Wondrak


Livres Couvertures de Wondrak
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Wondrak - Une demeurée de village cache dans les bois son grand fils, pour lui éviter d'aller à la guerre. Un jeune étudiant, humilié par l'inégalité sociale, ne découvrira qu'au moment de mourir la place qu'il pouvait avoir dans la communauté humaine. Un comédien oublié retrouve celle qui s'est jadis offerte à lui, et qu'il n'a pas voulu déshonorer... Dans ces nouvelles longtemps inédites en français, on retrouve les grandes préoccupations humanistes de l'auteur d'Amok et d'...

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Détails Wondrak

Le Titre Du LivreWondrak
AuteurStefan Zweig
ISBN-102253140570
EditeurLe Livre de Poche
Catégorieslittérature
Évaluation du client3.77 étoiles sur 5 de 49 Commentaires client
Nom de fichierwondrak.pdf
La taille du fichier27.7 MB


28 juillet 2016
Quelque part il y avait, logée dans la paroi de son âme, une épine à laquelle il ne voulait pas toucher, tant la pensée à elle seule lui en était douloureuse ; non, surtout ne pas se rappeler cette heure, celle du dernier adieu, sur le quai de la gare de cette même ville où aujourd’hui il l’avait attendue, le coeur en émoi. Non, oublier tout cela, c’était du passé, ne plus resonger à cette ultime déchirure, c’était trop effroyable. Plutôt retraverser immédiatement l’océan et les années pour rejoindre la nouvelle terre de souvenirs, là-bas, au loin. + Lire la suite

27 juillet 2016
J’ai perdu tout désir, tout me dégoûte. Je déteste chacune des pierres de cette ville que je foule, je hais ma chambre, je hais les gens que je croise ; quelle torture de respirer cet air froid, humide et sale ! Tout m’oppresse ici, je dépéris. Je m’enfonce comme dans un marécage. Je suis sans doute trop jeune, et de toute façon je suis trop faible. Je ne me sens pas armé pour me battre, je n’ai pas de volonté, je suis pareil à un petit garçon au milieu de cette foule affairée. + Lire la suite

29 juillet 2016
Alors seulement je pris conscience de la tristesse infinie qu’il y avait dans ce visage tourmenté, aux yeux mornes sous les paupières lourdes et à la bouche amère et farouche, déformée par la paralysie. La mine sombre, il s’appuyait sur ses coudes pour empêcher sa tête penchée en avant de tomber de fatigue, une fatigue qui n’était pas besoin de sommeil mais lassitude de la vie. Personne ne lui parlait, personne ne se souciait de lui. Pareil à un grand oiseau gris déplumé, tassé dans l’obscurité de sa cage, rêvant peut-être à sa liberté d’autrefois lorsqu’il pouvait encore déployer ses ailes et traverser l’éther — tel il m’apparut. + Lire la suite