Tara


Livres Couvertures de Tara
3.61 étoiles sur 5 de 9 Commentaires client

Tara - Tara n'est pas un roman. Plutôt la vision, hallucinante jusqu'à l'obsession, d'un double cas de possession. Car il y a deux Tara, la mère et la fille; et la mère, après avoir patiemment formé sa fille au Mal, s'éloigne comme pour lui léguer une sorte de souveraineté. Dès lors, la seconde Tara ne connaîtra plus ni prudence ni frein. Elle prend au piège et épouse un pur, un chrétien, Juan, afin de pouvoir cruellement blesser une âme. Elle s'offre au passant que...

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Détails Tara

Le Titre Du LivreTara
AuteurMichel del Castillo
ISBN-102266008854
EditeurPocket
Catégorieslittérature
Évaluation du client3.61 étoiles sur 5 de 9 Commentaires client
Nom de fichiertara.pdf
La taille du fichier26.74 MB


11 février 2013
Lu durant l'été 2007, ce livre m'a tout simplement bouleversée, et de ce fait, a intégré le top 10 de mes lectures ! Peut être à cause du rapprochement que j'ai fait entre ce livre et moi, entre l'héroïne et moi, entre son passé et ce qu'a été le mien... Je n'arrivais plus à décrocher, à revenir à la réalité, partout où j'allais, Tara n'était pas loin derrière moi, Tara me suivait, Tara me hantait. Une distinction entre fiction et réalité devenait difficile, si ce n'est impossible. Au fond, l'intrigue est simple à résumer : c'est une jeune fille qui raconte le cheminement qui l'a menée à une situation qui la tourmente. Cette jeune fille n'est jamais parvenue à se défaire de son passé, le raconter, s'en libérer lui coutait un effort considérable. Sa mère terrible a détruit sa vie, ce qu'elle était et ce qu'elle aurait pu devenir. L'auteur parvient à trouver le bon ton, il dépeint avec justesse les sentiments violents inhérents à l'histoire, il nous plonge dans l'ambiance de l'Andalousie, et je me suis identifiée à l'héroïne de manières inconsciente et involontaire. Une immersion totale. J'ai tremblé, j'ai souri, j'ai pleuré, j'ai ri avec elle. Un livre qui m'a emportée dans un autre univers durant quelques temps et qui a laissé une trace indélébile en moi. + Lire la suite

18 octobre 2012
Ma mère aurait pu devenir folle, en effet. Mais une chose la retenait à "La Parra" : moi ! Oh ! Ne va pas croire qu'elle m'aimait. Je te le dis sans haine ni regret : cette femme n'a jamais aimé personne. Elle poursuivait un dessein, tout simplement : celui de me séparer de mon père. Pour y parvenir, il lui fallait s'assurer l'emprise de mon coeur. Cela fut vite fait. Rien n'est plus aisé que de gagner la confiance d'un enfant. Elle s'y employa, nuit et jour, avec une rare constance. Et tout en s'emparant de moi, elle détraquait mes nerfs. Cela aussi fut voulu, prémédité : un crime d'infanticide parfaitement réussi. Elle arracha de mon coeur ce qui fait le prix de l'enfance : l'innocence. Et lentement, jour après jour, elle empoisonna cette source d'eau pure que tout être humain, en remontant le cours d'une vie, retrouve. Je ne la maudis pas. Je n'ai jamais su maudire. Ni haïr d'ailleurs. Je te confie simplement ceci, en cette heure propice aux aveux les plus douloureux : ma mère m'a tuée. + Lire la suite

11 février 2013
Je lutte contre les mots. Chacun de ceux que je trace me coûte un effort. Je peine devant ce cahier, comme une écolière devant sa copie. Il me semble parfois que c'est un peu de mon sang que je laisse sur ces pages. J'aimerais trouver, pour m'adresser à toi, les mots les plus simples et les plus vrais ; j'aimerais les réinventer pour toi, afin qu'en les lisant, tu sois surpris ; qu'ils te brûlent comme ils me brûlent. Et que tu leur restitues ce sens qu'ils avaient avant que l'habitude ne les rendît inoffensifs. Car nous sommes vaccinés contre le virus de la parole. Les mots résonnent en nous sans nous atteindre. Nous les parcourons ; nous leur conférons un ordre qui nous rassure. Aucun ne possède plus le pouvoir de nous arrêter. Nous ne sommes même plus capables de percevoir, sous la mélodie trompeuse du discours, le gémissement d'une âme. Et c'est pourtant dans la fièvre que je m'adresse à toi, Juan, et tout mon corps gémit comme je trace ces signes que tu parcourras peut être d'un œil distrait et vaguement ennuyé. D'ailleurs j'exagère : mon corps ne gémit pas de douleur, mais d'impatience. La pensée devance le geste et c'est peut être cela qui rend toute confession si pénible à écrire. J'essaie de calmer cette ardeur et de freiner mon impatience + Lire la suite