Dans les pas d'Alexandra David Néel


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Dans les pas d'Alexandra David Néel - « En 1924, déguisée en mendiante tibétaine, Alexandra David-Néel franchit en quatre mois mille huit cents kilomètres de forêts, fleuves, vallées profondes et hauts sommets entre Yunnan et Tibet pour arriver clandestinement à Lhassa, alors interdite aux étrangers.À presque un siècle de distance, nous avons voyagé sur ses traces. En pleine mutation économique, touristique, uniformisatrice, la civilisation tibétaine est peut-être en train de disparaître sous les coups ...

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Détails Dans les pas d'Alexandra David Néel

Le Titre Du LivreDans les pas d'Alexandra David Néel
AuteurÉric Faye
ISBN-102234079586
EditeurStock
Catégoriesrécits
Évaluation du client4 étoiles sur 5 de 2 Commentaires client
Nom de fichierdans-les-pas-d-alexandra-david-néel.pdf
La taille du fichier28.93 MB


08 mai 2018
La veille au soir, à Pékin,....nous étions restés assis à la terrasse d’un infâme bouiboui (infâme mais très bien situé), nous étouffant de raviolis à la farce rare et indéfinie, et de baozi, ces petits pains fourrés qui peuvent, à l’occasion, être délicieux –mais ceux-là ne l’étaient pas : bien que vaguement garnis d’épinards, ils appartenaient indéniablement à la catégorie « estouffe belle-mère », comme on dit dans le Sud. + Lire la suite

08 mai 2018
Suite à “ En descendant les fleuves”, beaucoup aimé, je retrouve le duo Christian Garcin (un de mes auteurs préférés) - Eric Fay, dans un nouveau voyage, toujours dans cette partie du globe, un peu plus au sud-ouest. À un siècle de distance le duo part sur les traces de l'exploratrice franco-belge Alexandra David-Néel, de Pekin à Lhassa, de Lhassa au Yunnan en 2015 et deux ans plus tard cette fois, dans le Qinghai, et aussi un peu dans le Gansu, ces deux régions de l'Ouest chinois englobant ce qui fut le pays d'Amdo. Je ne connais pas Alexandra David-Néel, et ce livre m'a attirée à cause de Garcin, qui raconte avec beaucoup de verve et légèreté ses pérégrinations à travers le monde. Finalement c'est son voyage à lui qui m'a intéressée bien plus que l'exploit de Néel, bien que certainement plus intéressant vu l'époque et son statut de femme, ce dernier point cité, relatif aux circonstances. Ce que j'ai retenu de Mme Néel, à part son incroyable courage et ténacité, c'est Philippe son mari. Alors que la dame s'aventure dans des périples à haut risque à l'autre bout du monde, -première femme européenne à entrer à Lhassa-, non pour quelques semaines, mais des mois, voir des années, le mari de France, intervient à distance : assure la logistique de l'équipée, fait parvenir la manne financière –laquelle, malgré guerres, épidémies et contretemps, arrive toujours, ou presque, à destination.... Quel homme ce « Mouchy » ! Et l'auteur, coquin, qui sans l'air de faire des commérages, nous glisse des petits sous-entendus sur des détails recueillis sur Alexandra , à nous d'en juger....le photographe américain Rock, un ami, un intrus,...? Personne ne le saura.....Alexandra était encore sur les routes à 77 ans, lorsqu'elle décida de mettre fin à ses périples et de rentrer en France , elle vivra encore vingt-trois ans.... De ces voyages sort une image peu flatteuse du Tibet et du Yunnan, un pays et une contrée en perpétuel chantier de construction, ayant apparemment beaucoup perdu de leur authenticité grâce aux chinois pour le Tibet et au tourisme de masse chinois, pour l'ensemble. Encore une pensée pour Tiziano Terzani, "Le cheval de Troie est la modernisation".......Mais ces voyages sont intéressants en eux-mêmes, surtout que Garcin et Faye aiment voyager comme je l'aime, "....simplement marcher, nous emplir les yeux, les narines et les oreilles de sensations neuves, pas forcément intenses, souvent même assez ordinaires ; arpenter les rues et ruelles de lieux dont nous ne nous étions forgé aucune image préalable ; entrer dans des magasins, passer une heure ou deux dans un café ou salon de thé ; éprouver intensément le bel exotisme de la banalité ; croiser et regarder vivre des gens dont le quotidien, à la fois inimaginable et commun, se fond dans cet ailleurs qui nous demeurera, quoi qu'on fasse, à jamais inconnu et à peine effleuré." Un livre passionnant grâce à la prose et les magnifiques photos sobres en noir et blanc, de Garcin et de Fay, le tout, épicé aux périples d'Alexandra, que demander de plus ! Je remercie les éditions Stock et NetGalley pour l'envoie de ce beau livre ! « Le monde est une fresque peinte sur le vide. » + Lire la suite

06 mai 2018
En septembre 1995, dans le sud-ouest de la province du Jiangsu, dans la petite ville de Wuxi (« petite » à l’échelle chinoise, évidemment : 3,5 millions d’habitants aujourd’hui) dont les vieux quartiers sont parcourus de canaux et d’une multitude de ponts en échine de bête arquée, j’avais rencontré un guide du nom de Ma Jian. C’était un homme assez jeune encore (un peu plus âgé que moi mais à peine), qui parlait admirablement le français et aimait les jeux de mots. Je me souviens notamment d’une de ses devinettes : Quelle est la différence entre un professeur à la retraite et une hémorroïde ? Devant ma perplexité, il avait répondu : Aucune, car tous deux sortent du corps en saignant (enseignant). J’avais souri poliment au calembour, mais avais surtout été épaté par une telle maîtrise de la langue française, appliquée à des fins aussi triviales et assez peu susceptibles d’être enseignées en Chine. D’autant que, m’avait-il dit, il n’avait jamais mis les pieds en France. + Lire la suite