtout à l'égard de son propre personnage absurde. Vila-Matas ne se prend jamais au sérieux, que du contraire, et c'est ce qui séduit dans ses livres, et c'est par ce biais qu'il arrive à nous emmener dans ses folles promenades dans le brouillard, autrement dit sa perpétuelle introspection, quelque peu hallucinée, dans le monde désillusionné de l'écriture. Un tout tout grand écrivain. Cette oeuvre-ci n'est pas ma préférée toutefois. Mon grand coup de coeur reste, à ce jour, Docteur Pasavento.

10 décembre 2016
«Mourir écrasé sous le poids de la grande Bibliothèque, voilà l'idéal auquel doivent tendre les auteurs contemporains.» (Enrique Vila-Matas) «Le narrateur du Mal de Montano d'Enrique Vila-Matas souffre d'une sorte de «maladie littéraire» : il ne fait l'expérience du monde qu'à travers les livres écrits par les grands noms de l'histoire littéraire qu'il a lus. Il est condamné à se comprendre lui-même et tout ce qui l'entoure à travers la vie et l'oeuvre des auteurs qui l'obsèdent. Il écrit le Mal de Montano dans l'espoir de trouver un remède – de quitter la littérature grâce à la littérature.» (Lars Iyer, «Nu dans ton bain face à l'abîme» –Éd. Allia) Je me souviens avoir découvert l'oeuvre d'Enrique Vila-Matas avec «Le Mal de Montano» (comme la plupart d'entre nous, je préfère me souvenir de mes premières fois que de mes fins). Je me souviens de cette lecture comme d'une addiction, de mon éblouissement en découvrant ce labyrinthe littéraire, l'érudition et l'inventivité virevoltante d'Enrique Vila-Matas, d'une sensation de bonheur vertigineux à plonger dans ce livre inclassable, à cheval entre fiction et essai, à la fois récit de voyage, journal intime, essai et réflexion sur la mort de la littérature. La suite sur mon blog ici : Lien : https://charybde2.wordpress... + Lire la suite